Table des matières

Première partie – Présentation générale de la série «Canada»

I – Origine du projet

Voici comment est né le projet «Canada», série d'outils pédagogiques pour adultes allophones analphabètes ou peu scolarisés, qui désirent se préparer à l'examen pour l'obtention de la citoyenneté canadienne.

1. La situation

1.1 Difficultés très importantes

Tous les ans, des immigrants de toutes origines, en grand nombre et par familles entières, demandent au Gouvernement fédéral de leur accorder la citoyenneté canadienne. Cela n'est possible qu'à certaines conditions, dont un examen pour tester la connaissance du pays et de ses institutions. Les immigrants sous-scolarisés ou analphabètes éprouvent généralement de très graves difficultés à affronter les défis que comporte cette épreuve pour l'obtention de la citoyenneté canadienne.

1.2 Raisons de ce handicap

Premièrement, ces personnes ne possèdent pas les habiletés de lecture et d'écriture (du français ou de l'anglais), nécessaires pour s'approprier les connaissances exigées et explicitées dans les livrets et les dépliants qui leur sont remis au Bureau d'Immigration-Canada.

Deuxièmement, ils doivent saisir et imprimer dans leur mémoire une quantité considérable de détails touchant l'histoire, la géographie, la culture, les valeurs et l'organisation sociopolitique de notre pays, et tout cela à partir d'un texte écrit: or ceux qui n'ont pas (ou presque pas) de scolarité se sentent complètement désemparés devant de telles exigences.

1.3 Nature de ce handicap

Face à cet examen, après quelques années de séjour au Canada, le handicap de ces personnes est de double nature:

A. «linguistique», car elles ne maîtrisent l'une ou l'autre des langues officielles que de façon très parcellaire et pour des situations ordinaires de la vie courante, et non pas pour élaborer sur des données sociétales de portée plus vaste;

B. «culturelle», car la vie sociale canadienne et son cadre institutionnel sont différents et ils peuvent paraître «distants» de leurs repères conceptuels et même «divergents» sur le plan des valeurs.1.4 Catégories de personnes particulièrement touchées:

Ce handicap affecte de façon plus prononcée et mortifiante les personnes âgées, les femmes (surtout les plus dépendantes, vivant en retrait dans l'enveloppe familiale), les grands adolescents ou les jeunes adultes issus de zones de guerre fortement perturbées.

1.5 Forte demande de formation

Bien que les adultes allophones non scolarisés soient généralement très timides quand il s'agit d'exprimer des attentes de formation, il appert que dans plusieurs centres d'éducation populaire et dans des établissements scolaires s'occupant de l'alphabétisation d'immigrants, des besoins pressants de formation pour cet objectif spécifique aient été signifiés à maintes reprises, de telle sorte que la création d'un ensemble d'outils didactiques à cette fin et pour cette clientèle tombe fort à propos.

1.6 Nécessité de deux séries de cahiers: en français et en anglais

Pour répondre adéquatement à cet appel et à ces besoins, il a fallu tenir compte du fait que les immigrants analphabètes ou fortement sous-scolarisés sont répartis dans des centres de langue française, mais également dans des centres où ils sont formés en anglais. Il a donc fallu prévoir deux versions (française et anglaise) de ces outils didactiques, qui, par ce fait même, deviendraient utiles à travers tout le Canada.

1.7 Ces «outils didactiques» ne constitue pas une «méthode» d'alphabétisation

Cette série de petits fascicules ne doit pas se substituer aux outils didactiques (livres, cahiers, exercices, activités, etc.), couramment utilisés pour alphabétiser des étrangers: les cahiers de la série «CANADA» n'ont d'autre objectif que celui d'aider des adultes analphabètes à se préparer à l'examen de la citoyenneté. Toutefois, cette restriction n'empêche nullement les formateurs de les introduire utilement dans leurs classes d'alphabétisation.

1.8 Pertinence «politique» de ces outils

Ces outils didactiques vont aider dans leur démarche les immigrants sous-scolarisés qui préparent leur examen pour l'obtention de la citoyenneté

canadienne, en leur permettant d'acquérir une meilleure connaissance de leur pays d'adoption, de son histoire et de sa géographie.

Beaucoup d'autres adultes allophones pourront également les utiliser comme matériel d'appoint dans le cadre de cours de français ou d'anglais langue seconde.

2. Les contenus

Les cahiers de la série illustrent de façon assez exhaustive tous les contenus dont la maîtrise est exigée lors de l'examen pour l'obtention de la citoyenneté canadienne. Nous sommes convaincus qu'ils constituent un ensemble d'outils didactiques efficaces et qu'ils vont sûrement aider les candidats à se préparer comme il faut à l'épreuve de l'examen. Voici en détail le descriptif du contenu de chaque cahier:

1- Canada: le territoire
L'emplacement du territoire sur la planète et par rapport au pays d'origine de l'immigrant. Les frontières. Les pays limitrophes. Le climat canadien. L'aspect du territoire. Mers, fleuves, lacs, îles et autres particularités géophysiques. La Capitale, les Provinces et les capitales provinciales, les Territoires. Flore et faune du Canada.

2- Canada: le peuplement
Les grandes étapes du peuplement. Premières nations: leurs origines et leur mode de vie. Nations fondatrices: la découverte du pays, la Nouvelle-France, l'occupation anglaise, la conquête de l'Ouest. Les premiers immigrants. Les principales dates de l'histoire du Canada (avant 1867). Les grands personnages de l'histoire du Canada (avant 1867).

3- Canada: l'histoire
La «Constitution». La formation de la Confédération canadienne. Participation aux grands conflits mondiaux. L'après-guerre. La contribution canadienne au maintien de la paix dans le monde. Participation du Canada au développement. L'identité canadienne. Le progrès social.

4- Canada: la population
Les donnés démographiques. Les grandes villes canadiennes. Les populations autochtones. Les francophones: la francophonie canadienne et internationale. Les anglophones: les principales agglomérations anglophones du pays. Les minorités ethniques. La distribution géographique des groupes majoritaires et minoritaires. L'évolution démographique. Le multiculturalisme.

5- Canada: les ressources et les industries
Les ressources naturelles: forêts, fourrures, mines, agriculture. Les industries: les produits alimentaires, les pâtes et papiers. Les combustibles minéraux. La haute technologie, l'exploration spatiale. Les services et le tourisme.

6- Canada: les institutions
Le chef d'État et ses représentants. Le Gouvernement fédéral. Les Gouvernements provinciaux et territoriaux. Les gouvernements municipaux. L'organisation de l'éducation des jeunes. La justice canadienne. L'assurance-santé, les divers régimes d'intervention sociale: en situation de chômage, d'insuffisance de revenus, d'accident de travail ou de la route. Les «cartes» et leur fonction.

7- Canada: les fêtes et symboles
Le mot «CANADA». Le drapeau canadien. Le «castor». Autres animaux symboles. Autres symboles canadiens: la Tour de la paix, la Reine Elizabeth II, les armoiries du Canada, l'«Union Jack».

Les emblèmes floraux des provinces et des territoires. La «Police Montée». L'hymne national canadien. Les fêtes nationales du Canada. Les sports nationaux. La nature, symbole du Canada.

8- Canada: les droits et libertés (1)
L'individu comme personne. Le respect de son intégrité physique. L'égalité de l'homme et de la femme. L'émancipation de la femme et de la jeune fille. La femme et le milieu de travail. Le droit de vote. Le droit d'expression. Syndicalisation des employés. Santé et sécurité au travail. La protection de l'enfant. La protection du citoyen. Le droit de vote et d'expression. Les libertés religieuses.

9- Canada: les droits et libertés (2)
La protection de l'enfant. Les corrections corporelles. Le travail de l'enfant. L'intégrité physique de l'enfant. L'autorité parentale et la loi. La protection du citoyen. Les libertés religieuses.

10- Canada: les obligations du citoyen (1)
Voter est une obligation. Le contribuable canadien. Le devoir de payer les impôt et les taxes. La fraude est un délit. Le serment. Les contrats. Respecter les lois. Protéger l'environnement.

11- Canada: les obligations du citoyen (2)
Les responsabilités sociales. Les devoirs des conjoints. Les devoirs des parents. Les devoirs des enfants. L'obligation de la fréquentation scolaire.

12- Canada: pays d'accueil
Les nouveaux arrivants: les immigrants, les réfugiés, la citoyenneté. La loi canadienne sur l'égalité. Le racisme et la discrimination: la loi canadienne à ce sujet. Le traditions culturelles admissibles et inadmissibles dans le contexte canadien. Les droits et les devoirs collectifs. Canada, pays d'accueil: tolérance et compromis.

13- Canada: les nouveaux arrivants
Histoire de l'immigration. Dates et périodes. Groupes d'immigrants. Lieux de sédentarisation. Motifs d'immigration. Langues et traditions culturelles des immigrants. Calendrier de célébrations particulières. Le Canada et les réfugiés. Le Canada, terre d'accueil.

14- Canada: guide pédagogique
Présentation des fascicules. La démarche et les critères. Les exigences du Bureau d'Immigration-Canada. «Catéchisme».

Nous allons commenter chacun de ces cahiers, expliquer leur composition et même suggérer des manières de les utiliser auprès de certaines catégories d'étudiants adultes.

3. Les auteurs

Les enseignantes et les enseignants, auteurs de ces fascicules, forment une équipe remarquable de personnes très engagées dans la formation des adultes immigrants. En quatrième de couverture des cahiers vous trouverez leur photo et leur curriculum vitae.

En fait, il s'agit de 11 intervenants, dont cinq sont canadiens de souche et les six autres sont des immigrants (1 Vietnamienne, 1 Marocain, 1 Algérien, 2 Français, 1 Italien). Presque toutes ces personnes ont eu l'occasion de travailler dans le cadre des activités du Centre d'interprètes, d'aide et de références aux immigrants indochinois (SIARI) de Montréal. Ce Centre, dirigé par Madame Phuoc Thi Nguyen, s'est toujours distingué dans la recherche et la création d'outils didactiques pouvant servir à l'intégration linguistique des immigrants, surtout des immigrants peu scolarisés ou analphabètes.

Nous remercions madame Louise Rondeau pour la traduction anglaise des fascicules, ainsi que les nombreux étudiants qui nous ont aidés à composer le dépliant d'accompagnement, rédigé en de multiples langues patrimoniales.

II – Les éléments de la série «Canada»

1. La présentation de la série en diverses langues patrimoniales

1.1 Utilité d'un dépliant explicatif et en langues d'origine

Il ne faut pas oublier que la série «Canada» s'adresse surtout et avant tout à un public d'immigrants démunis sur le plan scolaire et ne maîtrisant pas vraiment les langues officielles du pas d'accueil. Même dans leur langue respective, s'ils ne sont pas analphabètes complets, ils éprouvent néanmoins certaines difficultés à lire et à rédiger. Nous comptons sur les personnes de leur entourage immédiat (famille et amis) pour les renseignements initiaux, pour les motiver à s'engager dans cette expérience d'études en quête de connaissances élémentaires sur le Canada et en vue de se préparer à l'examen de la citoyenneté.
C'est pour cela que nous joignons à la série ce dépliant de présentation rédigé dans plusieurs langues patrimoniales. Le texte pourra être lu par le candidat ou encore par un membre de sa parenté ou de son groupe d'amis et co-nationaux.

1.2 Remarques sur le texte

Comme vous pouvez vous-mêmes le constater, si vous maîtrisez l'une ou l'autre de ces langues patrimoniales, le texte est très simple, voire même très simplifié:

  • des phrases de 7 à 9 mots,
  • sans paragraphes «mur à mur»,
  • en gros caractères,
  • comportant des références et des mises en perspective qui tiennent compte des particularités de la communauté linguistique et culturelle en question.

Le texte est conçu de façon à pouvoir être lu par des personnes à très faible scolarité, ou par des membres de la famille: nous avons jugé qu'il valait mieux présumer une faible connaissance de la langue patrimoniale.

Le texte explicatif du dépliant est rédigé en diverses langues patrimoniales, mais nous avons dû choisir un certain nombre de ces langues en tenant compte des origines des nouveaux arrivants de ces années-ci car il est pratiquement impossible de réaliser des traductions dans toutes les langues parlées par les immigrants. Les enseignantes et enseignants qui utiliseront les

cahiers de cette série, pourront toujours ajouter d'autres versions, selon les besoins des étudiants de leurs groupes.

Le dépliant comporte une illustration commune pour donner l'avant-goût des thèmes traités dans les cahiers et faire pressentir un peu la démarche didactique.

2. Les cahiers.

2.1 La clientèle visée

Comme nous l'avons dit, la clientèle principalement visée est composée d'adultes analphabètes ou sous-instruits dans leur langue. Cela ne nous a pas empêchés d'ajouter à certains cahiers des pages destinées à des étudiants mieux nantis sur le plan scolaire.

Voici quelques remarques générales sur la composition et les éléments des cahiers:

2.2 Les «mots-clés»

Dans chaque point ou partie de chaque cahier, nous avons mis en évidence dans des encadrés des listes de «mots-clés», illustrés par des images ou dessins: nous estimons qu'à partir de la lecture et de l'écriture de ces mots la saisie de sens des divers contenus devient plus aisée.

2.3 Les exercices pour la saisie de sens

Dans chaque point ou partie, l'élève trouve des exercices variés, qui se partagent la couverture du contenu et devraient aider le lecteur à relire, à réfléchir, à chercher et à fixer dans sa mémoire le sens des textes et leur contenu.
Les exercices opèrent en spirale, en reproposant à l'occasion des éléments précédemment enseignés. Les critères de cette progression sont la «microgradation», la «répétition» et la «variation», comme cela doit normalement se faire en alphabétisation.
Les derniers exercices favorisent une synthèse et une vérification du cumul des acquisitions. Le tout dernier exercice ou la toute dernière activité prend la forme de «questionnaire», comme un pré-test et comme une anticipation préparatoire du vrai examen pour l'obtention de la citoyenneté canadienne.

2.4 Les illustrations

Chaque partie des cahiers est accompagnée d'illustrations, tantôt des dessins, tantôt des photos. Nous avons choisis ces illustrations parce qu'elles nous semblaient faciles à interpréter, pertinentes et exemptes de tous stéréotypes. Dans quelques rares cas, l'élève est invité à découper l'illustration et à en recoller ailleurs des éléments. L'enseignant peut éviter des gâchis en distribuant à ses élèves des photocopies des dessins ou photos à découper.

2.5 L'usage des cahiers: pour travail de groupe ou individuel?

Les cahiers ou fascicules sont conçus de façon à pouvoir servir pour un travail individuel, pour un mini-groupe d'apprentissage ou pour une classe entière. Selon le cas, l'enseignant pourra suggérer des activités individuelles ou de groupe, des devoirs individuels, des échanges oraux.

3. Le guide pédagogique

Ce «Guide pédagogique» s'adresse à des intervenants expérimentés, mais il est néanmoins essentiel pour une meilleure utilisation des outils didactiques de la série «Canada».

Ce Guide comporte trois parties:

1. une présentation générale de toute la série:

L'origine du projet

la situation
la clientèle
les auteurs

Les éléments du projet

les contenus (en résumé)
le dépliant de présentation
le Guide
les deux versions

2. une présentation détaillée de chaque fascicule:

avec des remarques
avec des conseils pour l'utiliser ou le perfectionner

3. un «catéchisme» à l'intention de l'enseignant
avec les réponses aux questions éventuelles du test
les questions d'ordre général
les questions sur la ville ou la région du candidat

4. Les deux versions

Ces outils didactiques ont été conçus au Québec: ils ont été rédigés en français. Ainsi le texte français sert de base à la version anglaise. La traductrice a eu sous les yeux chacun des fascicules en version française, soit pour en traduire des parties, soit pour en adapter d'autres, car on comprend qu'on ne peut pas toujours «traduire» au sens très restrictif du mot. Cela est particulièrement vrai quand il s'agit de points de langue plutôt que de contenus. Nous estimons que la diffusion des cahiers dans les deux langues officielles est incontournable, parce que les candidats à la citoyenneté canadienne vivent dans des régions francophones et anglophones et fréquentent des cours d'alphabétisation en langue française ou des cours d'anglais de base.

Deuxième partie – Présentation détaillée des fascicules de la série «Canada»

I – «Canada - Le territoire»

Les auteurs de ce cahiers sont Madame Claudette Albert et Monsieur Benmoussa Benshila: tous les deux travaillent au SIARI et s'occupent de l'alphabétisation des immigrants inscrits aux cours organisés par cet organisme d'éducation populaire de la région de Montréal.

1. Outils de travail recommandés

Le formateur et la formatrice qui utiliseront ce fascicule auprès d'un groupe d'allophones analphabètes ou sous-scolarisés, devront se munir de deux grandes cartes géographiques, une représentant les 5 continents de la planète, et l'autre le territoire canadien tout entier.

Dessiner ou recomposer avec les élèves ces deux cartes serait, selon nous, une bien meilleure idée. Quant à la dessiner, il faudrait le faire sur de grandes feuilles ou cartons, de façon à la conserver dans la classe, car il faudra s'en servir à plusieurs reprises. Si l'enseignant ou enseignante est habile en dessin et découpage, il ou elle pourra créer deux casse-tête géants, et inviter et aider ses élèves à «reconstruire» le territoire canadien et les cinq continents.

Les élèves des classes d'alphabétisation sont généralement très heureux de manipuler, de travailler de leur mains: et si cela devient un appui ou une introduction à des apprentissages, ceux-ci ont des chances de s'enraciner plus durablement dans leur mémoire.

Le fascicule offre plusieurs modèles de cartes du monde et du territoire canadien. Celles qu'on achète ou qu'on retrouve dans les centres ou dans les écoles ne conviennent pas toujours aux objectifs de notre enseignement. Souvent il vaut mieux créer des cartes «ad hoc», avec seulement les renseignements pertinents, ceux qu'on veut proposer aux élèves, sans éléments distracteurs. Justement, le cahier «Canada: le territoire» vous propose en page couverture le zonage géologique du Canada; aux pages 3 et 41 des cartes politiques du Canada; aux pages 8 et 9 la carte des cinq régions du Canada; aux pages 10, 14, 23, 31, 37 les cartes détaillées de chacune de ces régions; à la page 18 la carte du Bouclier canadien. De la page 1 à la page 4 vous trouvez des cartes des continents, permettant de situer le Canada sur la planète.

Lors de ces exercices, l'enseignant pourra insister sur les notions de frontière, d'océans, de points cardinaux: nord, sud, est et ouest. L'élève doit comprendre comment tout cela paraît dans une carte: le nord en haut, le sud en bas, l'est à droite de qui regarde et l'ouest à gauche. Dans l'hémisphère nord de la terre, plus on va vers le nord et plus il fait froid.

Dans la première partie «Le territoire du Canada sur la planète», les activités suggérées sont tantôt orales et tantôt écrites. Le fait de situer le territoire canadien dans le continent américain, par rapport aux autres continents mais surtout par rapport au pays d'origine de chaque élève, permet au groupe de mieux saisir son étendue et ses frontières.

2. À qui s'adressent les leçons et les exercices [...]

À qui s'adressent les leçons et les exercices du cahier «Canada: le territoire»

Dans ce cahier il y a des éléments qui peuvent convenir à des élèves allophones adultes un peu plus avancés dans la maîtrise de la langue. Toutefois, les exercices conviennent tout à fait, dans leur ensemble, à des élèves peu instruits et en processus d'alphabétisation.

3. Les notions à retenir

Les notions fondamentales à retenir sont:

  • «être entouré, entourer»
  • «être baigné par...»
  • «être (situé) au nord de..., au sud de..., à l'est de..., à l'ouest de...»
  • «partager une frontière avec...»
  • des noms de pays ou de régions, comme:
    les océans Pacifique, Atlantique, Arctique
    l'Alaska, les États-Unis...
  • des termes indiquant l'étendue, la nature du territoire:
    «montagneux, plaines, vallées...»
    «basses terres, côtes, golfes, baies...»
    «lacs, rivières, forêts, poissonneux, riche...»
    «centimètres, kilomètres, kilomètres carrés...»
  • ainsi que le vocabulaire fondamental décrivant la température:
    «froid, chaud, tempéré...»
    «très, plutôt...»
    «humide, sec, continental, maritime...»
    «neige, pluie, précipitations...»
    «degré, centimètres...»

4. La présentation globale des 5 régions canadiennes

Pour la présentation globale des cinq régions du Canada aux pages 8 et 9, l'enseignant devra aider les élèves à ne pas faire trop de confusion à propos de la délimitation de la région de l'Atlantique. Les pourtours de cette région sont beaucoup mieux illustrés à la page 10.

Les silhouettes d'animaux qui illustrent la carte de la page 8 ne sont que décoratives: en fait, il y a des baleines dans le golfe du Saint-Laurent et dans les eaux de la Côte-Ouest, des castors partout au Canada, des oies des neiges dans les îles arctiques, etc.

La présentation détaillée de chaque région comprend les points suivants:

  • une carte géographique mettant en évidence son emplacement et son étendue,
  • les drapeaux des provinces de la région étudiée, parfois les emblèmes floraux,
  • la superficie de chaque province de la région étudiée,
  • des allusions à des particularité géophysiques de la région étudiée, et surtout des renseignements sur le climat et la température de la région.
  • Suit une pleine page d'images, qui permettent aux élèves de visualiser des caractéristiques et des beautés naturelles propres à la région étudiée.

5. La présentation détaillée de chacune des régions canadiennes

5.1 La région de l'Atlantique

La région de l'Atlantique est présentée comme un site de vacances d'été, à cause des bords de mer et des rivières poissonneuses. On rappelle que l'ensemble des provinces de cette région est aussi connu sous le nom de «provinces maritimes».

5.2 La région du Centre

La région du Centre est la plus peuplée: elle est composée de deux provinces: le Québec et l'Ontario. Dans cette région se trouvent les Grands Lacs et les chutes du Niagara. La page de photos montre la Haute Ville de Québec et la Place Royale, site homologué comme faisant partie du patrimoine mondiale. On mentionne que cette région centrale du Canada est très industrialisée. Des voies importantes de communication la sillonne, comme la Voie maritime du Saint-Laurent. Une carte montre comment le fleuve St-Laurent est une grande porte d'entrée pour le commerce international. On souligne également la richesse du sol et du sous-sol du Bouclier canadien.

Une partie de cette région jouit d'un climat plus tempéré, qui permet aux sols fertiles de produire en abondance fruits et raisins: c'est la presqu'île ontarienne qui se faufile vers le sud entre les Grands Lacs.

C'est dans la région du Centre qu'est située la capitale fédérale (Ottawa) et les deux plus grandes villes canadiennes: Montréal et Toronto. Les élèves sont invités à mémoriser les noms des Grands Lacs.

5.3 La région des Prairies

La région des Prairies comprend trois provinces: l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba. C'est une région où les immigrants se sont installés par centaines de milliers.

Ces trois provinces se distinguent dans la culture des céréales, dans l'extraction de métaux et de combustibles minéraux. La région des Prairies est principalement constituée d'une immense plaine, de collines ondulées qui s'étendent jusqu'aux Rocheuses canadiennes. Cette chaîne de montagnes sépare les Prairies de la région de la Côte-Ouest.

Déjà refuge des dinosaures (Bad Lands) et des troupeaux de bisons, cette région est ouverte aux vents de l'Arctique: par conséquent, les hivers sont froids, surtout dans la partie nord des provinces. On y atteint des records de durée du gel hivernal, mais aussi d'autres records plus enviables. Vous en trouvez la liste à la page 30.

5.4 La région du Pacifique

La région de la Côte-Ouest ne comprend qu'une seule province: la Colombie-Britannique. Le fascicule offre une carte qui illustre l'emplacement de cette partie du Canada, ainsi que le drapeau et l'emblème floral de la province.

