Titre : La force de l'action : trousse d'interventions locales et régionales : virage ambulatoire
Éditeur : Association féminine d'éducation et d'action sociale, Montréal, 1999
La force de l'action : trousse d'interventions locales et régionales
: virage ambulatoire
Présentation d'une identification visuelle représentant des
membres se réunissant autour d'un dossier.
Le carré représente un dossier, une démarche.
Les trois cercles en mouvement qui se rencontrent, représentent
différents membres travaillant sur un dossier.
L'uniformité, la rencontre des cercles, leur ressemblance les
unissent pour en faire une force, un tout.
Le symbole du chiffre trois (pour trois cercles) représente
également une force.
Le socle sert de support, de tronc.
La force de l'action,trousse d'interventions locales
et régionales a pu être réalisée par l'AFEAS
grâce à la collaboration financière du programme «Promotion
de la femme» de Condition féminine Canada.
Juillet 1999
Mot de la présidente de l’AFEAS
La trousse d'interventions La force de l'action!constitue
la suitelogique du travail réalisé par Association
féminine d'éducationet d'action sociale en regard
du virage ambulatoire. La démarchequ'elle propose et les
moyens d'action qu'elle présente seront des instruments pratiques
pour en développer le contenu et amener les membresAFEAS,
tant au plan local que régional, à intervenirauprès
des instances concernées. Elle permettra de corriger certaines
situations d'injustice en regard des aidantes et de mettre en place
des mécanismes qui aideront celles-ci à assumer les diverses
responsabilités qui leur sont dévolues auprès des personnes
malades ou non autonomes, dans le cadre du virage ambulatoire.
Cette trousse se veut le reflet de la volonté de Association
féminined'éducation et d'action sociale défavoriser
l'intervention directe des membres dans leur milieu. L'histoire
de l'AFÉAS le démontre,la force de l'action permettra
d'améliorer la situation des femmes tant dans leur famille que
dans la société. Je vous invite à saisir l'occasion d'être,
par vos interventions dans vos milieux respectifs, une force qui suscitera
le changement de mentalité.
être aidantes... Il s'agit peut-être de votre mère,
de votre fille, devotre voisine... Seule une action collective
permettra d'améliorerleur situation et d'atteindre les
objectifs poursuivis par ce dossier.
En terminant, je remercie toutes les membres qui, par leur implication
dans ce dossier, ont permis l'élaboration de cette trousse. Le
caractère collectif de ce travail est garant des résultats
à venir et témoigne de l'importance de ce dossier pour l'Association
féminine d'éducation et d'action sociale. Maintenant,
c'est à chacune de vous d'utiliser les différentes démarches
proposées pour atteindre le résultat escompté pour
notre association.
Huguette Labrecque,
présidente provinciale
C'est une trousse proposant des interventions destinées à
influencer les instances décisionnelles locales et régionales.
Elle favorisera des prises de décisions qui tiennent compte des
besoins des femmes. Conçue en fonction du dossier Virage
ambulatoire, elle pourra être utilisée dans tous les dossiers
qui commandent une démarche d'action.
Ses objectifs...
Habiliter toutes les membres de 'AFEAS à passer à l'action.
Faciliter les interventions locales et régionales.
La force de l'AFEAS
L'AFEAS est reconnue comme un organisme d'action, un organisme qui
fait évoluer les mentalités en vue d'améliorer les conditions
de vie des femmes et celles de la société. L'AFEAS est présente
sur 'ensemble du territoire du Québec avec ses 430 groupes locaux,
ses 12 instances régionales, son conseil d'administration provincial
et son siège social à Montréal.
Ensemble, les membres de l'AFEAS peuvent faire changer les choses.
C'est pourquoi la trousse d'interventions locales et régionales
se situe sous ce thème: la force de l'action. Quelle
situation privilégiée, une véritable garantie d'obtenir
des améliorations à la situation des aidantes!
L'AFEAS et le virage ambulatoire
Dès 'automne 1996, l'AFEAS est préoccupée par les bouleversements
vécus dans le système de santé. Le virage ambulatoire
qui se met en place aura un impact important dans la vie des femmes,
désormais qualifiées par ce même système «d'aidantes
naturelles». Plusieurs travaux ont été entrepris pour
bien comprendre la situation à travers le Québec. D'abord,
une recherche faite dans cinq régions. Elle permettra à 'AFEAS
de dresser une liste de constats de la situation engendrée par
le virage ambulatoire et d'en déterminer les enjeux spécifiques
pour les femmes.
Deux projets pilotes sont ensuite réalisés et 'AFEAS publie
deux dossiers d'étude qui sont proposés aux membres des 430
AFEAS locales. C'est au terme de 'ensemble de ces démarches que
les exigences face aux aidantes se précisent. Des lacunes importantes
sont identifiées quant à leur situation. Suite à ces
travaux, des résolutions proposant des correctifs sont adoptées
lors du congrès provincial d'août 1998.
Selon notre recherche, a fonction d'aidante est assumée, dans
70 à 80 % des cas, par des femmes. C'est pourquoi, nous utiliserons
le terme féminin décidantes» tout au long du présent
document, bien conscientes qu'il inclut aussi es hommes qui assument
les mêmes responsabilités. Nous éviterons également
d'utiliser le terme aidantes «naturelles» parce que nous souhaitons
que les femmes, selon leur capacité, aient le choix d'accepter
ce rôle, et non qu'il leur revienne naturellement.