Il s'agit d'une zone côtière et montagneuse, reconnue pour la beauté naturelle des sites et pour son climat tempéré. On peut y admirer des forêts immenses de conifères, des champs de neiges, des lacs, des œuvres et des monuments réalisés par les ancêtres amérindiens de la région. La côte canadienne du Pacifique est profondément dentelée et les eaux sont riches de saumons et de fruits de mer. La faune de cette partie du Canada est très variée et présente un grand attrait.

5.5 La région du Nord

Le Nord canadien est la plus vaste région du Canada, avec ses presque 4 millions de kilomètres carrés. Actuellement, deux territoires se partagent ces étendues immenses, qui s'étalent du 60° parallèle jusqu'au Pôle Nord: le Yukon et les Territoires-du-Nord-Ouest. Bientôt, en 1999, un nouveau territoire sera découpé, le Nunavut.

Cette région est le pays des Inuit et des ours polaires. À chaque printemps, des centaines de milliers d'oiseaux migrateurs viennent s'y reproduire. Le climat est très rude. C'est le pays du «soleil de minuit». Ces territoires sont également très importants à cause des richesses enfouies dans le sol.

6. Un point incontournable [...]

Un point incontournable: mémoriser les noms des provinces et des capitales

Une épreuve d'examen que les candidats ne pourront contourner est celle de nommer toutes les provinces canadiennes, ainsi que leurs capitales respectives. Il devront également savoir quelle est la capitale nationale, siège du gouvernement fédéral: Ottawa.
Nous pensons que l'enseignant doit multiplier les exercices sur ce point: connaissant ses élèves et maîtrisant des techniques variées, il saura sûrement varier les approches et répéter l'enseignement jusqu'au résultat escompté.

7. Renseignements supplémentaires et questions de pré-test

On retrouve des renseignements supplémentaires sur le grand territoire canadien à la page 43 du cahier. Si les élèves le demandent, l'enseignant pourra leur proposer d'autres données, surtout sur la région où ils résident. C'est à l'enseignant de juger si cela est opportun.
Un choix de questions pour pré-test sert à vérifier l'appropriation des contenus proposés dans ce fascicule.

8. Réponses aux questions de pré-test

1. Quels sont les trois océans qui entourent le Canada?
  • L'océan Pacifique, l'océan Atlantique et l'océan Arctique.
2. Combien compte-t-on de provinces et de territoires au Canada?
  • Dix provinces et deux territoires.
3. Quelle est la capitale du Canada?
  • OTTAWA.
4. Nommez les provinces et les territoires du Canada ainsi que les capitales respectives.

Terre-Neuve

St-John's

Île-du-Prince-Édouard

Charlottetown

Nouvelle-Écosse

Halifax

Nouveau-Brunswick

Fredericton

Québec

Québec

Ontario

Toronto

Manitoba

Winnipeg

Saskatchewan

Regina

Alberta

Edmonton

Colombie-Britannique

Victoria

Territoire du Yukon

Whitehorse

Territoires du Nord-Ouest

Yellowknife

5. Nommez les cinq régions du Canada.

  • La région de l'Atlantique,
  • la région du Cantre,
  • les Prairies,
  • la côte du Pacifique,
  • le Nord.

6. Quelles sont les provinces de la région du Centre du Canada?

  • le Québec et l'Ontario.

7. Quelles sont les provinces de la région de l'Atlantique?

  • Terre-Neuve, l'île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

8. Nommez les provinces des Prairies.

  • Manitoba, Saskatchewan, Alberta.

9. Quels sont les territoires dans le nord du Canada?

  • Le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest.

10. Nommez une province qui se trouve dans la région de l'Atlantique.

  • Terre-Neuve.

11. Nommez la province qui se trouve sur la côte du Pacifique.

  • la Colombie-Britannique.

12. Quelle région couvre plus du tiers de la superficie du Canada?

  • le Nord.

13. Qu'est-ce que le «Bouclier canadien»?

  • C'est une immense formation rocheuse très ancienne et riche en métaux et minerais.

14. Où se trouve le Bouclier canadien?

  • Dans la région du Cantre, autour de la Baie d'Hudson.

15. Où se trouvent les montagnes Rocheuses canadiennes?

  • entre l'Alberta et la Colombie-Britannique.

16. Où se trouvent les Grands Lacs?

  • entre le Canada et les États-Unis.

17. Quels sont les noms des Grands Lacs?

  • Lac Supérieur, lac Michigan, lac Huron, lac Ontario, lac Érié.

18. Où se trouve la voie maritime du Saint-Laurent?

  • entre l'océan Atlantique et les Grands Lacs.

19. Nommez deux chaînes de montagnes au Canada.

  • Les Rocheuses dans l'ouest, les Appalaches dans l'est.

20. Quel territoire partage une frontière avec un autre pays?

  • le Yukon.

21. Quelle province est connue comme le territoire des cent mille lacs?

  • le Manitoba. Au Québec on prétend que c'est le Québec.

22. Quelles provinces sont reliées au Nouveau-Brunswick par voie de terre?

  • le Québec et la Nouvelle-Écosse.

23. Près de quel océan se trouve Terre-Neuve?

  • l'océan Atlantique.

24. Quelle chaîne forme une frontière entre l'Alberta et la Colombie-Britannique?

  • les Rocheuses.

25. Quelles sont les deux provinces les plus proches de l'île-du-Prince-Édouard?

  • le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

26. Quelle province canadienne a la plus petite superficie)

  • l'Île-du-Prince-Édouard, avec seulement 5660 km2.

27. Quel pays se trouve à la frontière sud du Canada?

  • les États-Unis.

II – «Canada - Le peuplement»

L'auteure de ce cahier est Mme Carmen Pilon, enseignante émérite à la CECM, où elle a travaillé longtemps auprès de classes multiethniques, dans des milieux fortement marqués par la présence d'immigrants récents.

1. Le contenu général de «Canada: le peuplement»

Ce cahier illustre comment l'immense territoire canadien fut occupé au fil des millénaires par des vagues successives de groupes humains, venus de l'ouest et de l'est.

1.1 Les premiers arrivés: les peuples autochtones

Ils arrivent tout probablement de Sibérie et entrent sur le continent américain par l'Alaska. Tribus de chasseurs, ils suivent les hardes de caribous. Une fois rendus en sol canadien, ils se dispersent vers le sud, vers le nord et vers l'est. Les peuples autochtones présentent une grande diversité de langues, de traditions, de formes de subsistance et de sédentarisation.

On se sert aussi d'une grande variété de termes pour les désigner globalement (les Indiens, les Amérindiens, les Inuit, les Cris, les Premières Nations, les Autochtones...) et pour les distinguer d'un groupe à l'autre (Iroquois, Montagnais, Kwakluti, Assiniboines, Mohawks...).

Le cahier illustre les divers modes de vie des Amérindiens, il présente aussi les animaux qui ont été depuis toujours la base de leur subsistance et de leur survie.

À plusieurs reprises il est fait mention des Métis, issus d'unions entre Européens et femmes amérindiennes aux premiers temps de la colonisation: les Métis ont écrit des pages importantes dans l'histoire moderne du Canada naissant.

Le cahier souligne les changements survenus en ces temps modernes dans les modes de vie des Premières Nations. Cette partie du cahier va de la page 1 a la page 7.

1.2 Les nations fondatrices

Comme tout le monde sait, ces nations fondatrices sont les Français et les Britanniques qui ont fondé le Canada moderne. La tranche d'histoire couverte par le fascicule s'étend de 1492 à 1867, année au cours de laquelle fut signée l'Acte de l'Amérique du Nord britannique à Charlottetown. Cet événement est considéré comme la «naissance» du Canada tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Cette partie du cahier est divisée en sept parties:

  1. la découverte du pays (1492-1534),
  2. la fondation de la Nouvelle-France (1534-1611),
  3. l'arrivée des Britanniques, les premières luttes coloniales (1609-1627),
  4. la revanche des Français et la fondation de Montréal (1632-1670),
  5. la conquête anglaise (1713-1763),
  6. le régime anglais (1774-1867).
  7. la conquête de l'Ouest (1734-1789).

Les dates de ces étapes se chevauchent parfois, car le territoire est immense, les voies de communication plutôt lentes et remplies d'obstacles. La progression de l'occupation coloniale de la part des Français et des Anglais se fait simultanément sur plusieurs fronts lointains. Lorsque ces puissances en arrivent à convoiter les mêmes places fortes et les mêmes espaces, la guerre éclate, avec alternance de victoires et de défaites, jusqu'aux partitions stipulées dans les traités entre les royaumes de France et d'Angleterre.

1.3 Les premiers immigrants

Le cahier ne pouvait passer sous silence l'apport des premiers immigrants, ceux qui sont arrivés au Canada avant 1867. Ces nouveaux arrivants ont été nombreux: ils ont contribué au prix d'énormes sacrifices à la construction du chemin de fer transcanadien, à l'extraction des métaux et des minerais, à la mise en valeur des sols agricoles des Prairies.

1.4 Les personnages et les dates importantes [...]

Les personnages et les dates importantes de l'histoire du Canada (avant 1867)

Ces dernières quatre pages du cahier s'adressent à des élèves mieux préparés à lire et à mémoriser des noms, des dates, des événements. L'enseignant pourra choisir de quoi composer un répertoire plus réduit pour des élèves plutôt analphabètes.

2. À qui s'adresse le fascicule «Canada: le peuplement»

De toute évidence, ce cahier a été conçu et préparé pour des adultes analphabètes fonctionnels. Les renseignements sont très sommaires et les exercices présentent des défis très simples et élémentaires.
Cela ne signifie pas que les élèves pourront se passer de l'intervention de l'enseignant qui, au besoin, devra proposer d'autres exercices et d'autres activités pour s'assurer que les contenus ont été appris et sont bien retenus en mémoire.

3. La structure de la présentation

Des encadrés précèdent chaque section et dans ces encadrés la plupart des mots-clés sont mis en évidence. Dans le texte lui-même les élèves retrouvent des mots imprimés en gras: on veut attirer son attention sur ces termes-là. L'enseignant doit aider ses élèves à comprendre ces mots, à les lire et à les reproduire dans son cahier.

Les exercices ont des structures variées et devraient être assez faciles à faire, quoique le jeu de mots croisés de la page 6 demande des habiletés plus poussées qui ne sont pas nécessairement l'apanage des adultes sous-scolarisés ou analphabètes. Nous n'avons pas jugé bon d'en fournir un corrigé.

4. Les questions de pré-test

Elles sont toutes issues du grand répertoire de questions pour l'examen de la citoyenneté canadienne. L'auteure les a regroupées selon les étapes du cahier lui-même. L'enseignant peut donc les proposer par tranche, suivant la progression et les reproposer à la fin pour s'assurer de la consistance des acquis des élèves.

5. Le glossaire du cahier

Beaucoup de notions contenues dans ce cahier réfèrent à des faits de l'histoire et de l'histoire ancienne. Les termes qui les explicitent ne sont pas toujours courants. Pour cette raison nous vous présentons un glossaire plus détaillé pour ce fascicule «Canada: le peuplement».

Premières Nations

peuples autochtones

Premières Nations

Inuit

Métis

Indiens

Amérindiens

Cris

Micmacs

Iroquois

Montagnais

Algonquins

Huron

Assiniboines

Pieds-Noirs

Kwakmti

Mohawks

animaux / produits de la terre

ours polaires

ours brun

caribou

bisons

phoque

chevreuil

orignal

baleine

maïs

légumes

pêche

chasse

troupeaux

fourrures

Activités

vivre au pays

immigrer

entrer

suivre

circuler

couvrir

occuper

se gouverner

garder sa langue

habiter

Colonisateurs / conquérants

visiteurs

moines

Vikings

navigateurs

pêcheurs

commerçants

le roi de France

colons

Acadiens

missionnaires Jésuites

découvreurs

corsaires

fournisseurs

vendeurs

guides

interprètes

immigrants

mineurs

Européens

Français

Britanniques

Loyalistes

martyre

auteur

«filles du roi»

marchands

brasseur

pionnier

compositeur

général d'armée

activités coloniales / fondations / etc.

chemin de fer

ruée vers l'or

terres

à bon prix

commerce

les Prairies

Montagnes Rocheuses

les Grands Lacs

Haut-Canada

Bas-Canada

confédération

invasion américaine

colonie

province

Acte de Québec

lois civiles françaises

liberté de religion

propriété des terres

Révolution américaine

frontières

fidèles

Nouvelle-France

Acadie

Plaines d'Abraham

alliés

produits agricoles

poissons

forêts

la traite des fourrures

le Fleuve

navires

la croix de Jacques Cartier

lys doré

vallée du Saint-Laurent

les grands bancs

morues

harengs

sébastes

Activités / entreprises / réalisations

découvrir

débarquer

fouler le sol

planter une croix

remplir les bateaux

faire la pêche

fonder la ville de...

occuper la région de...

apprendre la langue

enseigner des prières

arrêter les navires

obliger à remettre

défendre la colonie

attaquer

construire des colonies

servir de route

faire la guerre

transporter les marchandises

tomber aux mains de...

capituler

renoncer à...

fixer les frontières

s'établir

éclater (la guerre)

partager le territoire

former le gouvernement

former la confédération

travailler

traverser

vendre des terres

encourager

jouer un rôle important

se rendre

repousser

6. Conclusion

L'enseignant peut ajouter de nouveaux éléments, des détails. Il peut même organiser des visites à des lieux marqués par l'histoire du Canada, à des monuments qui témoignent de cette époque passée.

Quant à l'utilisation du cahier même, il doit s'assurer que ses élèves saisissent bien l'ordre et la valeur des dates, des siècles, sans quoi il est bien difficile de se faire une exacte idée de l'Histoire.

Peut-être pourrait-il demander aux élèves d'expliquer ce qui se passait dans leurs pays d'origine respectifs aux mêmes dates. Avec eux et en les aidant, mettre en lumière les rapports éventuels entre leur patrie et le Canada naissant. S'ils possèdent une certaine notion de leur propre histoire nationale, ils réussiront à mieux comprendre celle du Canada en les comparant, étape par étape.

Ce que le cahier n'a pas pu offrir, c'est le profil historique particulier de l'endroit ou de la ville dans laquelle résident maintenant les élèves du cours. L'enseignant devra se renseigner et leur apprendre cet aspect «local» de l'histoire. Nous sommes convaincus que cela intéressera beaucoup les élèves.

7. Corrigé des questions de pré-test

A. Les peuples autochtones

  1. Qui sont les peuples autochtones du Canada?
    Les peuples autochtones sont les premiers habitants du Canada.
  2. Quels sont les trois principaux groupes d'Autochtones?
    Les trois principaux groupes d'autochtones sont:
    - Les Premières Nations (Les Indiens)
    - Les Inuit (les premiers habitants)
    - Les Métis.
  3. Dans quelle région du Canada les peuples autochtones vivaient-ils à l'origine?
    Ils étaient établis dans toutes les régions du pays.
  4. De qui descendaient les Métis?
    Les Métis sont les enfants nés du mariage des premiers commerçants (français et anglais) avec des femmes des Premières Nations.
  5. Quelle industrie a donné lieu à la première collaboration entre Métis et pionniers européens?
    Le commerce de la fourrure.
  6. Quel groupe d'autochtones forme plus de la moitié de la population des Territoires du Nord-Ouest?
    Les membres des Premières Nations.
  7. Pourquoi les peuples autochtones du Canada veulent-ils se gouverner eux-mêmes?
    Les peuples autochtones veulent se gouverner eux-mêmes afin de maintenir leurs cultures et leurs langues distinctes. Ils aspirent à prendre eux-mêmes les décisions qui influent sur leur vie.

B. Les Nations fondatrices:

  1. D'où venaient les premiers pionniers européens?
    Les colons français (appelés plus tard les Acadiens) ont été les premiers Européens à s'établir au Canada.
  2. Pourquoi les premiers explorateurs sont-ils venus dans la région de l'Atlantique?
    Les premiers explorateurs sont venus dans la région de l'Atlantique en raison de sa situation géographique et de ses ressources naturelles.
  3. Qui étaient les Acadiens?
    Les Acadiens à cette époque étaient les colons français venus d'Europe. Par la suite, des colons sont venus des îles Britanniques et de l'Allemagne. Et vers 1700, des milliers de colons britanniques ont quitté les États-Unis pour s'établir dans la région de l'Atlantique
  4. Les premiers pionniers ont développé trois industries dans la région de l'Atlantique: nommez ces industries.
    Les industries de transformation du bois d'œuvre, des produits agricoles et du poisson sont les principales industries manufacturières de cette région.
  5. Dans quel secteur industriel travaillaient la plupart des premiers pionniers européens?
    La pêche est la plus ancienne industrie de la région.
  6. Quelle est l'activité économique qui s'est répandue dans tout le Canada et qui est demeurée importante pendant plus de 300 ans?
    La traite des fourrures.
  7. Quel est le mode de transport qu'utilisaient les peuples autochtones et les marchands de fourrures pour leurs échanges commerciaux?
    Le fleuve sert de route pour le transport des marchandises et des fourrures.

C. L'arrivée des Anglais:

  1. Qui étaient les Loyalistes?
    On appelle "Loyalistes" les colons anglais qui ont voulu rester fidèles à l'Angleterre.
  2. Quand les Loyalistes sont-ils venus au Canada?
    Les Loyalistes sont arrivés en 1783.
  3. Pendant combien de temps la Compagnie de la Baie d'Hudson a-t-elle contrôlé les territoires du Nord?
    La Compagnie de la Baie d'Hudson a contrôlé la traite des fourrures pendant 300 ans.
  4. Quel commerce important la Compagnie de la Baie d'Hudson contrôlait-elle?
    La traite des fourrures.

D. Un nouveau pays: le CANADA.

  1. En quelle année le Canada est-il devenu un pays?
    En 1867 lorsque 4 provinces s'unissent pour former la Confédération.
  2. Quelles sont les quatre provinces qui se sont réunies pour former la Confédération?
    La Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec et l'Ontario.

E. Les premiers immigrants:

  1. Quand est-ce que des milliers de mineurs sont arrivés au Yukon?
    Vers 1998, c'est la ruée vers l'or au Yukon.
  2. Quel groupe de personnes a été important dans la construction du chemin de fer Canadien Pacifique?
    Les immigrants chinois terminent la construction du chemin de fer.
  3. Qu'a fait le gouvernement pour faciliter l'immigration dans l'Ouest du Canada?
    Le gouvernement a vendu des terres à très bon prix.

III – «Canada - L'histoire»

L'auteure de ce cahier est Mme Louise Rondeau, déjà professeure auprès d'enfants en difficulté d'apprentissage. Madame Rondeau a acquis de profondes connaissances sur les cultures étrangères par de longs séjours à l'extérieur du pays.

1. La table des matières de «Canada: l'histoire»

Le cahier précédent présentait l'occupation graduelle du vaste territoire canadien, de la nuit des temps jusqu'à 1867, année de la fondation de la confédération canadienne dans laquelle nous vivons présentement. Le fascicule «Canada: l'histoire» brosse le tableau de l'histoire du Canada, à partir de 1867 jusqu'à nos jours.

Voici comment l'auteure a distribué les divers éléments et les étapes parcourues, depuis la signature de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique à Charlottetown en 1867:

A. la Confédération.

  • On explique le pacte signé à Charlottetown par les Pères de la Confédération et comment est né le Canada actuel de cette entente du 1er juillet 1867;
  • qui fut le premier Premier ministre du Canada;
  • comment, au fil des ans, le pays n'a cessé de s'agrandir par l'adhésion de nouvelles provinces et territoires, jusqu'à la configuration actuelle, avec ses 10 provinces et ses 2 territoires, avec sa capitale fédérale, Ottawa.

B. la Constitution.

  • Dans cette partie l'auteure explicite la nature de l'union confédérative des provinces et des territoires;l'auteure explique également la composition des divers paliers de gouvernements et de pouvoirs de l'État canadien:
  1. les représentants du Souverain britannique
  2. le Premier ministre fédéral
  3. les deux chambres fédérales
  4. les gouvernements provinciaux ou territoriaux, avec leur assemblée élue et leur gouvernement;
  • Il est question aussi du rapatriement de la Constitution en 1982 et de l'enchâssement de la Charte des droits et libertés.

C. les Guerres.

  • le Canada participe aux deux grandes guerres mondiales et se distingue sur les champs de bataille en Europe, mais compte aussi beaucoup de soldats tués, disparus ou blessés.
  • L'auteure retient surtout les noms d'Ypres, de la Somme, de Vimy, de Dieppe, de la Belgique et des Pays-Bas.

D. L'après-guerre.

  • L'auteure souligne trois dates de cette période:
    1967 le Centenaire de la confédération et l'«Expo '67»
    1982 le rapatriement de la Constitution
    1989 la signature de l'«ALÉNA», accord de libre échange commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

E. Le maintien de la paix.

  • Les Forces Armées canadiennes participent depuis 45 ans aux missions de maintien de la paix de l'ONU.
  • L'auteure cite cinq endroits où les «casques bleus» canadiens se sont distingués:
  1. l'ex-Yougoslavie
  2. la Corée
  3. le Moyen-Orient
  4. Chypre
  5. le canal de Suez.
  • On rappelle le prix Nobel de la paix décerné à Lester B. Pearson.

F. Le développement économique.

  • Dans l'histoire d'un pays il y a aussi de graves moments de crise et des périodes heureuses de reprise économique:
  1. arrivée massive d'immigrants
  2. la grande crise de 1929
  3. les sécheresses de 1930 et 1931 dans les Prairies
  4. les mesures sociales: régime de pensions (1920) et assurance-chômage (1940)
  5. fondation de Radio-Canada
    découverte d'importants gisements de minéraux combustibles
  • importance des années '60 et les problèmes économiques des années "70 et '80:
    - inflation,
    - récession et chômage,
    - dette publique et augmentation des taxes et des impôts
  • le niveau de vie au Canada
  • le Canada fait partie du «G7».

G. L'identité nationale.

  • 1963 Commission d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme
  • 1968 Loi sur les langues officielles: l'anglais et le français
  • 1976 Le Parti Québécois prend le pouvoir à Québec
  • 1980 il y a un premier référendum sur la souveraineté du Québec. La proposition souverainiste est battue (40% des voix)
  • 1987 Accord du Lac Meech (défait au Manitoba et à Terre-Neuve)
  • 1992 Accord de Charlottetown (battu au référendum canadien)
  • 1995 Deuxième référendum sur l'indépendance du Québec, battu par un écart très serré des voix.

H. Le progrès technologique.

  • L'auteure illustre dans cette partie la contribution de la technologie canadienne à l'essor de la science et de la technologie. Elle cite en particulier:
    - Alexandre Graham Bell, inventeur du téléphone
    - les exploits canadiens dans le domaine de l'aérospatiale:
    1. Anik-A1
    2. Canadarm (le «bras canadien»)
    - les inventions de Joseph-Armand Bombardier (la motoneige)
    - la conception d'avions spécialisés (Dash-8, CL-215)
    - les inventions dans le domaine médical (Best et Sir Banting isolent l'insuline)
    - les scientifiques canadiens découvrent la mise au point des traitements radioactifs au cobalt pour soigner le cancer
  • dans le domaine du sport, des Canadiens inventent le basket-ball, le jeu de quilles à 5 quilles, mais surtout d'excellentes goélettes et d'autres bateaux sportifs.

I. Le développement international.

  • Le Canada est reconnu comme un pays très engagé dans les projets de développement international.
  • L'auteure donne en exemple le ACDI (Agence canadienne de développement international), ainsi que deux de ses interventions (au Malawi et au Bangladesh).

2. À qui s'adresse le cahier

Ce cahier a été créé surtout pour des personnes très faiblement scolarisés. Le contenu est abondant et peut paraître à première vue excessif pour de tels élèves. Nous pensons que l'essentiel de tous ces éléments de l'histoire du Canada peuvent être proposés. L'enseignant devra toutefois doser, expliquer, reprendre, varier les enseignements et les exercices.

Avec un groupe d'élèves plus forts, ce cahier passera plus vite. Par contre, avec des adultes réellement analphabètes il faudra amenuiser les attentes, sans doute réduire les éléments, mais poursuivre avec détermination l'objectif fondamental du cahier: transmettre une vision et une connaissance globale de l'histoire du pays d'accueil dans lequel l'immigrant et les membres de sa famille ont choisi de vivre en «citoyens». Il s'agit, bien entendu, d'une vision positive et valorisante.

Nous suggérons à l'enseignant qui utilisera ce fascicule de dresser le glossaire des termes et des expressions contenus dans les chapitres en fonction du niveau de difficultés ou d'aptitudes de ses propres élèves: des ensembles plus réduits et plus simples pour des élèves moins instruits, des ensembles plus exhaustifs pour les autres.

Les adultes analphabètes complets n'absorbent jamais plus d'une dizaine de nouveaux mots ou de nouvelles expressions par leçon. Leur capacité de mémorisation est assez faible et cela oblige l'enseignant à répéter ou reprendre souvent les enseignements. Il faut donc plus de temps avec ces personnes, mais cela ne signifie pas qu'il ne peuvent pas se faire des idées assez précises sur le Canada ou qu'ils ne peuvent pas accumuler de connaissances intéressantes sur ce pays pour lequel ils ont eu le courage et la détermination de quitter leur propre patrie.

3. Autres outils didactiques fortement suggérés

Nous conseillons fortement l'enseignant de se munir ou de confectionner (avec l'aide des élèves autant que possible) plusieurs grandes cartes du Canada, sur lesquelles il devra dessiner les frontières du pays selon les dates d'entrée des provinces et des territoires.
En particulier la carte du Canada des années suivantes:

1867 avec les territoires des 4 provinces signataires de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, comme ils étaient à cette époque-là;
1873 avec les trois nouvelles provinces (Manitoba, 1870 - Col.-Britannique, 1871 et l'île-du-Prince-Édouard, 1873);
1905 le Canada est presque complet: il ne manque que Terre-Neuve;
1996 le Canada, comme il est partagé aujourd'hui entre 10 provinces et 2 (bientôt 3) territoires.

Le cahier vous offre des modèles de ces cartes, mais on peut en retrouver dans les Atlas scolaires. L'enseignant choisira sans doute d'en faire des «murales» avec ses élèves, en leur proposant des «collages», des montages de «casse-tête», en les invitant à travailler sur des cartes «muettes», distribuant les appellations des provinces et des territoires, en situant les capitales de chaque parcelle du pays.

Il est souhaitable d'utiliser aussi une carte du monde et de comparer le Canada avec les pays d'origine des élèves. Si l'enseignant s'aperçoit que ses élèves connaissent l'histoire de leur propre pays, il pourra leur demander de la mettre en parallèle avec l'histoire du Canada. Pendant qu'en 1867 naissait la Confédération canadienne, qu'arrivait-il aux Indes, en Indochine, au Liban...? L'enseignant pourrait également concevoir une «murale» illustrant, comme un organigramme géant, la structure du pouvoir politique au Canada. Il existe aussi plusieurs documentaires et films historiques sur vidéo, qui renseignent, images à l'appui, sur divers moments de l'histoire du pays. Il est bon de les visionner et d'en faire le point de départ des leçons.

Si là où se trouvent les élèves allophones, candidats à l'examen de la citoyenneté canadienne, il y a des sites historiques aménagés ou des reconstitutions du milieu de certaines époques, il est bon de les visiter avec une préparation adéquate et un guide compétent. Dans un deuxième temps, en classe, on échange les impressions et les réactions à propos des monuments visités. Nous pensons, entre autres, aux quartiers historiques et aux fortifications des villes canadiennes, aux forts français ou anglais disséminés sur le territoire, aux musées, aux fouilles, mais aussi aux assemblées législatives et au Parlement d'Ottawa. Les élèves peuvent accumuler beaucoup de connaissances sur l'histoire du Canada à partir de ces visites. Voici un modèle d'organigramme pour décrire la structure du pouvoir politique fédéral au Canada.

4. Corrigé des questions de pré-test

A. Vrai ou faux

[Voir l'image pleine grandeur]A. Vrai ou faux

B. Entourez la bonne réponse.

1. Le chef d'État est...

a) le Souverain britannique

2. Les Casques bleus canadiens ont accompli des missions de maintien de la paix...

c) en ex-Yougoslavie

3. ACDI, l'agence de développement, a mené à terme des projets...

a) en Afrique

4. Qui est le représentant du Souverain britannique à Ottawa?

c) le Gouverneur général

5. Qui a inventé la motoneige?

c) J. Armand Bombardier

6. Quelle a été la dernière province à s'unir au Canada?

a) Terre-Neuve

C. Répondez aux questions.

  1. Qui a inventé le téléphone?
    Alexandre Graham Bell.
  2. Quelles sont les quatre premières provinces qui ont formé la Confédération?
    Québec, Ontario, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse.
  3. Qui a été le premier Premier ministre du Canada?
    Sir John A. MacDonald.
  4. Quel document a légalisé la Confédération de 1867?
    L'Acte de l'Amérique du Nord Britannique.
  5. Par quel statut le Canada a-t-il acquis plus d'indépendance, en 1931?
    Parle Statut de Westminster.
  6. En quelle année a eu lieu le rapatriement de la Constitution?
    En 1982.
  7. À présent, quelle charte fait partie de la Constitution canadienne?
    La Charte Canadienne des Droits et Libertés.
  8. Nommez deux endroits où les Casques bleus canadiens ont participé au maintien de la paix?
    En Corée, au Moyen-Orient, en ex-Yougoslavie, à Chypre, au Canal de Suez...

IV – «Canada - La population»

Les auteurs de ce fascicule sont tous les deux des immigrants venus de France il y a plusieurs années. Madame Danielle Leloutre et Monsieur Bruno Mègre enseignent dans le domaine de la francisation et de l'alphabétisation des adultes allophones.

1. À qui s'adresse le cahier «Canada: la population»

C'est un cahier qui peut convenir à plusieurs types d'élèves: des analphabètes, des sous-instruits, des adultes passablement scolarisés. Évidemment, l'aide de l'enseignant est indispensable auprès des adultes allophones dépourvus de solide formation scolaire. Il faudra même parfois simplifier davantage les textes, lorsqu'on s'aperçoit qu'ils présentent de trop graves difficultés.

2. Les contenus du cahier

Le fascicule est copieusement illustré par des tableaux, des graphiques, des cartes, des photos. Les auteurs ont mis en évidence quelques mots clés dans des encadrés, au tout début de chaque partie du cahier. Des exercices faciles permettent de vérifier l'appropriation des contenus à la fin de chacune des étapes.

2.1 La démographie du Canada (page 1)

Dans ce premier petit chapitre, on signale l'étendue du Canada et sa population parsemée, la concentration de la population canadienne dans les villes plutôt que dans les campagnes, dans l'est plutôt que dans l'ouest du pays. La plupart des Canadiens vivent dans la zone sud, tout au long de la frontière avec les États-Unis. Le Canada est divisé en provinces et territoires: les territoires sont très peu peuplés, la région du Centre (Vallée du Saint-Laurent et les Grands Lacs) héberge 62% de toute la population canadienne.
Les grandes villes ou métropoles du Canada sont Toronto, Montréal, Vancouver. Ces villes comptent chacune plus d'un million d'habitants. De ces villes Montréal est francophone, les autres sont anglophones. Beaucoup d'immigrants vivent dans ces centres urbains.

2.2 La population autochtone du Canada

(page 7)

La population canadienne est composée de quatre grands groupes: les peuples autochtones, les anglophones, les francophones et les immigrants ou fils d'immigrants. Les peuples autochtones portent diverses appellations: il y a les Inuit dans le Grand-Nord et dans l'Extrême-Nord, les Cris dans le Moyen-Nord et une grande variété de nations amérindiennes dans les régions plus au sud et d'un océan à l'autre.

Les Amérindiens du Canada sont un peu plus d'un demi-million et on recense près de 40 000 Inuit.

Les auteurs expliquent également qui sont les Métis et ils relatent quelques grands moments de leur histoire: la rébellion et la bataille de Batoche, leur défaite et la pendaison de leur chef, Louis Riel, en 1885. Les peuples autochtones vivent généralement dans des «réserves», ou villages amérindiens, qu'ils administrent eux-mêmes en élisant des chefs et des conseils de bande. Il ne faut pas croire que les peuples autochtones d'aujourd'hui vivent comme il y a deux siècles: bien qu'ils témoignent toujours un grand attachement à leurs traditions, leur mode de vie a beaucoup changé. Par exemple, ils se sont sédentarisés, motorisés. Ils gèrent des lignes aériennes sur leurs immenses territoires arctiques et subarctiques, sans pour autant oublier la pratique de la chasse et de la pêche.
Excellents artisans et maîtres dans les arts figuratifs, ils étonnent par la finesse de leurs œuvres, dans lesquelles ils expriment croyances, légendes et traditions. Sont particulièrement appréciées par les Blancs et par les touristes les gravures, les statues en pierre-savon, les mâts totémiques et les masques aux significations multiples et mystérieuses.

2.3 Les francophones

(page 14)

Les Français furent les premiers colonisateurs à s'implanter de façon durable et structurée sur le territoire canadien. Le fondateur de la «colonie française» est le navigateur Jacques Cartier, qui débarqua à Gaspé en 1534. C'est dans l'est du pays que les Français ont fondé leurs premières villes.
Ce fut d'abord dans les provinces maritimes, région qu'ils ont appelée l'«Acadie», ensuite dans la vallée du fleuve Saint-Laurent qu'ils ont parsemée de villages et où ils ont fondé Québec, Trois-Rivières et Montréal. Cette région était le cœur de la «Nouvelle-France», ils l'appelèrent «Canada» et eux-mêmes ils se dirent «Canadiens». Des groupes de colons français se sont aussi installés en Ontario, et au Manitoba, où ils ont fondé Saint-Boniface.
Actuellement, les francophones canadiens constituent environ le tiers des citoyens. Le français est une langue officielle dans tout le Canada, mais seulement le Nouveau-Brunswick est une province officiellement bilingue (français-anglais). Le Québec est, au Canada et en Amérique, le foyer de la langue et de la culture françaises. Il faut noter, toutefois, qu'environ 1 million de francophones vivent parsemés dans les autres provinces et territoires, regroupés en associations et protégeant leur identité linguistique et culturelle par des organismes très actifs et très structurés. De la page 17 à la page 21, les auteurs illustrent certaines particularités de ces divers groupes francophones canadiens, ils présentent leurs drapeaux respectifs. Ils font ensuite allusion à la participation du Canada au développement de la francophonie internationale. Il y a aussi un paragraphe sur les lois linguistiques canadiennes. La population francophone du Canada jouit présentement d'un essor économique et politique remarquable.

2.3 Les anglophones

(page 22)

Les Anglais font très tôt leur apparition sur les côtes atlantiques du Canada: Martin Frobisher en 1576 et Henry Hudson en 1610 explorent le nord du Labrador, le sud de l'île de Baffin, la baie d'Hudson, nommée ainsi en mémoire de l'explorateur qui y disparut, abandonné par son propre équipage. D'autres anglophones se joignent aux premiers Anglais: des Écossais et des Irlandais.
En fait, les terres convoitées étaient celles plus hospitalières et plus riches, comprises entre le 60° parallèle et les nouvelles colonies anglaises fondées sur la côte atlantique. Les auteurs soulignent certains faits marquants de cette lutte coloniale entre la France et l'Angleterre: la prise de la forteresse de Louisbourg (1758), la capitulation de Québec (1759), celle de Montréal (1760), la déportation des Acadiens (1755-1762) et l'arrivée des Loyalistes après 1775.
La population anglophone est devenue majoritaire dans tout le pays et elle constitue présentement le 65% de l'effectif total de la population canadienne. Les anglophones forment une population laborieuse, entreprenante. Les grandes agglomérations anglophones du Canada sont un témoignage éclatant de leur dynamisme: Toronto, Calgary, Vancouver, Winnipeg, Saskatoon, Edmonton, Halifax, St-John's...
Les anglophones sont majoritaires dans toutes les provinces canadiennes, excepté le Québec, où ils constituent une minorité importante.

2.4 Les immigrants

(page 33)

Le Canada est depuis toujours une terre d'immigration.
Les immigrants et leurs descendants sont une composante importante de la population du pays. Ce qui caractérise cette tranche de la population canadienne est sa grande diversité d'origines car ces étrangers arrivent de tous les horizons linguistiques et culturels du monde.

2.5 Le multiculturalisme canadien

(page 36)

Tous les continents de la Terre ont contribué à l'essor démographique du Canada d'aujourd'hui.
Il y eut d'abord les immigrants européens, des états du nord (Scandinaves, Allemands, Hollandais, Baltes...), du bassin de la Méditerranée (Italiens, Portugais, Grecs, Serbo-croates, Espagnols...), de l'est (Polonais, Ukrainiens, Russes, Hongrois, Roumains...); suivent les Asiatiques, de l'Extrême-Orient, de l'ex-Indochine, de l'Inde, du Pakistan, du Sri-Lanka...; viennent en grand nombre les Latino-américains; en moindre nombre des Africains sont devenus citoyens du pays; le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord ont ajouté leurs effectifs.

2.6 Le vieillissement de la population et l'urbanisation

(page 30)

Le Canada est confronté à deux sources de déséquilibre démographique: d'un côté la dénatalité provoque un vieillissement accéléré de l'ensemble de la population et une surcharge sociale de la population active; d'un autre côté les Canadiens quittent la campagne pour la ville, en quête d'emploi et de confort.
Les immigrants ont tendance à s'installer dans les grands centres urbains, si bien que plusieurs gouvernements provinciaux ont mis en place des mesures de déconcentration ou de régionalisation des nouveaux venus.

2.7 Pré-test et questions pour étude

(page 44)

Le pré-test couvre deux parties, la première touchant les connaissances générales sur le Canada dans son entier et la seconde les connaissances générales sur la province ou le territoire de résidence du candidat à l'examen de la citoyenneté.
Les questions pour étude invitent à reprendre et à intégrer dans sa mémoire les données fondamentales sur l'effectif de la population canadienne, sur ses composantes, sur sa distribution sur le territoire canadien.

3. Les parties faciles et les parties plus difficiles du cahier

Le cahier contient, selon nous, quelques pages qui pourraient s'avérer plutôt difficiles pour des élèves peu instruits ou analphabètes. Ces parties sont reconnaissables car elles sont reproduites en caractères italiques. Il s'agit des pages suivantes:

page 8: l'histoire des Métis et de leur leader Louis Riel

pages 12-13: les légendes des illustrations des œuvres inuites

pages 17-18: la présentation des drapeaux des groupes francophones hors Québec

page 19: la francophonie internationale et les conflits linguistiques

page 21: l'essor de la population francophone

page 26: la présentation des grandes villes canadiennes anglophones

page 28: les tartans canadiens

Cela ne signifie pas que les contenus de ces pages ne doivent pas du tout être présentés aux élèves analphabètes ou sous-scolarisés. Nous sommes convaincus qu'ils aimeront sans aucun doute que ces données leur soient expliquées, mais l'enseignant devra revoir et reprendre la façon de le faire en tenant compte des difficultés de ses élèves adultes.

4. Le riche glossaire de ce cahier.

En effet, ce cahier est très riche de notions et de données, il pousse à apprendre beaucoup de mots, de verbes, d'expressions, qui sont même parfois plutôt abstraites. En plus, pour ne pas alourdir le fascicule, les auteurs n'ont mis en évidence dans les encadrés que très peu de mots-clés. L'enseignant de langue seconde juge souvent de la difficulté d'une leçon, d'après le nombre des notions qu'elles comporte et d'après la difficulté que pourraient éprouver les élèves à en saisir le sens.

Nous allons regrouper ces notions en suivant la répartition en chapitres et sous-chapitres du contenu du cahier. Nous indiquerons par un astérisque les notions qu'on retrouve dans les pages plus difficiles que nous avons listées plus haut. Dans chaque bloc de notions nous distinguons celles qui indiquent les personnes, celles qui expriment des choses concrètes, celles qui sont plus abstraites, les qualificatifs, les états ou les actions (verbes et expressions verbales).

La démographie du Canada

population

habitants

population canadienne

francophone

anglophone

grand pays

plus grand au monde

villes

grandes villes

sud

nord

les villes

les campagnes

carte géographique

frontières

près de...

provinces

territoires

nombre d'habitants

est

ouest

très peu

les capitales

métropole

majorité

tous, toutes

côte-ouest

villes satellites

langues officielles

les gouvernements

siège du gouvernement

Russie

États-Unis

démographie

agglomérations

région

milieu

toujours

pas toujours

grand

deuxième

peuplé

plus peuplé, moins peuplé

concentrée

urbain, urbaine

se trouver

habiter

représenter

voici, voilà

parler

Les peuples autochtones

Inuit

Amérindiens

Premières nations

Cris

premiers habitants

descendants

*Métis

*Européens

*Français

*Anglais

*Louis Riel

*commerçants

*artiste inuit

*graveur

*sculpteur

*artisans

Extrême-Nord

Grand-Nord

Moyen-Nord

les Prairies

*Rivière Rouge

*fort Garry

*Batoche

*Manitoba

*réserves

*le traditionnel, traditions

*le moderne, modernité

*culture

*croyances

*légendes

*mode de vie

*jeu d'échecs

*tours, igloos

*fous, chiens

*cavaliers, ours polaires

*roi et reines, inuit

*pions, hiboux blancs

*statuettes

*os, pierre-savon, ivoire

*scène de chasse, de pêche

*outils, objets utiles

*harnais

*cuvettes

*lunettes

*chaussures

*habits

vivre dans...

arriver

devenir

retrouver

*se voir dépossédé

*occuper le fort

*organiser

*obtenir l'armistice

*s'insurger

*créer

*se révolter

*être vaincu

*développer sa culture

*côtoyer

changer

vivre de façon moderne

se déplacer

utiliser

pratiquer la chasse

garder sa culture

*exprimer

*remplacer

*vêtir, être vêtu

*fabriquer des objets

Les francophones

Jacques Cartier

citoyens

ces personnes

*Acadiens

*patronne

*Notre-Dame de l'Assomption

*Fransaskois

*franco-manitobains

*franco-albertains

*explorateurs

*franco-colombiens

*gens de mer

*franco-ténois

*franco-yukonnais

*francophonie mondiale

*francophonie canadienne

*Bonhomme Carnaval

*grand-papa

colonie

les territoires de l'est du pays

répartition

minoritaires

majoritaires

bilingue, bilinguisme

associations

organismes

droits

*couleurs de la France

*étoile dorée

*convention

*vert et blanc

*été et hiver ontarien

*lys

*trille

*appartenance

*emblème floral

*le jaune

*les vastes cultures de blé

*le vert

*les forêts de pins

*la croix

*l'origine missionnaire

*le lys rouge

*le cœur

*la tige verte

*fleur d'églantine

*bandes blanches et bleues

*les rivières

*la route des explorateurs

*cercle jaune

*symbole du soleil

*cornouiller

*lignes

*voiles

*les étendues enneigées

*l'ours polaires

*fétiche

*immense désert blanc

*lys bleu

*ensemble

*les bordées de neiges

*les tempêtes du Yukon

*le crystal de neige

*la foi, la dévotion

*la ruée vers l'or

*l'attachement

*le sens d'appartenance

*communauté de peuples

*activités

*institutions

*réseau

*au sein de...

*la paix linguistique

*les lois linguistiques

*le choix de la langue

*les services, les mesures

*langue de la formation

*langue de l'affichage

*nombreux

*instruits

*riches

*présents à la vie politique

*participation

*déterminante

*le goût de la fête

*l'hospitalité

*la bonne cuisine

*les traditions du passé

*une terrasse

*l'accueil

*épluchette

*blé dinde

occuper

indiquer

représenter le 30%

garder la culture

être regroupés

protéger

*symboliser

*adopter

*appeler, rappeler

*célébrer

*prendre la forme de...

*avoir lieu

*ajouter

*décorer

*contempler

*flotter

*être stylisé

*évoquer

*manifester

*reconnaître

*être associé

*participer

*appuyer

*assurer

*réglementer

Les anglophones

Henry Hudson

Martin Frobisher

Alexander MacKenzie

Anglais

Écossais

Irlandais

colons britanniques

Acadiens

Loyalistes

roi d'Angleterre

océan Pacifique

Arctique

Baie d'Hudson

rocher

prise de Louisbourg

déportation des Acadiens

Révolution américaine

communauté

esprit et dynamisme

domaines

finance, commerce

recherche, production

littérature, les arts

politique

prospère

*de premier rang

*foyer de la culture

*porte ouverte sur...

*orchestre symphonique

*troupe de ballet

*théâtre

*équipes sportives

*grandes industries

*climat tempéré

*véritable métropole

*gisements

*jeux olympiques

*stampede

*centres urbains

*Ville Reine

*le clan

*le tartan canadien

atteindre

graver sur...

ouvrir les portes

demeurer fidèles à...

contribuer

être marqué

se distinguer

*être doté

*neiger

*être fleuri

*recevoir

*importer

*confectionner

L'évolution démographique

les jeunes

les personnes âgées

moins d'enfants

population urbaine

beaucoup de gens

les migrants

équilibré

plus vieux

espérance de vie

diminuer

augmenter

vieillir

vivre plus vieux

changer de province

attirer

résider

quitter

L'immigration

Chinois

Polonais

Ukrainiens

Italiens

Japonais

Grecs

Juifs

chemin de fer

construction

Guerre Mondiale

Europe

arriver du monde entier

accepter

construire

travailler

rester

venir de...

relier

accélérer

Le multiculturalisme

Italie

Grèce

Portugal

Russie

Ukraine

Roumanie

Hongrie

Asiatiques

Chine Populaire

Taïwan

Viêt-nam

Cambodge

Laos

Philippines

Iran

Irak

Afghanistan

Pakistan

Indes

Bangladesh

Sri-Lanka

Amérique Latine

Amérique Centrale

Amérique du Sud

El Salvador

Nicaragua

Guatemala

Honduras

Pérou

Chili

Colombie

Venezuela

Haïti

Jamaïque

Cuba

République Dominicaine

Afrique de l'Ouest

Afrique du Nord

Afrique Centrale

Éthiopie

Somalie

Liban

Palestine

Émirats Arabes

Antilles

Argentine

multiethnique

groupes ethniques

former une communauté

être d'origine...

5. D'autres suggestions d'outils didactiques

Nous n'insisterons jamais assez sur l'importance d'utiliser des cartes géographiques «ad hoc» pour illustrer des phénomènes reliés à l'occupation du territoire et à la diffusion des composantes de la population canadienne. Le cahier offre plusieurs modèles de cartes.

page 1: carte de la distribution globale de la population canadienne

page 3: carte avec les ordres de grandeurs du nombre d'habitants (par provinces et territoires)

page 7: carte de la répartition des peuples autochtones à travers le Canada

page 14: carte de ce que fut l'Acadie

page 15: carte de la répartition de la population francophone

page 19: carte de la francophonie internationale

page 22: carte des voyages des explorateurs britanniques

page 29: cane de la répartition de la population anglophone du Canada

page 36: carte des parties du monde d'où proviennent les immigrants.

L'enseignant pourra reprendre certaines cartes, les faire reproduire par ses élèves sous forme de «murales», afin qu'ils puissent mieux se familiariser avec les données enseignées. L'enseignant peut sans doute glaner de meilleurs outils dans les Atlas et les livres. Mais, dans un contexte d'enseignement-apprentissage, rien n'est plus approprié ni efficace que le travail en groupe et l'application des élèves qui construisent la carte ou le tableau de ce qu'ils sont en train d'apprendre.

6. Corrigé des questions de pré-test

A) Connaissances générales du Canada.

  1. Quelle est la population du Canada?
    Environ 29,000,000 d'habitants.
  2. Où vit la moitié de la population canadienne?
    Dans les grandes villes.
  3. Où vit le tiers des Canadiens?
    En Ontario.
  4. Qui sont les Autochtones?
    Les Inuit, les Amérindiens et les Métis.
  5. De quels pays sont venus les premiers colons au Canada?
    De la France et des îles britanniques.
  6. Quel est le pourcentage de la population francophone?
    30%.
  7. Quelle est la seule province officiellement bilingue du Canada?
    Le Nouveau-Brunswick.
  8. Quelle est la culture officielle du Canada?
    Il n'y a pas de culture officielle au Canada.

B) Connaissances générales sur votre province.

Chaque élève pourra répondre aux questions de la page 43, à condition de se renseigner auprès de son enseignant et de ses amis canadiens. Il est évident que les réponses varieront selon que l'on réside dans une province ou territoire plutôt que dans un autre.

7. Corrigé des «questions pour étude».

  1. Quelle est la population du Canada?
    Environ 29 millions d'habitants.
  2. Où vit plus de la moitié de la population canadienne?
    Dans tes centres urbains du pays.
  3. Dans quelle province vit le tiers de tous les Canadiens?
    En Ontario.
  4. Qui sont les peuples autochtones du Canada?
    Ce sont les descendants des populations qui étaient au pays avant l'arrivée des premiers colons français et britanniques.
  5. Aujourd'hui, quels sont les principaux groupes d'autochtones?
    Les Inuit, les Cris, les Amérindiens et les Métis.
  6. Quel groupe d'autochtones forme plus de la moitié de la population des Territoires du Nord-Ouest?
    Les Inuit.
  7. Quelles sont les deux langues officielles du canada?
    Le français et l'anglais.
  8. Où vit la majorité des Canadiens qui parlent français?
    Au Québec.
  9. Dans quelles provinces retrouve-t-on le plus de Canadiens bilingues?
    Au Nouveau-Brunswick et au Québec.
  10. Quelle est la seule province officiellement «bilingue»?
    Le Nouveau-Brunswick.

V – «Canada - Ressources et industries»

Les auteurs de ce fascicule sont les deux mêmes personnes à qui nous devons le cahier «Canada: la population». Mme Danielle Leloutre et M. Bruno Mègre ont développé de remarquables aptitudes en alphabétisation des immigrants, ainsi que beaucoup de justesse dans leur démarche didactique, comme, d'ailleurs, le prouve ce deuxième cahier.

1. À qui s'adresse ce cahier

Ce cahier vise des immigrants adultes peu scolarisés, candidats à l'examen de la citoyenneté. Comme tous les autres cahiers de la série, celui-ci aussi exige de l'enseignant qu'il assiste les élèves dans leur démarche d'apprentissage: les thèmes ne relèvent pas de la petite vie quotidienne, les chapitres contiennent beaucoup de notions qui doivent être expliquées afin d'en saisir le sens exact.

Ce cahier pourrait convenir aussi à des élèves allophones davantage scolarisés, car il constitue, en fait, un admirable bouquet de renseignements sur les ressources naturelles, les industries, l'agriculture, la haute technologie, les services, le tourisme au Canada et dans chaque province ou territoire. L'information véhiculée par ce fascicule peut s'avérer fort utile dans le choix d'un métier ou la recherche d'un emploi.

2. La structure des chapitres

Les six chapitres du cahier se présentent comme des textes de lecture, avec d'abondantes illustrations et des exercices qui invitent à saisir le sens global des paragraphes. Les co-auteurs attirent l'attention de l'élève allophone et de l'enseignant sur une grappe de mots-clés mis en évidence dans l'encadré qui paraît au début du chapitre.

Cette structure permet une utilisation périodique et graduelle du cahier. L'élève aimera revenir sur le texte et les illustrations de chaque chapitre, une fois qu'il aura appris à le lire et à le comprendre.

L'enseignant, toutefois, comprendra que ses élèves allophones doivent explorer un glossaire plutôt impressionnant pour arriver à bien saisir le sens du texte de chaque chapitre, le sens du choix des illustrations et de leurs légendes. Ce glossaire excède largement le petit éventail de mots mis en exergue dans les encadrés.

C'est pour cette raison que nous jugeons opportun d'offrir à l'enseignant et à l'élève un tableau détaillé des notions et des expressions qu'il faudra enseigner et apprendre en utilisant le fascicule «Canada: les ressources et les industries».

3. Le glossaire du cahier

3.1 Les ressources naturelles

Noms propres de sites ou d'endroits

Canada

Ontario

Colombie-Britannique

Terre- Neuve

Québec

Territoires du Nord-Ouest

les Grands Lacs

Niagara

Saint-Laurent

les Rocheuses

Baie James

Saskatchewan

Yukon

Alberta

Nouvelle-Écosse

Atlantique

Pacifique

Nouveau-Brunswick

Grand Nord

Île-du-Prince-Édouard

Noms communs de sites

un pays

le territoire

des lacs

les rivières

des fleuves

des huttes

les montagnes

la région

une baie

le sous-sol

l'océan

les forêts

les plaines

l'habitat

à l'est de...

dans l'ouest

les bords de...

la toundra

la mer

la banquise

dans les eaux de...

les boisés

les mines

Noms d'animaux

le poisson

les animaux

espèces animales

l'ours noir

l'orignal

le grizzli

le loup

le castor

des bisons

l'ours polaire

le lièvre arctique

une biche

les épaulards

un brochet

le poisson-chat

les saumons

le béluga

un blanchon

une truite

une anguille

une perchaude

des éperlans

un pygargue

les fous de bassan

un colvert

des bernaches

des oies blanches

la morue

le homard

le hareng

le sébaste

le vison

la loutre

le raton laveur

le lynx

le renard

le phoque

le chevreuil

le caribou

Noms de ressources du sous-sol

le pétrole

le gaz

les métaux

le charbon

de l'or

du nickel

de l'amiante

du cuivre

du zinc

du plomb

de l'argent

les minéraux

le fer

le cobalt

l'uranium

le potassium

le sel

le platine

Noms de ressources de surface

l'eau

le bois

la forêt

les arbres

le bois d'œuvre

les pâtes et papiers

les peaux

la viande

les animaux à fourrure

Les activités humaines (verbes)

peupler

abattre

destiner

trouver

produire

être producteur de

montrer

utiliser

travailler

pêcher

exploiter

rechercher

chasser

nommer

relier

exploiter

extraire

convoyer

En parlant des sites et des ressources

être riche en...

servir de

être destiné à...

venir de...

représenter

être recouvert de...

fournir

être utilisé pour...

être l'habitat de...

se cacher

monter

travailler

hurler

dormir

être aux aguets

être recherché

être chassé

vivre dans...

Des qualificatifs

les ressources naturelles

un immense pays

très riche

les principales ressources

le bois d'œuvre

l'industrie des pâtes et papiers

ressource importante

le territoire canadien

les provinces productrices

une ressource intarissable

jusqu'au cœur du pays

le pétrole canadien

l'«or noir»

travaux de titans

batteries de puits

le premier producteur

l'industrie minière

le revenu national brut

les minéraux combustibles

la production totale

une mine souterraine

une mine à ciel ouvert

des chercheurs d'or

des chercheurs... nostalgiques

les ressources minières

grizzli endormi

caché dans la moisson

flotille d'épaulards

la montée des saumons

joli béluga

les animaux à fourrure

une belle prise

trappeur au travail

l'industrie du vêtement

la confection d'objets

Varia

39%, 10%...

tandis que...

surtout le...

l'alimentation

certains

dans la...

sur les...

au bord de...

malgré les glaces

3.2 Les industries

NB. Nous listons seulement les nouveaux termes.

Noms propres de sites

Manitoba

Calgary

Toronto

Montréal

Asie

Océanie

Winnipeg

Edmonton

Yellowknife

Vancouver

Halifax

le Vieux-Montréal

Noms communs ou expressions de lieu

au large de...

en pleine mer

dans l'atmosphère

être le centre de

dans l'est de...

d'un océan à l'autre

vers...

passer par...

Termes relatifs à l'Industrie

l'économie

des torrents

l'hydro-électricité

les barrages

évacuateur

la crue

des ouvriers

la pâte de bois

du carton

la construction

des maisons

les meubles

les pluies

la coupe

des billots

l'amoncellement

La papetière

l'exploitation

des gisements

les matières

nocives

polluantes

l'effet de serre

le réchauffement

le climat

la désertification

les sols

des projets

l'extraction

la transformation

la manufacture

les usines

l'automobile

le textile

chimique

métallurgique

le montage

la motoneige

du carton ondulé

des cuves

la fermentation

une brasserie

le tissage

des robots

à la chaîne

communications

les transports

le centre financier

l'aéroport

le port

un «laker»

VIA RAIL

une métropole

l'aéronautique

aérospatiale

des bateaux

la liaison

aérienne

maritime

la Voie maritime

une écluse

producteur

productrice

des secteurs

acides

Activités humaines

utiliser pour la construction

produire beaucoup de...

donner naissance à...

offrir des emplois

posséder des manufactures

placer sur la carte

fabriquer avec...

couper à blanc

Autres expressions verbales

relier

passer par

rejeter des tonnes de...

accélérer l'effet de serre

provoquer le réchauffement

et la désertification des sols

être en voie de réalisation

tuer la forêt

venir en première place

servir à produire

3.3 L'agriculture


Lieux

les Prairies

la Péninsule du Niagara

les Maritimes

l'Okanagan

la Presqu'île ontarienne

les terres

la vallée

les silos du port

Les produits agricoles

les céréales

les fruits

les légumes

le fourrage

la pomme

la pomme de terre

les pêches

le raisin

le blé

les bovins

les vaches

les bœufs

les veaux

la volaille

les poules

les poulets

les dindes

les œufs

produits laitiers

arbres fruitiers

industrie laitière

ferme laitière

Les activités agricoles

l'élevage, élever

produire de la volaille

donner de la viande

être le premier producteur de...

produire beaucoup de...

être connu pour la production de...

cultiver

Qualificatifs

gros producteurs de...

les terres riches

les terres les plus fertiles

être le plus grand producteur de.

renommé pour...

un climat trop froid pour...

apprécié pour leur viande

3.4 La haute technologie

Expressions

pays actif

chimie

recherche médicale

des laboratoires

des sols accidentés

créer de nouveaux médicaments

le bras canadien

aérospatiale

apporter

participer à des voyages spatiaux

avions, hydravions

atterrir

images de synthèse

informatique

la production de films

combattre les feux de forêts

le montage de...

avions spécialisés

fameux

des expéditions internationales

la recherche scientifique

excellente

3.5 Les services et le tourisme

Expressions

le secteur des services

employer des milliers de gens

la majorité de la population

dans un domaine

l'éducation

la santé

les transports

les finances

la construction

les communications

l'administration

le tourisme

visiter le pays

se développer de plus en plus

d'est en ouest

régions pittoresques

grandes plages

magnifiques paysages

le Bouclier canadien

les chutes du Niagara

l'industrie du tourisme

de nombreux touristes

des étrangers

les parcs nationaux

les Laurentides

des beautés naturelles

des sites historiques

jouer un rôle important

être admiré par...

des villes très attrayantes

Victoria

Banff

mondialement reconnu

totem

pratiquer des sports

les sports d'hiver

les sports d'été

le ski

le patin sur glace

la randonnée pédestre

le bateau à voile

sports populaires

les stations de sports

les pourvoiries

ski de descente

le hockey

le traîneau à chiens

le ski nautique

le Château Frontenac

douce Acadie

Ottawa, ville fleurie

marcher dans le bon air

3.6 Synthèse

NB. Cette partie ne présente pas de nouveaux termes sinon pour les renseignements présentés sous le titre de «Le commerce international». Les élèves devraient être capables de saisir le sens des synthèses concernant les cinq régions du Canada.

Expressions

acheter, vendre

les pièces automobile

la principale exportation

vendre de l'électricité

exporter

le papier

le matériel technologique

les aliments

les vêtements

Les échanges commerciaux

signer des accords

A.L.É.N.A.

libre échange

Mexique

États-Unis

État fédéral

République fédérale

km2, h.

4. Autres outils didactiques

Bien entendu, pour enseigner convenablement le contenu de ce cahier, il faudra se servir de cartes géographiques. Les élèves doivent pouvoir situer les régions dont on parle, distribuer les produits et les richesses naturelles du Canada et de la région ou de la ville qu'ils habitent.

Le fascicule offre une carte des ressources minières du Canada à la page 5. Une autre carte (à la page 33) présente la partition du Canada en 5 régions géographiques et économiques. À la page 33 il y a une carte de l'Amérique du Nord pour pouvoir se figurer l'emplacement des trois partenaires de l'ALÉNA. Mais la classe doit disposer d'autres cartes muettes, pour y situer les animaux de la faune canadienne, les produits agricoles, les divers métaux et minéraux, Les voies de communication, les bancs de poissons, etc.

Les exercices proposés dans le cahier invitent les élèves à travailler sur des cartes muettes (pages 11,13,20). Mais l'enseignant peut demander à tout son groupe de s'exercer sur une carte murale, par des collages, de l'affichage de données, d'images ou de symboles. Les élèves eux-mêmes indiqueront les villes, les vallées, les zones agricoles ou minières.

Si la classe dispose d'un tableau magnétique, on pourra s'en servir pour effectuer le travail de découvertes ainsi que certains exercices collectifs. Corel Galery permet de créer facilement de jolis pictogrammes reproductibles. On peut opérer aussi en faisant des copies des illustrations dont abonde le cahier lui-même. La magie de la géographie consiste à nous faire identifier, dans une image extrêmement miniaturisée et purement symbolique, ce qui est immense, caché, complètement au-delà de la capacité de captation de nos sens. La géographie est une forme de lecture et de préparation à la lecture, car elle nous pousse à comprendre et à saisir le sens de représentations bidimensionnelles qui tiennent un peu de la nature du pictogramme et du pur symbole, exactement comme les mots. Il ne faudrait donc pas exclure les analphabètes de ces exercices!

5. Corrigé des questions de pré-test

1) Connaissances générales sur le Canada.

  1. Quelle est la province qui produit davantage de bois d'œuvre?
    La Colombie-Britannique.
  2. Que produit-on dans la vallée de l'Okanagan et dans la péninsule du Niagara?
    Des fruits.
  3. Que produit-on avec l'eau?
    L'hydro-électricité.
  4. Dans quelle province trouve-t-on du gaz et du pétrole?
    En Alberta.
  5. Quelle est la province qui produit le plus de métaux?
    L'Ontario.
  6. Où produit-on le plus de céréales au Canada?
    Dans les provinces des Prairies.
  7. Dans quelle région l'industrie laitière est-elle la plus importante?
    Au Québec.
  8. Quelle est la capitale financière du Canada?
    Toronto.
  9. Qu'est-ce que le Canada a créé dans le domaine de l'aérospatiale?
    Un bras articulé: le «Canadarm».

2) Connaissances générales sur votre province.

Les élèves devront faire de la recherche locale pour répondre à ces questions. Leur enseignant, leurs amis canadiens et, éventuellement, la bibliothèque municipale seront des ressources appréciées.

VI – «Canada - Les institutions»

Les auteurs de ce fascicule sont les deux mêmes personnes à qui nous devons le cahier «Canada: le territoire». Mme Claudette Albert et M. Benmoussa Benshila sont responsables de la francisation au centre SIARI et ils ont développé de remarquables aptitudes en alphabétisation des immigrants. Ce deuxième cahier révèle leur grande sensibilité et une grande justesse dans leur démarche didactique.

1. À qui s'adresse ce fascicule

Ce fascicule est abondamment illustré, le sens des textes est facile à saisir. L'ensemble des chapitres est à la portée d'élèves peu instruits, voire analphabètes. L'aide de l'enseignant demeure toutefois indispensable car les sujets traités sont un peu étrangers à la vie de tous les jours. Il ne faut pas passer au travers de ce cahier trop rapidement à cause de la complexité de certains aspects.
Les candidats à l'examen de la citoyenneté trouveront dans ces pages les éléments pour répondre à une foule de questions incontournables au moment de l'examen.

2. La table des matières

Le cahier comporte 12 titres et plusieurs sous-titres:

1. Qui gouverne le Canada?
  • le chef d'état: le Souverain britannique
  • ses représentants:
    - le Gouverneur général
    - les lieutenants-gouverneurs et les commissaires
  • les divers gouvernements
    - le Gouvernement fédéral
    - les gouvernements provinciaux et territoriaux
    - les gouvernements municipaux
2. Le gouvernement canadien
  • le fédéral: ses responsabilités
    - la citoyenneté,
    - l'immigration
    - la défense nationale
    - la monnaie
    - la politique étrangère
  • le Premier ministre et son cabinet de ministres
    - chaque ministre est responsable d'un service public
3. Le Parlement canadien
  • Le système parlementaire canadien
    - il comporte deux assemblées
  • La Chambre des communes
    - composée de 295 députés élus
  • Le Sénat
    - composé de 104 sénateurs nommés
    - les députés représentent les électeurs de leur circonscription
  • Les édifices du Parlement sont à Ottawa
    - la Tour de la Paix
4. La scène politique canadienne
  • partis politiques, circonscriptions électorales
    - qu'est-ce qu'un pans politique?
    - les fonctions des membres d'un parti
    - conditions pour être électeurs ou candidat
    - candidat de parti et candidat indépendant
  • Que se passe-t-il après une élection?
    - parti au pouvoir, parti à l'opposition
    - la majorité et l'opposition officielle
    - les rôles des partis (au pouvoir, à l'opposition)
  • À propos d'élections
    - le recensement
    - la liste des électeurs
    - pour corriger des erreurs
    - le bulletin de vote
    - le bureau de scrutin
    - l'isoloir, l'urne
    - voter par anticipation
    - compilation des bulletins
    - la majorité relative des votes
  • le vote est libre et secret
5. Les gouvernements provinciaux
  • organisation politique des provinces et des territoires
    assemblée législative, députés élus
  • les responsabilités des gouvernements provinciaux et territoriaux
    - l'éducation
    - la santé
    - le réseau routier
    - le bien-être social
  • les représentants du chef de l'état
    - lieutenants-gouverneurs et commissaires
6. Les gouvernements municipaux
  • les rôles
    le maire et les conseillers
  • et les responsabilités des municipalités
    la police et le service d'incendie
    le déneigement, les égouts, les déchets
    les parcs
    l'eau potable
  • les règlements
7. L'administration de la justice au Canada
  • les droits de la personne
    - elles sont égales devant la loi
    - les lois sont la norme de la vie sociale
    - les abus judiciaires et le Protecteur du citoyen
    - l'aide juridique
  • la Charte des droits et libertés
    - le droit de voter
    - le droit à un procès équitable
    - le droit à l'égalité
    - le droit de s'établir et de travailler où on veut
    - le droit aux libertés fondamentales
8. L'éducation des jeunes
  • importance de l'école
    - écoles publiques et privées
    - commissions scolaires: conseillers élus
    - fréquentation scolaire obligatoire jusqu'à 16 ans
9. Documents d'identification
  • les diverses cartes
    - assurance-santé
    - carte d'assurance sociale
    - le passeport canadien
    - le permis de conduire
10. Les régimes d'intervention sociale
  • assurance-chômage
  • Commission de la santé et de la sécurité au sociale
  • travail (CSST)
  • le Bien-être social

11 & 12. Les mots-clés Questions de pré-test

3. Remarques et conseils

En général, les immigrants s'imposent l'auto-censure et l'abstention quant il s'agit de politique; autrement dit, ils ne sont pas portés à faire de la politique active. Ils se considèrent, surtout pendant les premières années de séjour au Canada, comme des étrangers dans le pays de l'Autre.

Ils n'aiment pas non plus se sentir manipulés et poussés à adhérer à des options politiques qu'ils ne peuvent pas tout à fait mesurer et comprendre. Ils détestent tout ce qui ressemble à de la critique et à de la déstabilisation du Gouvernement qui les a accueillis. On émigré pour s'installer dans un havre de paix où règne la tranquillité et l'ordre. Souvent les immigrants ont déjà souffert à cause de turbulences politiques graves dans leur pays d'origine et ils n'aimeraient surtout pas que cela recommence au pays d'accueil.

Les immigrants ne sont pas très ouverts au prosélitisme politique, spécialement quand il s'inspire d'idéaux révolutionnaires, séparatistes ou sécessionnistes. Le Canada est une destination privilégiée pour les immigrants de toute la Planète et ils ne désirent qu'une chose: que le Canada demeure comme ils l'ont trouvé en franchissant ses frontières.

Bien sûr, rien n'est parfait et il n'est pas toujours facile de s'intégrer au pays d'accueil ni de s'adapter à ses institutions et à ses modes de fonctionnement. Toutefois, à en juger par l'enthousiasme avec lequel les immigrants postulent la citoyenneté canadienne, il y a lieu de croire que, quant à l'essentiel, le Canada maintient sa cote d'amour auprès des communautés ethniques.

L'enseignant qui tenterait, à partir de ce cahier, d'étaler des opinions politiques personnelles et dévastatrices à l'égard de la confédération canadienne, s'exposerait à la méfiance des élèves allophones et engendrerait dans leur esprit un stress dont ils n'ont vraiment pas besoin.

Une page du cahier présente une certaine complexité: c'est la page 4. On y explique comment des villages primitifs amérindiens sont devenus d'importantes «réserves», gouvernées par des chefs et des conseils de bandes, élus par le peuple. On y illustre également l'évolution de très anciens villages en grosses municipalités, qui deviennent à leur tour des villes, voire même des métropoles avec des quartiers d'affaires, des institutions et des populations considérables. Ici encore, les administrateurs sont élus périodiquement par les résidents du village ou de la ville. L'enseignant qui veut présenter à ses élèves allophones sous-scolarisés cet aspect de nos institutions, devra bien préparer son intervention, en rappelant les notions et les expressions requises et en mesurant la difficulté qu'il pourrait y avoir à opérer la saisie de sens du texte.

À la page 28, on présente un exercice important: on demande aux élèves de distinguer droits et libertés du citoyen canadien. Il est pratiquement certain qu'on leur posera des questions semblables à l'examen. Le candidat doit aussi apprendre à distinguer provinces et territoires et à nommer les villes où se trouvent les assemblées législatives et les gouvernements des provinces et territoires (pages 2-3). Il faudra donc, à partir de cartes comme celle de la page 2, entraîner les élèves à identifier les capitales provinciales et territoriales.

4. Questions de pré-test

  1. Comment appelle-t-on la tour qui se trouve au centre des édifices du Parlement?
    Cette tour s'appelle « Tour de la Paix».
  2. Où sont situés les édifices du Parlement?
    Les édifices du Parlement sont situés à Ottawa.
  3. Qui est le chef d'état du Canada?
    Le chef d'état du Canada est la Reine Elizabeth II, Reine du Canada.
  4. Qui est le représentant de la Reine au Canada?
    Le représentant de la Reine du Canada est le gouverneur général.
  5. Quel est le nom du gouverneur général?
    Le nom du Gouverneur général du Canada est Roméo Leblanc.
  6. Comment appelez-vous le représentant de la Reine dans les provinces et les territoires?
    Le représentant de la Reine dans les provinces s'appelle un lieutenant-gouverneur. Dans les territoires, il s'appelle un commissaire.
  7. Comment appelle-t-on le système de gouvernement du Canada?
    Le système de gouvernement du Canada est un système parlementaire.
  8. Nommez les trois parties du Parlement.
    Les trois parties du Parlement sont la Tour de la Paix, le Sénat, et la Chambre des communes.
  9. Comment appelle-t-on les trois niveaux de gouvernement?
    Les trois niveaux de gouvernement sont: le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial ou territorial et le gouvernement municipal.
  10. Expliquez en quoi diffèrent les trois niveaux de gouvernement.
    - Le gouvernement fédéral s'occupe des questions qui touchent l'ensemble des Canadiens.
    - Le gouvernement provincial ou territorial s'occupe des questions qui relèvent d'une province ou d'un territoire.
    - Le gouvernement municipal s'occupe de tout ce qui touche les collectivités locales.
  11. Nommez deux niveaux de gouvernement et expliquez en quoi ils sont différents.
    - Le gouvernement provincial s'occupe des citoyens d'une province, tandis que le gouvernement municipal s'occupe des citoyens d'une collectivité locale;
    - Le gouvernement d'une province est responsable de l'éducation à tous les niveaux, du bien-être et des soins de santé de tous les citoyens, du grand réseau routier, du système de justice, de la répression de la criminalité, de la prévention, de la formation professionnelle et de l'emploi; tandis que le gouvernement municipal est directement responsable des règlements touchant la construction, les parcs et les loisirs, la police et la protection contre les incendies.
    - Le gouvernement d'une province dicte des lois pour la population de la province tout entière, tandis que le gouvernement municipal émet des règlements.
  12. Nommez deux responsabilités de chaque niveau de gouvernement.
    - Pour le gouvernement fédéral: - citoyenneté et politique étrangère
    - Pour le gouvernement provincial ou territorial: éducation, santé
    - Pour le gouvernement municipal: police et service des incendies.
  13. Comment appelle-t-on la personne qui siège à la Chambre des communes?
    C'est un député.
  14. Comment les députés sont-ils choisis?
    Les députés sont élus par les citoyens.
  15. Qui les députés représentent-ils?
    Les députés représentent les citoyens.
  16. Que fait un député?
    Un député parle au nom des personnes qui habitent dans sa circonscription.
  17. Que font les partis politiques?
    Les partis politiques sont composés de membres du public. Chaque parti propose son idée pour gouverner le pays.
  18. Que signifie «plate-forme électorale»?
    C'est l'ensemble d'idées sur lesquelles s'appuie un parti politique.
  19. Nommez tous les partis politiques fédéraux représentés à la Chambre des communes et leurs chefs.
    - Parti politique: Chef du parti
    - Parti Libéral du Canada (PLC): ...................
    - Bloc Québécois (BQ): ....................
    - Parti Réformiste (PR): ...................
    - Parti Conservateur (PC): ...................
    - Nouveau Parti Démocratique (NPD): ...................
  20. Quel parti politique fédéral est au pouvoir?
    Cette année c'est ...................
  21. À quel parti appartient votre député?
    (Il faudra le demander à votre enseignant)
  22. Que signifie pour un parti politique d'être au pouvoir?
    C'est le parti politique qui compte le plus de représentants élus. C'est ce parti qui forme le gouvernement.
  23. Comment appelle-t-on les partis politiques qui ne sont pas au pouvoir?
    Ce sont les partis d'opposition.
  24. Quel parti devient l'opposition officielle?
    C'est le parti d'opposition qui a le plus de représentants élus.
  25. Quel est le rôle des partis d'opposition?
    Les partis d'opposition essaient d'améliorer les projets de loi présentés parle gouvernement ou de les faire rejeter.
  26. Quel parti est l'opposition officielle au niveau fédéral?
    Actuellement c'est ...................
  27. Qu'est-ce qu'un candidat politique?
    C'est un candidat qui appartient à un parti politique.
  28. Comment appelez-vous un candidat qui n'appartient pas à un parti politique?
    C'est un candidat indépendant.
  29. Qu'est-ce qu'un ministre?
    Un ministre est un membre du gouvernement qui est responsable d'un secteur public, par exemple: Affaires extérieures, Immigration, Défense nationale, etc...
  30. Comment sont choisis les sénateurs?
    Les sénateurs sont nommés par le Gouverneur général, sur avis du Premier ministre.
  31. Comment un parti au pouvoir peut-il être renversé au Parlement?
    Si la majorité des députés votent contre un projet important du gouvernement, le parti au pouvoir est renversé.
  32. Quel est le nom du Premier ministre du Canada?
    Actuellement, le nom du Premier ministre du Canada est
  33. Quelle est le nom de votre député?
    Le nom de mon député est ...................
  34. Comment pouvez-vous communiquer avec votre député?
    Je peux communiquer avec mon député:
    1. en le rencontrant dans ma circonscription,
    2. en lui téléphonant, à son bureau dans ma circonscription,
    3. en lui écrivant à la Chambre des communes, à Ottawa.
  35. Qui les membres des assemblées nationales ou législatives provinciales représentent-ils?
    Les membres des assemblées nationales ou législatives provinciales représentent les citoyens.
  36. Quel niveau de gouvernement adopte des «règlements»?
    C'est le gouvernement municipal qui adopte les "règlements».
  37. Quel est le nom du Premier ministre de votre province?
    Le nom du premier ministre de ma province est ....................
  38. Quel parti politique est au pouvoir dans votre province ou territoire?
    Le parti politique au pouvoir dans ma province est ...................
  39. Quel est le nom du chef de l'opposition dans votre province?
    Le nom du chef de l'opposition dans ma province est ...................
  40. Quel est le nom du lieutenant-gouverneur ou commissaire de votre province ou territoire?
    - Le nom du lieutenant-gouverneur est ...................
    - Le nom du commissaire est
    ...................

VII – «Canada - Fêtes et symboles»

On doit ce fascicule, haut en couleurs, à Mme Danielle Leloutre et à M. Bruno Mègre. La vie d'une nation se nourrit de symboles et de fêtes pour exprimer la fierté et le sentiment d'appartenance. Il fallait donc proposer aux candidats à la citoyenneté canadienne, dans un cahier spécial, les fêtes et les symboles du Canada.

1. À qui s'adresse ce cahier

De toute évidence, ce cahier s'adresse à des personnes très faiblement scolarisées, voire analphabètes. Les textes et les exercices sont d'une grande simplicité et absolument très faciles à aborder et à comprendre.

Cela ne signifie pas que les adultes allophones mieux nantis en savoirs scolaires ne pourront pas parcourir avec intérêt les pages de ce fascicule. Il vont sans doute y retrouver beaucoup de nouvelles choses à apprendre sur les fêtes, les symboles et les traditions canadiennes.

2. La table des matières

Ce cahier présente comme symboles du Canada:

  • - son nom: Canada
  • - son drapeau rouge et blanc, avec sa feuille d'érable
  • - un animal typique et laborieux: le castor
  • - d'autres animaux de la faune canadienne: le bison, le huart, le caribou, l'ours
  • - d'autres monuments, personnages ou emblèmes:
    - la Tour de la paix
    - la reine
    - les armoiries du Canada
    - l'«Union Jack»
    - les emblèmes floraux des provinces et des territoires
    - la police montée
  • - l'hymne national
  • - les fêtes nationales
  • - les sports nationaux
  • - des beautés naturelles typiques du territoire canadien:
    - les chutes du Niagara
    - les lacs et les forêts
    - les montagnes Rocheuses
    - la nature arctique.

Suit un pré-test pour mettre à l'épreuve les connaissances générales sur les «Fêtes et Symboles» du Canada et de la province de résidence.

3. Le mot «Canada»

Le cahier ne propose que l'interprétation la plus courante du mot «Canada», dérivé du terme huron «Kanata» qui aurait voulu dire: «village, habitations».

Selon la tradition historique la plus plausible, des Amérindiens auraient indiqué par ce mot le village huron de Stadacona à l'explorateur français Jacques Cartier, qui immédiatement a cru que le mot indiquait tout le territoire gouverné par le chef Huron Stadacona. Cela se passait en 1535. Dès 1547, sur les cartes géographiques de l'explorateur maloin, «Canada» indiquait toutes les terres situées au nord du fleuve Saint-Laurent. Quant à ce cours d'eau majestueux, il porta le nom de «Fleuve du Canada» jusqu'au début des années 1600.

Au début de ces années, on se servait de deux appellations pour indiquer la vallée et le golfe du Saint-Laurent: la «Nouvelle-France» et le «Canada». Ce dernier mot prend du mieux au début des années 1700, jusqu'à désigner le Middle West des États-Unis, la vallée du Mississipi et la Louisiane. Le mot «Canada» est officialisé en 1791, quand les territoires demeurés sous la couronne britannique furent constitués en deux colonies: celle dite du «Bas-Canada» (le Québec) et l'autre du «Haut-Canada» (l'Ontario). Ces deux colonies seront unifiées en une seule en 1841 - et cela sous le nom de «province du Canada».

Finalement, en 1867, les pères de la confédération rebaptiseront le pays «dominion du Canada» et lui donneront une devise plutôt prophétique pour l'époque, tirée du psaume 72: «Il domine d'une mer à l'autre, et du fleuve aux extrémités de la terre». On lit encore l'essentiel de cette devise dans les armoiries du Canada: «A MARI USQUE AD MARE» (= «d'une mer à l'autre»). Depuis 1867, le «Canada» n'a cessé d'englober dans son régime confédéral de nouvelles provinces et territoires, du Pacifique à l'Atlantique, du Saint-Laurent à l'Arctique, jusqu'au Pôle Nord.
Voici les dates qui marquent l'expansion du territoire du Canada depuis 1867:

1867 L'Acte de l'Amérique du Nord britannique est signé par le Québec, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

1870 le Canada achète la Terre de Ruppert, pour la somme de 300 000 livres, versées à la Compagnie de la Baie d'Hudson. La Terre de Ruppert comprenait tous les territoires dont les rivières se jetaient dans la Baie d'Hudson, soit 40% de la superficie actuelle du Canada, soit 20% des terres cultivables des Prairies, les territoires de traite des fourrures, etc.

La Grande-Bretagne transfert aussi les Territoires-du-Nord-Ouest au Dominion du Canada. La province du Manitoba est créée par l'Acte du Manitoba, qui le dessine sur une portion de ces nouvelles terres, autour de la Rivière Rouge.

1871 La Colombie-Britannique entre, comme nouvelle province, dans la confédération
canadienne, après s'être fait promettre la construction dune ligne de chemin de fer pour la relier au reste du Canada.
1873 L'Île-du-Prince-Édouard se joint à la confédération canadienne.
1898 Le Yukon devient un territoire autonome au sein de la confédération.
1905 On crée les provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan.
1949 Terre-Neuve entre à son tour dans la confédération canadienne.

1999 Pour la fin de ce siècle, on a prévu la création d'un troisième territoire autonome «Nunavut», qui couvrira la plupart des îles arctiques et la partie orientale des Territoires-du-Nord-Ouest actuels.

«Canada» ne désigne donc plus un petit village huron, mais un vaste pays, le plus vaste au monde après la Russie. Il est délimité par l'Alaska et l'océan Pacifique à l'ouest, par l'océan Atlantique à l'est, par les États-Unis au sud et s'étendant jusqu'au Pôle vers le nord.

4. Le drapeau canadien

Le drapeau canadien actuel est très récent. Il fut adopté en 1964 (aux Communes et au Sénat) et fut approuvé et proclamé par la Reine Élizabeth II l'année suivante. Il fut hissé pour la première fois sur les hampes du Parlement le 15 février 1965.

Avec la conquête anglaise, l'«union jack» devint le drapeau provisoire du Canada. Il fut remplacé en 1870 par le «red ensign» canadien. Dès le début des années 1920 on chercha activement à doter le Canada d'un nouveau drapeau. Les couleurs (le blanc et le rouge) et l'emblème de la feuille d'érable furent officiellement choisies en 1921 par le roi britannique de l'époque, Georges V, qui chargea un comité du Conseil privé d'étudier tous les modèles qui seraient proposés. Ce travail fut repris par un comité parlementaire en 1946. Des milliers de suggestions et de dessins furent soumis et analysés, sans que l'on n'arrivât à un consensus.
On dut finalement arrêter un choix à l'approche du Centenaire de la Confédération (1967), année au cours de laquelle le Canada et Montréal devenaient le site de l'exposition internationale et le point de mire du monde entier.
On garda la proposition du roi Georges V quant aux couleurs du drapeau et on voulut lui ajouter en son centre l'emblème d'une feuille d'érable stylisée à 11 pointes. Les proportions du drapeau furent fixées à une de hauteur et à deux de longueur.

5. La feuille d'érable

La feuille d'érable ne fait pas qu'embellir les forêts canadiennes à l'automne, mais elle fait partie intégrante et profonde de toute la symbolique canadienne depuis les années 1700.

1834 La société Saint-Jean-Baptiste en Amérique adopte ce symbole.
1848 À Toronto, cet emblème est choisi pour la revue littéraire annuelle canadienne, qui, en effet, s'appellera «The Maple Leaf». 1860 Le 100e régiment l'adopte dans son insigne et l'armée dans ses décorations.
1867 Le chant de la Confédération, composé par Alexander Muir, s'intitule «The Maple Leaf Forever».
1868 La feuille d'érable apparaît dans les armoiries de l'Ontario et du Québec.
1876-1901 La feuille d'érable figure sur toutes les pièces de monnaie canadienne.
1937 Depuis cette date, la pièce d'un sou arbore une brindille avec deux feuilles d'érable.
1921 Les armoiries royales du Canada adoptent trois feuilles d'érable comme emblème canadien.
1965 Le nouveau drapeau canadien rouge et blanc est orné d'une feuille d'érable rouge stylisée. On appelle ce drapeau: l'«unifolié».

Les élèves doivent surtout retenir les couleurs du drapeau canadien (le rouge et le blanc), l'emblème du drapeau canadien (la feuille d'érable), la date de son adoption (1965), le nom du roi britannique qui, en 1921, a choisi les couleurs et l'emblème du drapeau canadien (Georges V).

6. Le castor

Ce rongeur est un travailleur infatigable, un constructeur de digues. Mais il possède aussi une fourrure très estimée. Lorsque les commerçants français et anglais ont entrepris la traite des fourrures dans le Nouveau Monde, le castor a fait l'objet d'une chasse sans merci et son espèce a bien failli disparaître.

Au XVIIe et XVIIIe siècles les chapeaux de castor étaient de mode en Europe et les peaux de ces petits animaux se vendaient au prix fort. Le castor devint malgré lui le symbole de la richesse de ces trafiquants et de leurs compagnies. On frappa même une pièce de monnaie qui avait la valeur d'une peau de castor.

1678 Tout le monde veut arborer dans ses insignes l'effigie de cette petite bête aux longues incisives. La compagnie de la Baie d'Hudson ajoutera quatre castors à la croix de Saint-Georges dans son écusson et la ville de Québec l'adoptera dans ses armoiries.
1833 C'est au tour de Montréal d'inclure le castor dans ses armes.
1851 Le castor est représenté sur le premier timbre-poste canadien.
1975 Mais c'est à cette date que le castor est proclamé par sanction royale «symbole de la souveraineté du Canada».

Vos élèves peuvent admirer ce rongeur canadien sur les pièces de cinq sous ou, encore mieux, dans la nature ou dans des parcs zoologiques, s'il en existe dans les environs de votre établissement scolaire ou de votre organisme populaire. Par exemple, au Biodôme de Montréal on peut contempler en tout temps ce merveilleux petit animal de la forêt dans une reconstitution très

vraisemblable de son environnement, avec barrage, refuge, mare d'eau, branches...

Le cahier vous offre également une description succincte et bien faite du «castor canadensis».

7. Autres animaux symboles

Le castor n'est pas le seul animal symbole du Canada. On a joint les effigies d'autres espèces typiques de l'écosystème canadien dans l'héraldique de provinces, villes ou territoires. On les a frappées sur les pièces de monnaie ou imprimées sur les billets de banque du Canada.

7.1 Le bison

Déjà très nombreux dans les plaines qui s'étendent des Montagnes de l'Ouest jusqu'à la Géorgie aux États-Unis, ce superbe ruminant a bien failli disparaître à jamais vers la fin du XIXe siècle. L'espèce a été rescapée grâce à l'élevage que l'on en a fait en captivité, dans des jardins zoologiques ou dans des ranchs. On en retrouve aujourd'hui quelques hardes dans des parcs nationaux (en Alberta, par exemple).
Le bison figure dans l'écusson du Manitoba et sur son drapeau.

7.2 Le caribou

Animal typiquement canadien, c'est un animal grégaire. Les troupeaux de caribous sont considérables, surtout au moment des migrations annuelles. On peut alors en compter jusqu'à 100 000, se déplaçant à travers la toundra, passant à la nage le courant des rivières, s'abritant dans les forêts d'épinettes et de sapins.
On peut admirer la tête d'un spécimen mâle sur la pièce de monnaie canadienne de 25 sous.

7.3 L'ours

Il y a au Canada trois variétés d'ours:

  1. l'ours brun ou grizzli. On le retrouve dans les forêts montagneuses de l'Ouest, parfois dans la toundra. Il est très présent dans le folklore amérindien;
  2. l'ours noir. Plus répandu que le précédent, on le retrouve dans tout le Moyen-Nord et dans les forêts ou dans les marécages des Appalaches.
  3. l'ours blanc ou polaire. C'est le «nanuk» des Inuit. Il a des épaules puissantes, un corps long, une fourrure épaisse et huileuse. Les touristes accourent en grand nombre à Churchill au Manitoba pour les admirer, lorsqu'ils migrent au tournant des saisons.

L'ours noir est représenté dans les armoiries de l'Ontario. L'ours blanc ou polaire est gravé dans les pièces de deux dollars et sur les plaques des voitures dans les Territoires du Nord-Ouest.

7.4 Le huart à collier

Cet oiseau est représenté sur les billets de vingt dollars et sur la pièce de un dollar. C'est un des nombreux oiseaux migrateurs qui sillonnent le ciel canadien au tournant des saisons.
Un autre oiseau paraissait sur le billet de deux dollars: le merle d'Amérique. Mais ceux-ci ont été retirés de la circulation et supplantés par la pièce bicolore de deux dollars.

En fait, chaque province ou territoire du Canada s'est doté d'un oiseau-symbole:

Ontario: le huard
Québec: le harfang des neiges
Nouvelle-Écosse: le balbuzard
Nouveau-Brunswick: la mésange à tête noire
Manitoba: la chouette cendrée
Colombie-Britannique: le geai de steller
Saskatchewan: la gelinotte
Île du Prince-Édouard: le geai bleu
Alberta: le grand duc
Terre-Neuve: le macareux moine
Yukon: le grand corbeau
Territoires du N.-O.: le faucon gerfaut

Parfois d'autres emblèmes animaux ont été adoptés: le chien terre-neuve pour Terre-Neuve, le husky pour le Yukon, le narval et le renard arctique pour les Territoires du Nord-Ouest, etc.
On peut demander aux élèves de comparer ces symboles canadiens avec ceux de leur pays d'origine. En effet, presque toutes les nations du monde ont choisi des oiseaux, des animaux, des fleurs... comme emblèmes ou comme signes identitaires: par exemple, les États-Unis ont adopté le pygargue ou aigle à tête blanche; le Guatemala, le quetzal ou oiseau de liberté; la ville de Rome, la louve légendaire du Tibre, etc. Ces comparaisons créeront des échanges et aideront à mieux retenir et comprendre les symboles canadiens.

8. Autres symboles

8.1 La tour de la paix

Dédiée à la «paix», la tour érigée au centre des édifices du Parlement d'Ottawa impressionne les visiteurs par sa hauteur de 90 mètres. Elle abrite un carillon de 53 cloches. Quand les députés et les sénateurs siègent dans leurs assemblées respectives, une lumière brille en haut de la tour. Devant cette tour une «flamme éternelle» brûle pour commémorer la confédération canadienne.
C'est aussi devant cette tour qu'a lieu en été la cérémonie de la relève de la garde: les soldats sont vêtus de rouge et portent le grand chapeau à poil. Les touristes canadiens et étrangers sont toujours nombreux pour assister et applaudir.

8.2 La couronne et la Reine

La photo de la reine Élizabeth II est reproduite sur les pièces de monnaie et sur certains billets de banque. La «couronne» est un synonyme d'«autorité», de «pouvoir» de l'état.

De plus, la «couronne du Canada» possède d'autres insignes:

  • le pavillon canadien particulier de la Reine, pour ses visites au Canada;
  • le pavillon du Gouverneur général, hissé là où il préside ou siège d'office;
  • les drapeaux des lieutenants-gouverneurs et des commissaires;
  • le Chiffre royal, que l'on grave sur les décorations, les médailles, etc.
  • la représentation héraldique de la couronne du roi Édouard le Confesseur. Vous trouverez en annexe l'illustration de ces emblèmes.

8.3 L'«union jack»

C'est le drapeau royal de l'Union des royaumes de Grande-Bretagne et d'Irlande.
Officiel depuis 1606 dans les îles Britanniques, il fut introduit d'abord à Terre-Neuve en 1610 et adopté par la suite par les représentants du souverain britannique après 1867. On le retrouve actuellement sur les drapeaux de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de l'Ontario.
Durant la première guerre mondiale les soldats canadiens se sont battus sous ses couleurs. Depuis l'adoption de l'unifolié rouge et blanc actuel, l'«Union Jack» n'est arbore qu'en des lieux et des circonstances particulières.

8.4 Les armoiries du Canada

Ces armoiries remontent à 1921, lorsqu'elles furent approuvées par le roi Georges V. La reine Élizabeth II a autorisé en 1994 que ces mots latins soient ajoutés aux armoiries royales canadiennes: «Desiderantes meliorem patriam» -ce qui signifie: «Ils aspirent à une patrie meilleure».

Les armoiries royales canadiennes rappellent le caractère monarchique, mais aussi les composantes historiques de la confédération canadienne. Elle fut en effet fondée par des colons français, britanniques, écossais et irlandais, qui étaient issus des royaumes de France, d'Écosse, d'Angleterre et d'Irlande.
Ainsi donc, dans l'écusson, on reconnaît des symboles monarchiques:

pour l'Angleterre: les trois lions royaux
pour l'Écosse: le lion royal grimpant
pour la France: les trois lys dorés
pour l'Irlande: la harpe royale de Tara

À gauche de l'écusson, le lion d'Angleterre qui le soutient d'une patte, déploie de l'autre le «union jack», tandis que la licorne écossaise déploie le drapeau royal de France. Le cimier est également un lion royal couronné.
Le Canada y trouve son compte: le lion du cimier tient dans sa patte antérieure une feuille d'érable rouge et au bas de l'écusson centrale on trouve un rameau avec trois feuilles d'érable. La devise en latin illustre l'immensité du territoire canadien qui s'étend «d'un océan à l'autre». Les quatre peuples fondateurs sont commémorés par les emblèmes floraux au bas des armoiries:

les Français: parle lys
les Anglais: par la rose
les Écossais: par le chardon
les Irlandais: par le trèfle

8.5 Les emblèmes floraux

Le cahier vous offre l'image de toutes les fleurs-emblèmes des provinces et des territoires du Canada, toutes regroupées comme dans un bouquet de fleurs sauvages.

Chaque province ou territoire a son propre emblème floral:

Ontario: le trille

Québec: le lys

Nouvelle-Écosse: la fleur de mai

Nouveau-Brunswick: la violette cucullée

Manitoba: le crocus des prairies

Colombie-Britannique: le cornouiller de Nuttall

Île-du- Prince-Édouard: le sabot de la Vierge

Saskatchewan: le lys rouge orangé

Alberta: la rose aciculaire

Terre-Neuve: la sarracénie pourpre

Territoires du Nord-Ouest: la dryade à feuilles entières

Yukon: l'épilobe

Vous trouverez en annexe la clé de lecture de l'illustration du cahier, ainsi qu'un exercice additionnel.

Le trille à grandes fleurs, emblème de l'Ontario, abonde au printemps dans les sous-bois fertiles des régions centrales et atlantiques, ainsi que dans la zone septentrionale des Prairies. Le mot «trille» contient l'indice latin du chiffre «3»: en effet, les grandes fleurs blanches du trille n'ont que trois pétales et la tige ne produit que trois feuilles.

Le lis blanc, symbole du Québec, ne pousse pas dans la nature sauvage du territoire québécois. Cette fleur est le symbole du Québec, parce qu'il rappelle la «Nouvelle-France». Jacques Cartier, «en abordant à Gaspé en 1534, ficha en terre une croix portant l'écu de France d'azur aux trois fleurs de lys d'or». Le lys blanc pousse, par contre, dans les vallées de la Côte-Ouest du Canada, là où le climat est plus tempéré.

La province de Saskatchewan aussi a choisi un lys comme emblème: le lys de Philadelphie, de couleur orange, qui pousse dans les prés et les bois clairs en été. Ce lys est vraiment une fleur locale dans la région des Prairies canadiennes.

La fleur de mai, appelée aussi épigée rampante, est répandue en terrain sableux et tourbeux, dans les Maritimes, les régions du Centre et dans la zone septentrionale des Prairies, jusqu'au Yukon. Les tiges de cette espèce végétale se prolongent en rampant et peuvent atteindre un mètre et demi de longueur. Les fleurs, en forme de petites trompettes sont très parfumées et de couleur rose ou blanche. Il n'y a qu'une seule espèce de fleur de mai en Amérique et une autre seulement dans le reste du monde. L'épicée est l'emblème de la Nouvelle-Écosse.

Qui ne connaît pas les violettes? On en cueille dans les prés, sur les bords des routes, dans les terres agricoles et les prés. Le Nouveau-Brunswick, comme plusieurs états américains, a adopté la violette cucullée comme emblème floral. Cette fleur est très répandue dans toute l'Acadie.

Le Manitoba a été la première province à se choisir un emblème floral: le crocus ou iris des prairies. Ce sont les écoliers de la province qui ont arrêté ce choix sur la fleur printanière qui fait son apparition sur les sols des prairies avant même que toute la neige soit fondue.

Le cornouiller est un arbre qui se couvre de grandes fleurs blanches au printemps et de grappes de baies rouges à l'automne. On retrouve cet arbuste dans les petits boisés des régions canadiennes. Ses fleurs sont l'emblème de la Colombie-Britannique.

Le sabot de la Vierge est une orchidée. Cette fleur, en forme de petit sac, ressemble à un petit sabot blanc ou rose. Les sabots de la Vierge s'épanouissent généralement en mai et juin, dans les sous-bois humides des régions canadiennes. L'île-du-Prince-Édouard l'a choisie comme emblème, même si cette province arbore des chênes dans son écusson et son drapeau.

Une autre province qui a interpellé ses écoliers pour se doter d'un emblème floral, c'est l'Alberta. Le choix des enfants de cette province est tombé sur l'églantine ou la rose sauvage à cinq pétales.

La sarracénie pourpre est une plante insectivore, répandue sur les sols acides et tourbeux. Après avoir figuré sur les pièces de monnaie de Terre-Neuve jusqu'en 1938, elle devient la fleur emblème de cette province en 1954.

La dryade à feuilles entières, de la famille des rosacées, est une plante qui pousse en région arctique, sur des sols rocailleux et peu fertiles, à de hautes altitudes. Elle brave pour ainsi dire le climat rigoureux de la taïga et de la toundra. Les tiges sont courtes et ne portent qu'une seule fleur blanche. Cette fleur est tout indiquée pour représenter les Territoires du Nord-Ouest!

Les épilobes poussent tout l'été dans le Grand-Nord: fleurs d'un rouge vif, on les appelle aussi les «bouquets rouges» ou les «fleurs du feu». En effet, cette plante stabilise le sol et enclenche un nouveau cycle végétal sur les sols dévastés par des incendies de forêts. Le Yukon qui souffre des ravages causés par ces tristes événements, a choisi comme emblème le bouquet rouge de l'épilobe ou «fleur du feu».

Les emblèmes floraux sont des éléments de contenus qui suggèrent des activités intéressantes: comme monter (ensemble ou individuellement) un herbier à partir des fleurs des champs de la région où vous et vos élèves résidez, discuter des particularités des fleurs-emblèmes, les comparer avec les emblèmes floraux des pays d'origine, échanger les légendes et les petites histoires qui s'y greffent, recréer avec des papiers de couleur le «bouquet du Canada» en imitant les fleurs-emblèmes des provinces et des territoires.

On peut faire des exercices semblables avec les drapeaux des provinces, avec les pavillons des représentants de la Reine. Les élèves pourraient également tenter de reproduire les armoiries royales du Canada, etc. Vous trouverez d'autres suggestions dans les annexes à la fin de ce cahier.

8.6 La Police montée

Les gendarmes de la «Police montée», avec leur veste rouge, leur chapeau de «rangers», leurs magnifiques montures, leurs lances décorées de fanions multicolores, sont définitivement Incrustés à l'image que le monde se fait du Canada. Créé en 1873, ce corps de gardien de la paix a participé au développement du Canada, au maintien de l'ordre à travers son immense territoire. Le cinéma et la télévision ont souvent illustré cette saga. On l'appelait la Police «montée» car ses agents utilisaient beaucoup le cheval dans leurs fonctions.
En 1920, la Police montée devenait la Gendarmerie royale du Canada, ou la «G.R.C.». Ce corps de police est très actif aux postes de frontières et aux aéroports. Les réfugiés peuvent avoir développé une certaine crainte ou méfiance à l'égard des agents de la G.R.C. En classe, le discours sur ce présumé symbole risque de s'avérer une «danse sur les œufs»: la sagesse de l'enseignant est requise pour ne pas heurter la sensibilité, les quant-à-soi de certains et pour ne pas réveiller de tristes souvenirs ou des vicissitudes ingrates.

9. L'hymne national

Il n'y a pas longtemps que «ô Canada!» a été proclamé hymne national du Canada: en effet, c'est en 1980, soit cent ans après qu'il fut chanté pour la première fois en 1880 à l'occasion de la fête de la Saint-Jean-Baptiste. L'auteur de la musique est Calixa Lavallée, les paroles françaises ont été écrites par Basile Routhier et traduites en anglais par Robert Weir en 1908. Tous ceux qui ont assisté à un match de hockey de la ligue nationale ou qui l'ont regarde à la télévision, tous ceux qui ont suivi les athlètes olympiques canadiens jusqu'au podium des médaillés d'or, ont entendu cet hymne.

Au Salut accordé soit aux membres de la famille royale en visite au pays soit aux représentants du souverain britannique, on joue aussi le «Dieu protège la Reine», qui est à la fois l'hymne national anglais et l'hymne royal canadien. Vous pouvez écrire ou faire écrire au tableau l'hymne national canadien et encourager les élèves à l'apprendre par cœur, afin qu'ils puissent le chanter comme témoignage de leur allégeance au pays dont ils demandent la citoyenneté.

10. Les fêtes canadiennes

Les Canadiens célèbrent plusieurs fêtes que l'on retrouve dans beaucoup de pays occidentaux, comme Noël, le Jour de l'an. Mais il y a des jours fériés propres aux traditions canadiennes:

  1. la «Fête du Canada», le 1er juillet,
  2. la fête de la Reine Victoria, le 24 mai,
  3. la fête du travail, le premier lundi du mois de septembre,
  4. la fête du «souvenir», le 11 novembre, pour commémorer les soldats morts sur les champs de bataille.

Il existe aussi d'autres fêtes propres à certains groupes de population: la Saint-Patrick pour les Irlandais (17 mars), la Saint-Jean pour les Québécois (le 24 juin), de nombreuses fêtes pour les autochtones, sans oublier les célébrations religieuses et profanes des nouveaux arrivants.

La fête nationale du Canada du 1er juillet est sans doute la plus spectaculaire et la plus populaire à travers tout le pays.

11. Les sports «nationaux»

Dans chaque pays du monde, la population se passionne pour un type de sport plutôt que pour un autre. Les Canadiens commencent tout juste à s'intéresser au soccer, mais ils sont de fervents partisans des équipes de hockey, de football et de base-ball.
Un sport typiquement amérindien est la crosse.

Aujourd'hui, par contre, le Canada encourage ses athlètes à pratiquer l'ensemble des sports olympiques. C'est ainsi que le Canada remporte toujours plusieurs médailles aux jeux d'été et aux jeux d'hiver.

12. La nature, symbole du Canada

La nature arctique, les chutes du Niagara, les Rocheuses, les lacs et les forêts en toutes saisons, l'hiver rigoureux, les livrées de l'été indien, les triangles d'oiseaux migrateurs qui se dessinent dans le ciel au tournant des saisons, notre flore et notre faune, l'immensité des paysages, la douceur de certaines régions contrastant avec le gigantisme et la rudesse d'autres terroirs, la richesse en rivières et en plans d'eau, le caractère unique et majestueux de ce jeune pays... voilà autant de traits identitaires qui le font aimer ou envier.

L'enseignant trouvera sans doute de brefs documentaires ou des diaporamas à montrer à ses élèves, pour illustrer ces facettes du pays. Près de chez vous il y a des beautés naturelles qui méritent d'être visitées, des coins de ville ou des campagnes où vous devriez accompagner vos élèves pour des journées vertes, blanches ou rouges.

13. Autres suggestions d'activités

13.1 Les timbres-poste

On peut apprendre beaucoup de choses sur le Canada, sur ses institutions et sur son histoire en collectionnant les timbres de Postes-Canada. On y retrouve les représentations des symboles nationaux, comme le castor, le drapeau, le gendarme de la G.R.C., la goélette «Bluenose», ou bien la représentation de personnages importants, comme un lauréat du prix Nobel ou le souverain britannique, ou encore la représentation d'un événement qui a marqué l'histoire du Canada.
L'enseignant, surtout s'il est philatéliste, pourra proposer l'analyse d'une série de timbres, dans le but de faire relever par les élèves certains de ces éléments étudiés dans le cahier.
L'étude des timbres des Postes canadiennes peut constituer le point de départ de conversations et d'échanges sur de multiples aspects de l'histoire et du patrimoine canadien.

13.2 La monnaie

Le Canada s'est servi de monnaies étrangères jusqu'au début du XIXe siècle. Mais depuis la Confédération la monnaie canadienne est devenue graduellement la seule à avoir cours dans les Provinces ou les Territoires confédérés. Comme les timbres, les pièces de monnaie et les billets de banque comportent des images gravées ou imprimées qui, à leur façon, célèbrent ou rappellent la réalité canadienne.
Les élèves pourraient être invités à nommer les coupures qui représentent le Souverain britannique, un certain personnage canadien, des animaux typiques de la faune canadienne, la feuille d'érable, des édifices publiques ou des monuments historiques... Quel est le symbole canadien qui paraît sur tous les billets de banque? De quelle couleur sont-ils ces billets de banque? Dans quel métal frappe-t-on les pièces de la monnaie canadienne?
Vos élèves pourraient tenter d'imaginer une pièce éventuelle de cinq dollars: que voudraient-ils graver sur le côté face ou sur le côté pile?

13.3 Au Canada, de nombreux drapeaux flottent dans le ciel...

En effet, les étrangers trouvent que les Canadiens arborent une grande variété de drapeaux: le drapeau national, les drapeaux des provinces, le drapeau municipal, le drapeau de la compagnie, le drapeau de son propre pays d'origine, les drapeaux des visiteurs et des touristes attendus... Les élèves pourraient faire le relevé des drapeaux qu'ils remarquent en haut des édifices, aux entrés des commerces, sur les devantures et les hampes des bureaux où ils s'adressent. Souvent la présence de tel ou tel drapeau est justifiée: il s'agit de signifier des pouvoirs, des responsabilités, parfois même des options politiques.
Dans le cadre des contenus du cahier «Canada: Fêtes et Symboles», nous avons insisté uniquement sur le drapeau et sur les autres symboles du Canada. D'autres fascicules de la série informeront les élèves et les lecteurs à propos des drapeaux des groupes francophones du pays, à propos des emblèmes et des drapeaux provinciaux ou territoriaux.
Nous vous le disions: au Canada ce ne sont pas les drapeaux ni les insignes qui font défaut!

14. Corrigé des questions de pré-test

1) Connaissances générales du Canada.

  1. Quelle est la date de la Fête du Canada?
    Le 1er juillet.
  2. Comment est le drapeau canadien?
    Rouge et blanc, avec une feuille d'érable à onze pointes, rouge et stylisée.
  3. Quel animal est le symbole officiel du Canada?
    Le castor.
  4. Comment s'appelle la tour du parlement canadien?
    La Tour de la paix.
  5. Quelle est l'origine du nom «Canada»?
    Amérindienne.
  6. Qui est le chef officiel de l'État canadien?
    Le souverain britannique. (En l'occurrence, la reine Elizabeth II).
  7. Comment s'appelle l'hymne national du Canada?
    «Ô Canada!».
  8. Donnez les deux premières lignes de l'hymne national.
    «Ô Canada!
    terre de nos aïeux,
    ton front est ceint
    de fleurons glorieux!»

2) Connaissances générales de votre province.

L'élève devra interroger ses amis canadiens, son enseignant ou consulter la bibliothèque scolaire ou municipal, afin de pouvoir répondre aux questions qui touchent la province ou la ville où il réside.

VIII – «Canada - Les droits et libertés»(1)
IX – «Canada - Les droits et libertés» (2)

L'auteur de ces deux cahiers est M. Abdelkébir El Bina, auteur et chercheur dans le domaine de la francisation et de l'alphabétisation des immigrants. Dans la conception et la réalisation des textes et des exercices de ces deux fascicules, M. Abdelkébir El Bina nous démontre la finesse de sa compréhension des adaptations et des mutations de mentalité que doivent opérer un bon nombre de nouveaux venus au Canada.

1. À qui sont adressés ces deux cahiers

Dans l'élaboration de ces deux outils de formation, l'auteur a ciblé des adultes relativement peu instruits, des analphabètes fonctionnels. Il faut reconnaître que les textes et les exercices exigent l'intervention et l'aide de l'enseignant. Nous savons qu'on les a validés en classe de francisation (niveau intermédiaire) et dans des groupes d'alphabétisation de cycle avancé. Dans les deux cas, les efforts et le travail a donné de très bons résultats, soit par des progrès remarquables en langue orale (discussion, expression d'opinion, demande d'information...), soit en saisie de sens par la lecture, soit en appropriation de contenus utiles (prise de conscience de ses propres droits et libertés comme nouveau citoyen canadien).

2. Un coup d'œil à la table des matières des deux cahiers

(Cahier 1)

1 L'individu comme personne
- la Charte canadienne des droits et libertés
- les libertés fondamentales
- le droit à la vie, à la liberté, à la sécurité
- l'égalité des citoyens devant la loi
- les droits démocratiques

- le droit de circuler et de choisir librement son domicile

6 Le respect de l'intégrité physique de l'individu
- les violences physiques sont interdites par la loi canadienne
- la torture et l'esclavage sont proscrits
- la peine de mort est abolie
- on ne peut être opéré contre son gré
- la Charte protège contre la cruauté
- l'euthanasie est considéré comme un crime

9 L'égalité de l'homme et de la femme
- la femme travaillant à l'extérieur
- la répartition des tâches ménagères
- la formation post-secondaire chez les hommes et les femmes
- la parité salariale

15 La femme et le milieu de travail
- l'engagement des femmes dans les professions
- les femmes et le mouvement syndical
- les luttes des femmes pour la reconnaissance de leur juste place
- le choix de métiers non traditionnels pour les filles
- droits égaux pour les hommes et les femmes

18 Le droit de vote
- les conditions pour pouvoir voter
- on vote une seule fois par élection
- le vote est secret
- une personne peut être privée du droit de vote

21 Le droit d'expression
- c'est un droit fondamental
- on peut afficher son opinion
- on ne peut insulter les autres
- est défendu d'exprimer des idées racistes ou haineuses
- il faut respecter les opinions des autres
- chaque citoyen adroit à sa dignité et à sa réputation

24 La syndicalisation des employés
- la fonction d'un syndicat
- la liberté de choisir son syndicat
- la grève et le lock-out
- les conventions collectives sont négociées
- en cas de grève illégale on peut prendre des mesures disciplinaires

27 Santé et sécurité au travail
- les règlements sur la sécurité doivent être affichés
- les mesures préventives
- les assurances en cas d'accident

(Cahier 2)

1 La protection de l'enfant
- l'enfant a droit à la protection des adultes
- c'est une obligation qui touche tous les adultes
- les parents doivent assurer la sécurité de leurs enfants
- on ne doit pas laisser seuls de petits enfants
- les parents doivent nourrir adéquatement et vêtir leurs enfants
- les parents doivent consulter un médecin quand l'enfant est malade
- on doit dénoncer les cas d'abandon d'enfants ou de sévices

5 Les corrections corporelles
- la correction des enfants doit être raisonnable
- on ne doit jamais faire mal à l'enfant
- on ne doit pas priver les enfants d'eau ou de nourriture
- on ne doit pas priver les enfants de jouer pour de trop longues périodes
- on ne doit pas enfermer les enfants dans le noir
- la loi punit l'abus des corrections corporelles

8 Le travail de l'enfant
- le travail à plein temps n 'est pas pour les enfants (moins de 16 ans)
- les parents sont responsables de la fréquentation scolaire des enfants
- l'enfant peut accomplir de petits travaux après l'école
- le travail de l'enfant à la maison ne doit pas nuire à sa santé
- les parents ne peuvent forcer l'enfant à travailler à plein temps
- les parents ne doivent pas tolérer le travail illégal de leurs enfants

11 L'intégrité physique de l'enfant
- les lois provinciales protègent les enfants
- les parents doivent fournir aux enfants un logement équipé
- les parents sont responsables de l'intégrité physique des enfants
- les parents ne doivent jamais les mutiler ou les laisser mutiler
- l'État peut retirer la garde des enfants maltraités
- les tribunaux poursuivent les agresseurs d'enfants

15 L'autorité parentale et la loi
- les deux parents se partagent les responsabilités
- les parents ont le droit et l'obligation de s'occuper de leurs enfants
- en cas de négligence, ils sont privés de leurs droits parentaux
- l'État remplace les parents déchus

18 Les libertés religieuses
- toutes les religions sont égales devant la loi canadienne
- la liberté de foi et de conscience est une liberté fondamentale
- la liberté de religion n'exempte jamais du respect des lois canadiennes
- la loi canadienne proscrit la polygamie
- on ne peut retenir de l'école les enfants pour des objections religieuses
- on ne peut imposer aux enfants la participation aux rites d'une autre religion
- la police ne peut pas troubler des rites qui n'enfreignent pas la loi

22 La protection du citoyen
- personne n'est au-dessus de la loi
- l'autorité des tribunaux
- la loi protège les droits et les libertés des citoyens
- les citoyens ont tous droit à la protection de la loi
- le droit à la sécurité et à la protection de ses biens
- la protection contre l'emprisonnement et la détention arbitraires
- l'indépendance du pouvoir judiciaire

3. Les termes abstraits

Dans ces cahiers, les termes abstraits sont plutôt abondants. Avant d'aborder certains contenus, on suggère d'expliquer le sens et la portée des mots abstraits qu'on utilise, surtout si dans le groupe d'élèves il y a des personnes particulièrement sous-instruites ou issues de langues qui n'empruntent pratiquement jamais de tels termes.
En effet, avant de parler de «justice», il faut tester si l'élève saisit assez bien le sens distinct de: «juge», «juger», «jugement», «juste», «homme juste», «sentence juste», «injuste», «la justice (comme qualité)», «la justice (comme institution)», «traiter avec justice», «traduire en justice», etc. Nous ne parlons pas ici de faire retenir des familles «analogiques» entières et compliquées de mots, des ensembles sémantiques de termes homonymes ou synonymes à n'en plus finir, dont est farcie la langue française. On sait, en effet, que l'étranger qui apprend le français ne retient pratiquement jamais plus de deux ou trois termes reliés par homonymie ou synonymie.
Mais cela vaut la peine de faire réaliser la différence entre le verbe, le substantif, l'adjectif et l'adverbe de même racine que le français emploie pour exprimer dans son discours une même idée ou concept:

le juge

juger

une loi juste

la justice

punir justement

jugement

Prenons comme exemple le premier sous-titre du premier cahier: nous y décelons beaucoup de termes pouvant être considérés comme «abstraits» et donc comme difficiles à comprendre de la part de plusieurs élèves à cause de multiples raisons.

droit

liberté

pensée

expression

réunion

association

vie

sécurité

discrimination

race

origine

déficience

et sans doute aussi:

conscience

religion

âge

sexe

Parfois l'enseignant peut traduire en passant le mot s'il connaît la langue patrimoniale de l'élève: cela fait épargner du temps et éviter de trop longues digressions et même des confusions. Pour ces mêmes raisons l'enseignant peut aussi consulter au préalable des dictionnaires bilingues afin d'être prêt à donner au besoin les termes correspondants dans d'autres langues parlées par les membres de son groupe. Bien évidemment, il ne faut pas exagérer dans ce recours aux langues d'origine, il vaut mieux tenter d'abord de réaliser une saisie directe des termes français, par des définitions, des mises en situation, des comparaisons, des interprétations gestuelles, etc.

L'enseignant devra donc s'assurer de la justesse méthodologique de ce qu'il devra mettre en œuvre pour amener ses élèves à une réelle saisie du sens des mots. Pour cela, il ne devra pas perdre de vue que certaines langues-sœurs du français (comme l'espagnol, par exemple) présentent des similitudes non seulement phonétiques mais également structurales et sémantiques considérables, qui rendent plus aisée la compréhension du français, tandis que d'autres langues, réellement «distantes», ne peuvent qu'accuser des dissimilitudes profondes à tous les niveaux, avec, éventuellement, une absence totale de termes abstraits et une catégorisation inhabituelle et déroutante des mots.

4. Des termes précis ou techniques

Comme il fallait s'y attendre, ces cahiers comportent également un grand nombre de termes techniques et très précis. L'auteur prend bien soin d'attirer l'attention du lecteur ou de l'élève sur le sens de ces mots, surtout par des exercices et des activités de recherches dans le dictionnaire en plus de les faire paraître dans la suite des textes proposés à la lecture.

En voici le recueil:

garantir les droits

les libertés fondamentales

une réunion pacifique

la discrimination

être éligible

l'intégrité physique

la torture

un traitement cruel

l'euthanasie

la peine de mort

un viol

l'esclavage

un recenseur

l'électeur, l'électrice

un droit fondamental

une opinion

l'expression

l'affichage

insulter

des idées haineuses

la dignité

la réputation

les communications

adhérer

un lock-out

une convention collective

de l'intimidation, intimider

une grève illégale

une mesure disciplinaire

le syndicat

la négociation

l'emploi, employeur

le chômage

l'électricité

un produit corrosif

le risque

l'infection

l'explosion

la radioactivité

un risque de feu

un poison

la protection

l'obligation

assurer la sécurité

des activités dangereuses

surveiller

interdire

prendre des arrangements

un service de garde

fournir

un logement convenable

préparer des repas

des repas réguliers

consulter un médecin

victime de négligence

l'abandon

l'agression

les autorités

chargé de l'aide

l'aide à l'enfance

être en colère

les corrections corporelles

punir les enfants

causer des blessures

faire mal

priver d'eau

priver de jouer

enfermer dans le noir

abuser des corrections

récompenser

les bonnes actions

un mauvais comportement

punition inacceptable

forcer, obliger

une punition acceptable

frapper, blesser

le travail à plein temps

fréquenter l'école

être responsable

de petits travaux

aider à l'entretien

nuire à la santé

nuire à la scolarité

du travail à temps partiel

forcer à travailler

permettre

du travail illégal

de l'argent de poche

l'exploitation économique

de mauvaises notes

un permis de travail

imposer des limites

la durée du travail

le salaire minimum

quatre pour cent

la paye de vacances

la violence physique

la violence sexuelle

de mauvais traitements

équipé de chauffage

l'éclairage

les installations sanitaires

mutiler

laisser mutiler

des raisons culturelles

un cas de violence

des raisons esthétiques

des raisons religieuses

signaler

un organisme d'aide

des enfants maltraités

retirer du foyer

le foyer familial

être coupable

poursuivre

condamner

le tribunal

la confiance

la mutilation

l'autorité parentale

exercer ensemble

droit et devoir de garde

surveillance

l'éducation

prendre des décisions

le bien des enfants

choisir la résidence

autoriser les soins de santé

de l'aide psychologique

poursuivre légalement

le développement

enlever

le besoin de garde

obéir

les droits de visite

des parents séparés

des parents divorcés

le divorce

aviser

l'obligation alimentaire

quitter

lire le courrier

fouiller

des enfants mineurs

les libertés religieuses

le respect des lois

la polygamie

la moralité publique

participer à des rites

la majorité

troubler

un office religieux

se dérouler dans l'ordre

imposer

majorité

minorité

la croyance religieuse

changer de religion

la conscience

enseigner

une affaire personnelle

un principe fondamental

une liberté absolue

discriminations religieuses

adopter des enfants

refuser des soins

pratiquer ses croyances

en privé, en public

les sectes

le Christianisme

l'Islam

le Judaïsme

le Bouddhisme

l'Hindouisme

le Taoïsme

être au-dessus de la loi

nommer les juges

le droit

la protection

contre les agressions

les biens

la détention

l'emprisonnement

arbitraire

peines cruelles

le pouvoir judiciaire

indépendant

Il est clair que l'enseignant ne doit pas aborder une leçon sur les «droits et libertés» sans prévoir comment expliquer ces concepts ou notions à ses élèves. Ce ne sont pas là des choses à improviser sur-le-champ!
Il faudra aller chercher les connaissances que les adultes possèdent déjà, faire appel à leurs expériences et à leurs habitudes de parents dévoués.
D'un autre côté, on est presque assuré de faire face à des confrontations de nature culturelle et religieuse. L'enseignant canadien se réclame d'une idéologie moderne s'appuyant sur des bases qu'il croit être tout à fait humanistes, philosophiques et scientifiques; il est porté à donner prééminence à l'individu, sujet de droits, être autonome, protégé par les lois. Les immigrants vont plutôt insister sur l'autorité de la famille, de la tradition, de l'emprise du groupe, sur les solidarités communautaires. La famille immigrante est généralement élargie, trigénérationnelle. Ils perçoivent aussi la religion comme la norme morale tant pour l'individu que pour la société. Dans ce choc de valeurs il y a des zones sensibles où même des incidents critiques peuvent envenimer les échanges. Il est sage d'appréhender des mésententes portant sur des points comme:

  • l'éducation des enfants,
  • les rapports hommes-femmes,
  • les rôles de la société, de l'école et de la famille,
  • les types de famille et l'autorité du père,
  • les pratiques religieuses,
  • le rapport au corps, aux soins de santé, à la mort elle-même.

L'enseignant canadien ne doit pas comparer les pratiques réelles des familles immigrantes avec les pratiques idéales des familles canadiennes. Par exemple, en matière de correction corporelle des enfants, il doit être conscient que quand on affirme qu'«ici cela ne se fait pas», on indique plutôt la mauvaise conscience de mal faire que manifestent les parents canadiens qui encore battent leurs enfants. C'est un peu comme cela aussi dans les relations hommes-femmes: si nos lois sont justes, nos mœurs le sont-ils dans la même mesure?
En fait, l'utilisation de ces deux cahiers exige beaucoup de sagesse de la part de l'enseignant.

5. Corrigé des questions de pré-test.

  1. Quelle partie de la Constitution protège légalement les droits et libertés fondamentaux de tous les Canadiens?
    La partie de la Constitution qui protège légalement les droits et libertés fondamentaux de tous les Canadiens est la «Charte canadienne des droits et libertés».
  2. Quand la Charte canadienne des droits et libertés est-elle devenue partie intégrante de la Constitution canadienne?
    La Charte canadienne des droits et libertés est devenue partie intégrante de la Constitution canadienne en 1982.
  3. Nommez deux libertés fondamentales protégées par la Charte canadienne des droits et libertés.
    Les libertés fondamentales qui sont protégées par la Charte canadienne des droits et libertés sont:
    1. la liberté de conscience et de religion;
    2. la liberté de pensée, de croyance, d'opinion et d'expression, y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication;
    3. la liberté de réunion pacifique;
    4. la liberté d'association.
  4. Nommez trois droits traditionnels protégés par la Charte canadienne des droits et libertés.
    Parmi les droits traditionnels protégés par la Charte canadienne des droits et libertés, on peut citer:
    1. le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne;
    2. le droit a la protection contre la détention et l'emprisonnement arbitraires;
    3. le droit d'avoir recours à l'assistance d'un avocat et d'être informé de ce droit en cas d'arrestation ou de détention;
    4. le droit à la protection contre les peines et les traitements cruels.
  5. Énumérez quatre droits que possèdent les citoyens canadiens.
    Les citoyens canadiens ont les droits suivants:
    1. demeurer au Canada, y entrer et en sortir librement;
    2. voter et être éligibles aux élections législatives fédérales ou provinciales;
    3. se faire instruire en français ou en anglais;
    4. demander un passeport canadien.
  6. Qui a le droit de demander un passeport canadien?
    Tout citoyen canadien a le droit de demander un passeport canadien.
  7. Qui a le droit d'entrer et de sortir du Canada quand il le veut?
    Tout citoyen canadien a le droit d'entrer et de sortir du Canada quand il le veut.
  8. Qui a le droit que sa candidature à un poste soit étudiée en priorité au gouvernement fédéral?
    Tout citoyen canadien a le droit que sa candidature à un poste soit étudiée en priorité au gouvernement fédéral.
  9. Que signifie «égalité» en vertu de la loi?
    La Charte canadienne des droits et libertés garantit l'égalité juridique à tous les citoyens canadiens sans aucune discrimination sur la race, l'origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l'âge ou les déficiences mentales ou physiques. La loi s'applique à tous, et tous bénéficient de la même protection de la loi.
  10. Que signifie «liberté de circulation et d'établissement»?
    Tout citoyen canadien a le droit de s'installer dans une autre province canadienne pour y vivre et y travailler. Un citoyen qui cherche du travail dans une autre province doit être traité sur le même pied d'égalité que les résidents de cette province. Bien entendu, il faut satisfaire aux exigences professionnelles ou techniques demandées. Il faut aussi vivre pendant un certain temps dans cette province avant d'être admissible à l'aide sociale ou à l'assurance-maladie.
  11. Nommez six responsabilités d'un citoyen.
    Tout citoyen canadien a les responsabilités suivantes:
    1. voter aux élections;
    2. observer les lois du Canada;
    3. offrir son aide aux autres membres de la communauté;
    4. exprimer ses opinions librement tout en respectant les droits et libertés des autres;
    5. valoriser le patrimoine du Canada;
    6. éliminer la discrimination et l'injustice.
  12. Que promettez-vous lorsque vous prêtez le serment de citoyenneté?
    Lorsque je prête le serment de la citoyenneté canadienne, je jure (ou déclare solennellement) que je serai fidèle et que porterai sincère allégeance à Sa Majesté la Reine Elisabeth Deux, Reine du Canada, à ses héritiers et à ses successeurs, en conformité de la loi. Je jure (ou déclare solennellement) également que j'observerai fidèlement les lois du Canada et remplirai mes devoirs de citoyen canadien.
  13. Expliquez de quelle façon un droit de citoyen peut également être perçu comme une responsabilité de citoyen, par exemple le droit de vote.
    Les droits vont de pair avec les responsabilités. Personne n'est obligé de voter ni de se porter candidat à une élection, mais il ne peut y avoir de démocratie si les citoyens ne participent pas.
  14. Donnez un exemple de la façon dont vous pouvez manifester votre sens de responsabilité en participant aux activités communautaires.
    En tant que citoyen canadien, je peux manifester mon sens de responsabilité en participant aux activités communautaires suivantes:
    1. faire partie d'un groupe communautaire, par exemple un groupe d'alphabétisation populaire ou un groupe de protection de l'environnement;
    2. aider mes voisins;
    3. travailler avec d'autres personnes pour trouver des solutions aux problèmes qui existent dans ma communauté;
    4. travailler comme bénévole à la campagne électorale d'un candidat de mon choix;
    5. me porter candidat à une élection.
  15. Quel document juridique reconnaît la diversité culturelle des Canadiens?
    La "Loi sur le multiculturalisme canadien» reconnaît la diversité culturelle des Canadiens et donne à tous la liberté de maintenir et de partager le patrimoine culturel canadien et de participer pleinement et équitablement à la vie nationale.
  16. Donnez un exemple ou l'égalité du français et de l'anglais est reconnue au Canada.
    Les exemples suivants montrent que l'égalité du français et de l'anglais est reconnue au Canada:
    1. le français étranglais ont un statut égal au Parlement du Canada, dans les tribunaux fédéraux et dans toutes les institutions fédérales;
    2. tout citoyen canadien a le droit de subir un procès criminel en français ou en anglais;
    3. le public a le droit, aux endroits où la demande est suffisante, de recevoir les services du gouvernement fédéral en français ou en anglais;
    4. les groupes minoritaires de langue officielle de chaque province et des territoires ont le droit à l'instruction dans leur langue.
  17. Quelles sont les deux langues officielles du Canada?
    Les deux langues officielles du Canada sont le français étranglais.
  18. Quels documents juridiques protègent les droits relatifs aux langues officielles des Canadiens?
    Les documents juridiques qui protègent les droits relatifs aux langues officielles des Canadiens sont:
    1. la Constitution canadienne;
    2. la Loi sur les langues officielles;
    3. la Charte canadienne des droits et libertés.
  19. Quelles sont les quatre conditions que vous devez respecter pour voter à une élection fédérale?
    Je peux voter a une élection fédérale:
    1. si je suis citoyen canadien;
    2. si je suis âgé d'au moins 18 ans;
    3. si je suis inscrit sur la liste des électeurs;
    4. si, en plus de remplir toutes les conditions précédentes, je vis à l'extérieur du Canada depuis moins de cinq ans ou si je travaille pour le gouvernement fédéral, pour les Forces armées canadiennes ou pour certains organismes nationaux à l'étranger.
  20. Que signifie un scrutin secret?
    Selon les lois du Canada, les élections se font par voie de scrutin secret. Cela veut dire que personne n'a le droit de vous surveiller pendant que vous votez ni d'examiner votre bulletin de vote une fois que vous l'avez rempli. Vous avez la liberté de discuter avec d'autres personnes de la façon dont vous avez voté, mais personne n'a le droit de vous obliger à dire pour qui vous avez voté.
  21. Qui a le droit de voter aux élections fédérales?
    Tout citoyen canadien âgé d'au moins 18 ans et inscrit sur la liste des électeurs a le droit de voter aux élections fédérales.
  22. Qui a le droit de se présenter comme candidat aux élections fédérales?
    Tout citoyen canadien âgé d'au moins 18 ans a le droit de se présenter aux élections fédérales.

X – «Canada - Les responsabilités du citoyen» (1)
XI – «Canada - Les responsabilités du citoyen» (2)

Les co-auteures de ces deux fascicules, Mesdames Suzanne Pilon et Marie Fecteau, sont des enseignantes qui ont travaillé longtemps dans le domaine de l'alphabétisation des adultes allophones. Mme Pilon a participé activement à la conception et à la rédaction du programme de francisation-alphabétisation des immigrants à la CÉCM. Mme Fecteau est une pionnière en alphabétisation familiale et a été l'âme du projet «J'apprends avec mon enfant».

1. À qui s'adressent deux cahiers

Ces deux fascicules ont été conçus et rédigés pour aider les progrès en lecture du français d'élèves adultes allophones très peu scolarisés, voire analphabètes. L'approche que les auteures ont choisie prévoit une progression «à deux vitesses». En effet, les diverses parties des deux cahiers comprennent deux versions du même contenu: la «version 1» (très simplifiée) pour des élèves très faibles en lecture et la «version 2» (un peu plus élaborée) pour des élèves légèrement plus avancés.

2. Le contenu des deux cahiers

«Canada: les responsabilités du citoyen (1)» couvre ces quatre responsabilités:

  1. Voter 4-9
  2. Payer les impôts et les taxes 10-17
  3. Respecter les lois 18-23
  4. Protéger l'environnement 24-29

En ouvrant le cahier, on retrouve, sur un fond de drapeau canadien flottant sur le continent de l'Amérique du Nord, le serment de la citoyenneté canadienne. Suivent deux pages de table des matières avec les détails du contenu de chaque éléments:

  • le texte de lecture dans ses deux versions,
  • divers exercices et questionnaires,
  • le lexique.

À la toute fin, un questionnaire attend l'élève.

«Canada: les responsabilités du citoyen (2)» est structuré de façon semblable et il couvre ces quatre autres responsabilités:

  1. Les responsabilités sociales 4-9
  2. Les devoirs des conjoints 10-15
  3. Les devoirs des parents 16-21
  4. Les devoirs des enfants 22-27

Ce cahier aussi s'ouvre avec le serment de la citoyenneté canadienne. Les quatre sous-chapitres comportent les deux versions pour le texte de lecture. Suivent des activités pour activer la saisie de sens et pour intégrer des points de grammaire, comme les déterminants, la forme négative, la forme affirmative. Chaque élément est clôturé par un «sujet de discussion». Le lexique est présenté à la fin du cahier (pages 31 et 32).

Ce deuxième fascicule sur les responsabilités du citoyen comporte un résumé illustré de tout le contenu (pages 28-30). Ces dernières pages pourraient sûrement aider un élève plus avancé dans ses études et donc tout à fait alphabétisé.

3. Comment se servir en classe de ces deux cahiers

Dans une classe de niveau très élémentaire d'alphabétisation il sera très facile de s'en servir car l'enseignant n'aura qu'à suivre la progression suggérée, proposer les activités et les exercices, faire de tous les points du contenu des prétextes pour échanger en français, s'attaquer à la version appropriée pour la classe.
On peut reproduire le texte au tableau noir et dans les cahiers de devoirs des élèves, en faire la lecture à haute voix, en prenant soin de bien expliquer chaque phrase, surtout les mots-clés et les termes un peu plus difficiles à lire ou à saisir.

L'enseignant remarquera facilement que dans les deux versions les phrases sont simples, composées de moins de 9 mots. Les fonctions dans ces phrases sont celles du sujet, du verbe, du complément d'objet; à cela on ajoute à l'occasion un complément circonstanciel, mais pas plus qu'un. Ce ne sont pas des textes «authentiques» car les auteures les ont composés en fonction de la classe d'alphabétisation. Le temps des verbes est pratiquement toujours le présent de l'indicatif, le plus aisé pour des élèves aussi peu scolarisés. L'enseignant observera la nette différence entre les deux versions, la première étant vraiment très simplifiée. Malgré cela, il se pourrait bien qu'auprès d'élèves très très faibles il faille simplifier davantage le texte, le réduire. L'enseignant est le seul juge de ces circonstances et il est bien libre de remanier la première version et de l'émietter à sa guise afin de l'adapter au niveau de ses élèves. Quoi que l'on fasse, il faut s'assurer que les élèves progressent en communication orale en français, en saisie de sens par la lecture de textes écrits, en connaissance des responsabilités qu'ils encourent en postulant la citoyenneté canadienne.

Nous suggérons deux activités lors de l'étude de ces deux fascicules:

  1. composer une murale avec le serment de la citoyenneté et l'afficher dans la salle de classe avec des illustrations choisies par les élèves eux-mêmes;
  2. transcrire sur de grandes feuilles l'essentiel de chaque responsabilité au fur et à mesure qu'elle est apprise et comprise et décorer les mur de la salle de classe avec ces textes.

Des élèves plus ferrés en lecture du français, pourront passer directement au résumé illustré des pages 28-30 du deuxième fascicule. Ce qui ne les empêche pas de participer à la confection des tableaux et des affiches murales.

Des élèves plus ferrés en lecture du français, pourront passer directement au résumé illustré des pages 28-30 du deuxième fascicule. Ce qui ne les empêche pas de participer à la confection des tableaux et des affiches murales.

4. Corrigé des questions de pré-test

(Cahier 1)

  1. Nommez les responsabilités d'un citoyen canadien:
    1. voter
    2. respecter les lois
    3. payer les impôts et les taxes
    4. protéger l'environnement.
  2. Je prends soin du patrimoine naturel du Canada. Comment? Je donne un exemple:
    Je récupère les bouteilles vides. (Note: toute réponse reliée à la protection de l'environnement est acceptée.)
  3. Je prête le serment de citoyenneté. Quelles sont les promesses?
    1. Être fidèle et porter allégeance à la reine.
    2. Observer les lois du Canada.
    3. Remplir mes devoirs de citoyen canadien.
  4. Je suis citoyen canadien. J'ai le droit de voter. J'ai la responsabilité de voter. Expliquer pourquoi c'est un droit.
    Chaque citoyen canadien doit être consulté au moment d'une élection. La charte des droits et libertés confirme le droit d'être consulté démocratiquement et donc d'être inviter à voter aux élections législatives fédérales et provinciales.
  5. Expliquer pourquoi voter c'est également une responsabilité.
    Chaque citoyen canadien est un membre responsable de la communauté. Il prouve qu'il se sent responsable en participant aux élections.

(cahier 2)

  1. Nommez 4 responsabilités du citoyen.
    1. Exprimer ses opinions.
    2. Se respecter et respecter les autres membres de la communauté.
    3. Aider les membres de sa communauté.
    4. Éviter la discrimination et l'injustice.
  2. Je prends soin de ma conjointe ou de mon conjoint. Comment? Je donne des exemples:
    Quand ma conjointe est malade, je l'aide. Je participe aux travaux ménagers avec ma conjointe. (Note: toute réponse pertinente est acceptée.)
  3. Je suis parent. Quelles sont mes responsabilités?
    Je dois aimer, éduquer et prendre soin de mes enfants.
  4. Je suis un enfant. Quelles sont mes responsabilités?
    Je dois aimer, respecter, obéir et aider mes parents. Je dois aussi fréquenter l'école et étudier.
  5. Je prête le serment de citoyenneté. Quelles sont les promesses?
    1. être fidèle et porter allégeance à la reine.
    2. Observer les lois du Canada.
    3. Remplir mes devoirs de citoyen canadien.

XII – «Canada - Pays d'accueil»

Les co-auteures de ces deux fascicules sont Madame Danielle Leloutre et Monsieur Bruno Mègre que nous vous avons déjà présentés en introduisant les autres cahiers que nous devons à leurs plumes d'excellents didactes.

1. À qui s'adresse ce cahier

Nous pensons que les textes et les activités que contient ce fascicule conviennent tout a fait à des élèves adultes analphabètes fonctionnels. Nous pensons toutefois qu'ils pourraient également convenir à des élèves adultes mieux scolarisés de niveaux débutant ou intermédiaire des classes de francisation.

2. Le contenu du cahier

Ce cahier présente les définitions des différentes catégories de nouveaux arrivants, la volonté d'ouverture au monde et le chemin d'accès à la citoyenneté canadienne, la philosophie sociale du multiculturalisme pan-canadien et les valeurs fondamentales de la démocratie canadienne: la tolérance de la diversité et le respect de la personne. Le cahier conclut en soulignant l'importance de l'immigration pour le développement passé, présent et futur du pays.

En voici les détails:

2.1. Les nouveaux arrivants:

  • les immigrants (ou ceux qui présentent, à partir de leur pays, une demande d'entrée) dans cette catégorie on compte:
    - les travailleurs indépendants
    - les immigrants investisseurs
    - les membres des familles immigrantes
  • les réfugiés (ou ceux qui demandent refuge au Canada)
    - ce sont des persécutés dans leur pays
    - ou des personnes frappées par de graves détresses
  • l'accès à la citoyenneté
    1. on devient citoyen canadien par naissance (quand on naît sur le territoire canadien ou de parents canadiens)
    2. ou on acquiert la citoyenneté (quand on est résident permanent et on remplit certaines conditions, comme: en faire la demande, passer un examen et prêter serment d'allégeance...)

2.2. La loi canadienne sur l'égalité:

  • la loi est égale pour tout le monde
  • l'école est obligatoire pour tous les enfants jusqu'à 16 ans
  • la loi protège tous les citoyens (la Charte des droits et libertés)
  • la loi interdit toute forme de discrimination

2.3. Le "Multiculturalisme»:

  • le Canada accepte toutes les cultures
  • les personnes de même origine peuvent se regrouper librement
  • les groupes ethniques peuvent garder leurs traditions
    - les«petites patries»
    - la variété des groupes ethniques à travers le Canada
  • la loi sur le multiculturalisme reconnaît:
    - l'égalité culturelle
    - la liberté culturelle
    - la diversité culturelle

2.4. La démocratie: droits et devoirs individuels:

  • tous les habitants du Canada ont des droits fondamentaux:
    - de s'exprimer dépenser
    - de se déplacer librement de voter d'être candidat
  • Au Canada on reconnaît certaines valeurs comme intouchables
    - l'intégrité physique
    - la monogamie
    - la propriété privée
    - la protection de l'enfant

2.5. La démocratie: droits et devoirs collectifs:

  • payer des taxes et des impôts
  • condition pour les biens et services publics
  • les individus sont co-responsables des biens et services à la population
  • le droit à la dissidence
  • le droit de manifester: sans violence et en respectant l'ordre public
  • le progrès social, fruit de luttes incessantes

2.6. Canada: terre d'accueil.

  • les langues officielles du pays
  • le droit à l'éducation dans l'une ou l'autre de ces langues
    - une langue commune, facteur d'unité et de cohésion sociale
    - les communautés culturelles sont encouragées à promouvoir leur langue patrimoniale
  • les nouveaux arrivants sont invités à participer au développement
    - l'immigration est un facteur positif dans l'histoire du Canada
    - l'immigration enrichit le pays par le travail, l'entreprise et le capital
    - l'immigration est une promesse pour l'avenir du pays

3. Remarques et suggestions

Si on compare ce cahier «Canada: pays d'accueil» avec le dernier fascicule de la série: «Canada: les nouveaux arrivants», on observera que les deux traitent essentiellement du même sujet, bien que de façon différentes.

Le cahier que Leloutre et Mègre nous ont préparé est plus bref, son contenu est simplifié et plus facile d'accès pour des élèves peu instruits ou encore au début de leurs acquisitions langagières en français ou en anglais, tandis que l'autre cahier est plus volumineux, son contenu est plus complexe et fouillé et dans l'ensemble sa lecture suppose un niveau plus avancé de scolarité et de compétence en lecture.

Nous suggérons donc d'utiliser le cahier «Canada: pays d'accueil» en premier, avant de passer au suivant: «Canada: les nouveaux arrivants». Dans des classe d'élèves moins instruits et plutôt faibles en lecture, il leur suffira de bien s'approprier les contenus du fascicule de Leloutre et Mègre. L'enseignant pourra, quant à lui, se familiariser avec l'autre cahier dont le contenu est plus développé: les renseignements et les données qu'il y puisera lui permettront d'enrichir ses leçons à partir de «Canada: pays d'accueil» et de mieux animer les apprentissages de ses élèves.
Nous estimons toutefois que, pour des groupes d'adultes allophones ayant de bonnes compétences en lecture du français ou de l'anglais, le dernier fascicule de la série «Canada» représente un survol historique de l'immigration au Canada qu'ils ne pourront qu'apprécier grandement.

En terminant, nous invitons l'enseignant à préparer les exercices de lecture et de saisie de sens des textes proposés dans le cahier «Canada: pays d'accueil». Les mots-clés des encadrés doivent être bien expliqués. En outre, dans les paragraphes à lire il y a de nombreux termes et des expressions qui pourraient surprendre les faibles lecteurs de sa classe. L'enseignant qui connaît ses élèves saura lesquels de ces mots et de ces tournures de phrases doivent absolument faire l'objet de stratégies particulières d'enseignement pour parvenir à en saisir le sens à la lecture courante.

4. Corrigé des questions de pré-test

1) Connaissances générales du Canada.

  1. Comment s'appelle le document qui protège les droits et libertés des Canadiens?
    La Charte des droits et libertés.
  2. Cochez deux catégories d'immigrants:
    Les investisseurs
    Les travailleurs indépendants
  3. Les réfugiés sont acceptés au Canada parce qu'ils sont persécutés à cause de... (Cochez trois bonnes réponses)
    leur couleur (discrimination raciale)
    leur opinion politique (réfugiés politiques)
    leur religion
  4. Nommez les trois étapes pour devenir citoyen canadien.
    1. faire la demande au Ministère de la citoyenneté,
    2. réussir un examen de connaissances générales sur le Canada,
    3. prêter le serment de citoyenneté.
  5. Le Gouvernement canadien interdit....: (Cochez deux bonnes réponses.)
    le racisme
    le sexisme
  6. Quelle est la loi qui reconnaît toutes les cultures au Canada?
    La loi sur le Multiculturalisme canadien.
  7. La démocratie permet de........ (Cochez deux bonnes réponses.)
    s'exprimer librement
    penser librement
  8. Qu'est-ce que la démocratie interdit? (Cochez trois bonnes réponses.)
    la discrimination
    les manifestations violentes
    frapper un enfant

2) Connaissances générales de votre province.

Pour répondre aux questions de cette partie du pré-test, les élèves devront faire une petite recherche auprès de leurs amis canadiens, de leur enseignant ou de la bibliothèque scolaire ou municipale.

XIII – «Canada - Les nouveaux arrivants»

Les co-auteurs de ce fascicule sont Madame Pham Thi Que et Monsieur Benvenuto Fugazzi. Mme Que s'est distinguée par de multiples recherches et publications sur la situation de la femme vietnamienne. Elle a enseigné le français comme langue seconde au Centre de ressources en éducation populaire (le CREP de la CÉCM) pendant de nombreuses années. Elle a également participé à des recherches en anthropologie et en histoire. Ben Fugazzi est le responsable de la série «Canada» et auteur de Alphabétiser des adultes allophones.

1. À qui s'adresse ce cahier

Le cahier «Canada: les nouveaux arrivants» ne présente pas la même taille que les autres: il comporte 109 pages au lieu de 35 environ. Il s'agit donc d'un petit livre.
De plus, l'enseignant qui va le parcourir, même rapidement, verra tout de suite qu'il ne convient pas directement à des clientèles scolaires analphabètes. Plusieurs pages, oui, pourront être proposées à des élèves peu instruits ou analphabètes fonctionnels, mais l'enseignant devra sûrement les adapter, en expliquer les éléments.
Ce cahier «Canada: les nouveaux arrivants» convient davantage à des classes de français langue seconde de niveau intermédiaire et avancé. Ce cahier reprend la plupart des contenus du cahier précédent: «Canada: pays d'accueil», qui rejoint mieux les élèves allophones des classes d'alphabétisation.

2. Un survol historique complet de l'immigration au Canada

Ce dernier cahier de la série «Canada» est un survol historique complet de l'immigration au Canada. Nous pensons que ce cahier constitue le complément logique de tous les fascicules, car, si d'un côté il est important de connaître et d'apprécier le pays d'accueil des immigrants, d'un autre côté il importe aussi de souligner l'apport important de l'immigration à travers toute l'histoire de ce même pays. Ce n'est pas une exagération que d'affirmer: «L'immigration a construites pays!»
La composante de la population canadienne qui est issue de l'immigration est la deuxième en importance démographique, plus importante que celle qui se réclame d'origine française ou amérindienne. Dans certaines provinces canadiennes, elle dépasse en nombre même l'effectif d'origine anglaise.

L'immigration au Canada est un sujet complexe à décrire et il n'est pas aisé d'en brosser le tableau historique. En effet, le territoire canadien est immense et très diversifié, ses ressources sont innombrables et varient d'une région à l'autre. De plus, la Confédération canadienne s'est agrandie graduellement au cours de son histoire, tout en demeurant fortement influencée par les grands soubresauts de l'histoire mondiale. Ainsi, pour comprendre les divers moments et facettes de l'immigration au Canada, il faut tenir compte de l'immensité du territoire canadien, de la grande variétés de ses ressources, du développement de la Confédération et de l'emprise de ses gouvernements d'un océan à l'autre et des grands événements mondiaux de l'histoire.

3. Le tableau de la longue histoire de l'immigration au Canada

Pour faciliter la tâche de l'enseignant, nous lui offrons un tableau synoptique de ce phénomène historique très complexe, dans lequel nous précisons les métiers et professions des membres des communautés immigrantes, la date de l'arrivée au pays, leurs origines, et les lieux où ils se sont massivement installés.

Datespersonnages étrangers, immigrantslieux touchés

activités, fonctionsnationalité, origines

A - Les étrangers à l'époque de l'exploration (avant 1600)

A. Sur la côte est du

Canada (Atlantique)

vers l'an 1000

Explorateurs,
aventuriers

Vikings

Anse-aux-Meadows (T.-N.)

vers 1450

Marins, pêcheurs

Portugais

côtes du Labrador et la baie d'Hudson

1471-1480

marins

Danois, Allemands

Terre-Neuve et le Labrador
bancs de poissons

1497

explorateur

Giovanni Caboto

les côtes Atlantiques du Canada

1520-1525

colons

Portugais

Cap-Breton, N.-É.

1524

explorateur

Giov. da Verrazzano

l'île de Terre-Neuve

1550-1590

Pêcheurs
chasseurs de baleine

Basques espagnols

côtes du Labrador

B. sur la côte ouest du Canada (côte Pacifique)

458-596

moines, marins

Chinois

île de Vancouver,
côtes ouest

1592

Marins
soldats

Grecs. Espagnols
Juan de Fuca

côte ouest

B - Première vague d'immigration (de 1600 à 1880)

A. En Nouvelle-France
(la vallée du St-Laurent)

jusqu'à 1600

pas d'immigration

1600-1750

peu d'immigrants

explorateurs

Giuseppe Bressani
Enrico de Tonti

Grands Lacs et vallée du Mississipi

colons

200 familles d'Allemands

Vallée du St-Laurent

gens fortunés

Polonais

1615

exclusion des Juifs

mercenaires (armée coloniale fr.)

de toutes origines

mariant des canadiennes

1750

immigrants

de diverses origines
Irlandais, Allemands, Britanniques, des Îles de la Manche

vallée du Saint-Laurent
Îles-de-la-Madeleine

vers 1780

réfugiés loyalistes

Britanniques des colonies du sud

Montréal, cantons de l'est,
Grands Lacs
Vallée du Saint-Laurent

1000 esclaves env. et 3000 affranchis

Noirs

suivant les Loyalistes

1760

commerçants

Juifs
(Aaron Hart)

Trois-Rivières, Montréal, Québec

Mercenaires
(armée anglaise)

de toutes origines
(John Donegani)

Montréal, Québec

B. en Acadie
(provinces atlantiques)

1750

colons

Allemands protestants

Halifax et au N.-B.

esclaves

Noirs des États-Unis

Halifax et N.-É.

soldats rebelles

Noirs jamaïcains

Halifax (extradés en Sierra Leone)

C. Dans les Prairies et en Colombie-Britannique

1790-1800

Soldats, commerçants

espagnols

abandon de la Côte-Ouest

1800

immigrants

Allemands, Suisses, Norvégiens, Slaves,

Vancouver et Prairies où ils pratiquent l'élevage de bovins,

Polonais, Juifs, Canadiens-Français

la culture maraîchères et céréalière

après 1850

journaliers,

mineurs, petits

commerçants

Chinois, Hawaïens

zones aurifères,
chemin de fer transcanadien

C - Deuxième vague d'immigration (1880-1940)

A. Dans les Prairies (1880-1920)

1871-1889

secte religieuse

des Mennonites

Russes, Ukrainiens

premiers établissements communautaires agricoles des Prairies

1875

Immigrants
réfugiés

Islandais

région de Winnipeg, Côtes-Ouest, Prairies

1880-1889

Immigrants
agriculteurs, éleveurs

Scandinaves en provenance du Midwest

Prairies

1885-1889

réfugiés religieux persécutés

Juifs de Pologne et de Russie

Saskatchewan

1890

immigrants

de toutes origines:
(Ukrainiens, Autrichiens, Tchèques, Slovaques, Hongrois, Estoniens. Hollandais, Belges,Suédois, Danois, Finlandais, Norvégiens, Allemands, Chinois)

chemin de fer, culture céréalière, mines

1901-1911

immigrants

Royaume-Uni: surtout Gallois et Écossais

dans tout l'Ouest

1901-1914

immigrants

des États-Unis
Noirs

dans tout l'Ouest
Edmonton

Horticulteurs

Japonais

Côtes Ouest

B. Dans le Centre et dans l'Est du Canada (1900-1920)

1901-1920

immigrants

Italiens

Toronto, Montréal, et autres grandes villes du Canada dans la construction et le chemin de fer

membres de groupes religieux persécutés

Juifs de Russie et de Roumanie

Montréal, Toronto, Winnipeg
colonies agricoles de l'Ouest

mais aussi:
Mennonites, Doukhobors, Hutterites

(en Ontario, mais surtout dans l'Ouest et les Prairies)

commerçants

Grecs, Macédoniens, Syriens, Libanais, Arméniens

Montréal, Toronto et autres grandes villes:
restaurations, commerce, colportage

mineurs, commerçants

Chinois, Sihks

Montréal, Toronto (bien que toujours plus nombreux en Col.-Britannique)

années '30

crise
antisémitisme

seulement des parents (réunion des familles)

Réfugiés
persécutés

Juifs
Arméniens

Grandes villes canadiennes

C. La seconde guerre mondiale (1939-1945)

1939-1945

«sionistes»

Juifs
retour en Palestine

mouvements d'entraide

Slovaques, Ukrainiens, Macédoniens...

étrangers ennemis

Japonais, Italiens, groupes communistes

internement d'individus et de familles dans des camps de concentration

arrêt de l'immigration et phobie d'une V° colonne

D - Troisième vague d'immigration (de 1945 à nos jours)

1947

abandon du décret des «étrangers ennemis»

1948

politiques d'immigration moins discriminatoires

à l'égard des Chinois, Indiens, Pakistanais, Tamouls, Philippins...

1949

fin de l'exclusion des immigrants japonais

1945-1955

réfugiés politiques

Europe centrale et Europe orientale, Balkans

300 000 personnes déplacées

apatrides

Estonie, Lituanie, Lettonie

1950-1965

immigrants

Britanniques, Italiens, Allemands, Polonais, Juifs

1965

réfugiés politiques très qualifiés

Haïtiens

réfugiés politiques
réfugiés de zones de guerre

Chili, Amérique Latine, Ouganda, Indochinois, Kurdes, Libanais, Tamouls

réfugiés religieux

Chiites irakiens

1975-1995

immigrants

Tiers-Monde

années '90

réfugiés

ex-Yougoslavie

1951-1981

Presque 4 millions d'immigrants

Évidemment, ce tableau est très schématique et ne peut servir qu'à distribuer dans les décennies de l'histoire du Canada les principaux contingents d'immigrants et de réfugiés qui sont entrés au pays.

4. Les «Flash-info»

Le cahier contient des «Flash-info»: ce sont des pages avec des nouvelles particulières, soit sur une communauté d'immigrants, soit sur une époque de l'histoire du Canada, soit sur des habitudes culturelles propres à un groupe ethnique.

page 14: À propos de l'esclavage des Noirs dans la colonie du Canada, de 1600 à 1838, année où cette pratique sociale fut condamnée et abolie.

page 23-25: Qui furent les premiers immigrants dans les Prairies? Qui furent les premiers immigrants ukrainiens? Qui étaient les «Doukhobors»? De quelle nature étaient les tracasseries imposées aux Asiatiques?

page 33: Nouvelles en bref sur certains groupes d'immigrants de l'entre-deux-guerres.

page 39: La phobie d'une Ve colonne en temps de guerre.

page 43: Les «réfugiés de la mer» en provenance de l'ancienne Indochine.

page 46: Les immigrants, dans quelles provinces se sont-ils installés?

page 51-52: Les immigrants et le travail. La dureté d'un trajet migratoire.

page 56: Les habitudes grégaires des communautés ethniques.

page 63: La francisation des immigrants au Québec. La loi 101.

page 69: Les Juifs du Canada.

page 74: Les immigrants et les médias. Artistes issus des communautés culturelles.

page 80: L'art de I'«ikebana».

page 83: Pizza et spaghetti.

page 87: La licorne à Montréal: fêtes orientales.

page 101: Les noms et prénoms des immigrants.

L'enseignant trouvera dans ces pages de quoi structurer des exercices de lecture et il pourra s'en servir comme de tremplins pour des échanges et des discussions intéressantes.
En plus de ces «flash-info» le cahier offre des ensembles d'illustrations qui se prêtent magnifiquement pour une multitude de messages et de communication orale (ou écrite) en français.

5. Autres thèmes

Le fascicule «Canada: les nouveaux arrivants» couvre d'autres thèmes importants qui touchent des réalités profondément ancrées dans la vie et dans la psychologie de l'immigrant:

1. Le travail (page 51):

  • les professions et métiers des immigrants,
  • leurs formes de protestation contre l'injustice au travail,
  • la «pension de famille»,
  • les spécialisations propres à certains groupes,
  • la dureté et les dangers des tâches réservées aux immigrants,
  • la disqualification professionnelle des immigrants.

2. La famille (page 54):

  • les relations d'autorité,
  • les solidarités communautaires,
  • la division rigoureuse des tâches,
  • la structure patriarcale de la plupart des familles d'immigrants,
  • le sens de l'honneur,
  • les alliances intracommunautaires,
  • la famille élargie,
  • le changement graduel et inévitable des mentalités.

3. L'école (page 59):

  • l'adhésion aux normes canadiennes,
  • la langue d'enseignement,
  • la place accordée aux langues patrimoniales,
  • la diversité des politiques provinciales,
  • le bilinguisme, l'uniliguisme, le multilinguisme,
  • la discrimination à l'égard des Noirs et des Asiatiques,
  • les objecteurs de conscience, -les «classes séparées»,
  • les réseaux des écoles ethniques avant 1914,
  • l'illettrisme des parents immigrants,
  • les lois linguistiques et le choix de l'école,
  • les contraintes imposées aux enfants d'immigrants,
  • les écoles «ethniques».
4. Les associations ethniques (page 67)
  • les besoins couverts par les associations ethniques,
  • le marché matrimonial,
  • les types d'associations ethniques (selon le patronyme, l'origine villageoise, la région de provenance),
  • les pré-arrangements funéraires,
  • société d'entraide et de bienfaisance,
  • les organisation politiques,
  • les associés et les fédérations.
5. Journaux et médias (page 71):
  • les premiers journaux ethniques,
  • les langues des journaux ethniques,
  • les problèmes de la presse ethnique,
  • la collaboration avec les partis totalitaires,
  • la Fédération de la presse ethnique du Canada,
  • l'antisémitisme de la presse canadienne, -habitudes vexantes de la presse canadienne,
  • présence ethnique sur les ondes de la radio et de la télévision,
  • emploi des membres des communautés culturelles dans le réseau des médias.

6. La vie culturelle (page 77):

  • l'importance accordée à l'appartenance ethnique,
  • la langue ancestrale et le rôle des Églises,
  • le folklore et la culture supérieure,
  • les sports ethniques et canadiens,
  • l'art culinaire des communautés ethniques,
  • les fêtes et célébrations chez les groupes ethniques,
  • les fêtes ethniques à caractère religieux,
  • les fêtes patriotiques,
  • les fêtes folkloriques.
7. Les religions (page 91 ):
  • la mosaïque des appartenances religieuses,
  • les principales religions des immigrants, -conflits à propos de la confessionnalité des écoles,
  • incidents critiques autour de règles religieuses particulières (voile, excision, poignard, transfusion sanguine, interdits alimentaires, etc),
  • les divers jours saints et les obligations cultuelles.
8. La vie politique (page 94):
  • nouvelles tendances politiques,
  • participation ou abstention?
  • groupes fascistes et groupes communistes,
  • participation active à la vie syndicale,
  • motifs des interventions politiques des immigrants:
    - l'école des enfants,
    - les normes discriminatoires,
    - le racisme et la marginalisation sociale,
  • les députés et sénateurs issus des communautés culturelles.
9. Des êtres distincts? (page 98):
  • la visibilité des traits ethniques,
  • l'identité ethnique et la citoyenneté canadienne,
  • la génération: facteur et indice d'intégration,
  • les noms de famille et les prénoms ethniques,
  • les ambivalences identitaires.
10. Le Multiculturalisme (page 105):
  • la diversité culturelle du Canada,
  • l'immigration crée une «troisième force»,
  • bilinguisme et multiculturalisme,
  • comment promouvoir le multiculturalisme,
  • l'Association canadienne des études ethniques,
  • la Loi sur la citoyenneté,
  • a Loi canadienne des droits de la personne,
  • la Loi sur l'immigration,
  • la Loi constitutionnelle,
  • la lutte au racisme et aux habitudes discriminatoires.

6. Les exercices proposés

Le cahier contient de nombreux exercices: nous laissons à l'enseignant le soin de juger de leur pertinence. Nous nous permettons toutefois d'attirer l'attention sur l'exercice de la page 58, car il peut constituer un point de départ très fructueux de discussion et de travail. En effet, il invite les élèves allophones à réfléchir aux différences existantes dans les traditions culturelles de chacun, aux changements que l'immigration va imprimer au déroulement de leur vie, ainsi qu'aux réactions de regret ou de satisfaction face à ces mêmes changements.

Le questionnaire de la page 109 («Votre histoire d'immigrant») guidera l'élève dans le récit de son propre projet et trajet migratoires: on lui demande de réfléchir tout haut aux raisons qui l'ont poussé à immigrer au Canada, aux péripéties qui l'ont conduit jusqu'au Canada, à la réunion des membres de sa propre famille, à son embauche dans le milieu de l'emploi, aux difficultés d'adaptation les plus graves, au choix de la province de résidence, au choix de la langue officielle (anglais ou français), aux difficultés d'appropriation de cette langue.

La réponse à cette trame de questions peut se faire oralement, mais il serait préférable de la mettre par écrit, avec beaucoup de soin, afin de ne perdre aucun élément de cette expérience importante de resocialisation.

7. Corrigé des questions de pré-test

  1. D'où provenaient les premiers pionniers européens au Canada?
    Ils venaient de France et des îles britanniques.
  2. Qui étaient les «Loyalistes»?
    C'étaient des colons britanniques qui, demeurés fidèles à la couronne britannique, ont quitté les États-Unis pour s'établir au Canada.
  3. Quand les Loyalistes sont-ils venus au Canada?
    Après la révolution américaine, vers la fin des années 1700.
  4. Quand est-ce que des milliers de mineurs sont arrivés au Canada pour la première fois?
    Ce fut au temps de la «ruée vers l'or» et pour l'entreprise de la construction du chemin de fer transcanadien.
  5. Qu'a fait le Gouvernement fédéral pour faciliter l'immigration dans l'Ouest du pays?
    Il vendait des terres à bon prix.
  6. Quel groupe de personnes a été important dans la construction du chemin de fer Canadien Pacifique?
    Les immigrants chinois, mais aussi les immigrants polonais et italiens.
  7. À quelle date s'est terminée la construction du chemin de fer Canadien Pacifique?
    En 1885.
  8. Combien d'immigrants le Canada a-t-il accueilli de 1951 à 1981?
    Environ 4 millions de personnes.

8. Votre histoire d'immigrant

L'élève pourra fixer par écrit les grandes lignes de son projet et de son trajet migratoire en compilant la fiche de la page 109.

Annexes

Voici un modèle d'organigramme pour décrire la structure du pouvoir politique fédéral au Canada.

[Voir l'image pleine grandeur]modèle d'organigramme pour décrire la structure du pouvoir politique fédéral au Canada.

Le bouquet des fleurs emblèmes

Ce bouquet, qui ressemble à un bouquet de fleurs des champs, est composé de toutes les fleurs emblèmes des provinces et des territoires du Canada.

[Voir l'image pleine grandeur]Le bouquet des fleurs emblèmes

En vous aidant du schéma ci-dessous, cherchez la fleur, emblème de la province ou du territoire de votre résidence.

Cherchez également celles des autres provinces et territoires et apprenez à les reconnaître et à les nommer.

[Voir l'image pleine grandeur]Schma des fleurs emblèmes

Exercice: écrivez les noms des provinces ou territoires et de leur fleur emblème.

[Voir l'image pleine grandeur]Exercice:   écrivez les noms des provinces ou territoires et de leur fleur emblème.

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Les armoiries du Canada

Cette page vous permettra de comprendre les détails des armoiries du Canada. La tradition d'identifier des lieux et des personnes par des signes héraldiques remonte très loin, au moyen âge et même à la plus lointaine antiquité.
Ces armoiries racontent à leur façon l'histoire de votre nouveau pays. Vous les voyez quotidiennement sur les billets de banque du Canada.

[Voir l'image pleine grandeur]Les armoiries du Canada

Exercice – Les drapeaux

[Voir l'image pleine grandeur]Drapeau du Canada

Identifiez les territoires ou les provinces à qui appartiennent ces drapeaux. Le drapeau aussi nous raconte l'histoire, les caractéristiques du pays qu'il symbolise.

[Voir l'image pleine grandeur]Exercice Les drapeaux

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Autres insignes de la couronne

A. Le pavillon canadien particulier de la Reine
(indique la présence de la reine)

[Voir l'image pleine grandeur]Le pavillon canadien particulier de la Reine

B. Le pavillon du Gouverneur général
(indique la présence du G. G.)

[Voir l'image pleine grandeur]Le pavillon du Gouverneur général

C. La couronne royale
(dite aussi la couronne d'Édouard le confesseur, ancien souverain britannique)
[Voir l'image pleine grandeur]La couronne royale
D. Le chiffre royal
(sur les décorations, les médailles...)
[Voir l'image pleine grandeur]Le chiffre royal

Les timbres et les symboles nationaux

Les timbres aussi renseignent sur l'histoire et les symboles d'une nation. Voici d'ailleurs quelques exemples.

Le drapeau, omniprésent sur les timbres canadiens

[Voir l'image pleine grandeur]Drapeau du Canada sur un timbre

La police montée décore cet ancien timbre des Postes du Canada

[Voir l'image pleine grandeur]La police montée décore cet ancien timbre des Postes du Canada

La Reine, chef d'État du Canada

[Voir l'image pleine grandeur]Timbre à l'effigie de la Reine

Ce timbre, du temps de la Reine Victoria, arbore le castor, symbole de l'indépendance du Canada

[Voir l'image pleine grandeur]Timbre à l'effigie du castor

Ici c'est la fameuse goélette le «Bluenose» qui a permis tant de victoires sportives sur mer au Canada

[Voir l'image pleine grandeur]Timbre à l'effigie du Bluenose.