Les instances décisionnelles
La décentralisation des pouvoirs, de Québec vers les régions,
permet de rapprocher les centres de décisions plus près des
citoyennes et des
citoyens. La majorité des demandes exprimées dans nos résolutions
sur le virage ambulatoire peuvent ainsi trouver une réponse, non
pas uniquement auprès de la ministre de la Santé et des Services
sociaux, mais aussi auprès des instances décisionnelles locales
ou régionales comme les conseils d'administration des régies
régionales de la santé et des services sociaux, des CLSC,
des centres hospitaliers. C'est là que la force d'action des membres
AFEAS peut s'exercer.
Les responsables des interventions
La porteuse régionale du dossier
Chaque région AFEAS a nommé une porteuse du dossier sur le
virage ambulatoire. Elle acheminera les recommandations de l'AFEAS aux
instances concernées et elle agira comme personne-ressource pour
motiver et supporter es membres des AFEAS locales dans leurs interventions
pour améliorer la situation des aidantes.
Responsable de la démarche
Ce sera la responsable du comité du Programme d'étude et
d'action (CREA) ou la responsable du comité ad hoc formé pour
réaliser cette intervention aux niveaux local ou régional.
Elle tiendra le journal de bord tout au long de la démarche.
Elle informera les membres de 'AFEAS locale ou du conseil d'administration
régional ainsi que la porteuse régionale du dossier.
Imaginons un peu, si chaque AFEAS réussissait à améliorer
un aspect dela situation des aidantes naturelles... Quel succès
ce serait!
Le trousse est composée de 5 parties. Elle propose tous les éléments
qui permettront aux membres des groupes locaux et régionaux de
l'AFEAS de passer à l'action dans leur milieu afin d'améliorer
la situation des aidantes. Elle servira à la porteuse régionale
du dossier pour acheminer les recommandations aux instances décisionnelles
concernées et pour aider les membres des AFEAS locales qui s'en
préoccupent.
But: Mieux comprendre les malaises, les besoins, les conséquences
d'une situation et en identifier les enjeux.
Des questions utiles
A quelle situation se rattachent nos plaintes, nos malaises, nos
besoins?
Quelles sont les conséquences de cette situation?
Ces conséquences NOUS touchent-elles? D'autres personnes sont-elles
touchées?
Quelle est la cause de cette situation?
Qui exerce du pouvoir dans cette situation?
Y a-t-il d'autres groupes ou personnes qui agissent ou tentent d'agir
sur cette situation?
Pour réaliser l'analyse de la situation
Il s'agit de prendre connaissance de la problématique, des constats,
des résolutions sur le virage ambulatoire adoptées en assemblée
générale. Au cours de l'intervention, des extraits du texte
pourront être utilisés pour présenter l'AFEAS, pour décrire
son implication dans le dossier, pour alimenter les interventions
avec les autorités responsables ou avec les médias.
La transformation du système de santé
Au cours des dernières années, les systèmes de santé
et des services sociaux du Canada ont subi de profondes transformations.
De nombreuses raisons, entre autres 'essor technologique et de nouveaux
besoins créés par le vieillissement de la population, commandaient
ces changements. Cependant, ces derniers ont été entrepris
dans un contexte de compressions budgétaires rendues nécessaires
notamment par la diminution des paiements de transfert du gouvernement
fédéral vers es provinces et par les efforts des divers paliers
de gouvernement pour réduire leurs déficits. On assiste alors
à une réduction systématique des services en matière
de santé et des services sociaux.
Le virage ambulatoire
C'est le Conseil du statut de la femme qui définissait le virage
ambulatoire dans son document Le virage ambulatoire, notes exploratoires,
publié en 1 996: «C'est une manière d'offrir des soins
en santé, en maintenant a personne dans sa communauté, dans
son milieu de vie. L'hospitalisation sera remplacée par diverses
options ou réduite. On trouvera deux catégories de services
ambulatoires: des services médicaux comme 'investigation en vue
d'un diagnostic, les traitements et des services chirurgicaux».
On assiste alors à une réduction systématique de la durée
du séjour hospitalier, à 'augmentation des chirurgies d'un
jour et à la généralisation des services ambulatoires,
tandis que les soins et es services dispensés à domicile prennent
de l'importance.
L'implication de l'AFEAS
Une recherche
Dès le début de la transformation du système, l'AFEAS
est préoccupée par l'impact de ces changements sur les femmes.
Elle fait l'hypothèse que les responsabilités, traditionnellement
dévolues aux femmes, seront augmentées. Pour mieux connaître
la situation, l'AFEAS participe à une recherche effectuée
dans cinq régions du Québec (Bas-St-Laurent, Montréal,
Outaouais, Québec, Saguenay). Cette recherche, financée par
Condition féminine Canada, visait à documenter les incidences
du virage ambulatoire sur les femmes sous trois aspects: les femmes
comme dispensatrices de soins, les femmes malades et les travailleuses
du réseau de la santé et des services sociaux. Le rapport
de cette recherche a été publié en mars 1 998, sous le
titre Qui donnera les soins? Les incidences du virage ambulatoire
et des mesures d'économie sociale sur les femmes du Québec.
Au cours de cette recherche, des femmes ont fait part de ce qu'elles
vivaient. Elles ont décrit leurs plaintes, leurs malaises, leurs
besoins. À partir de ces témoignages, les intuitions
initiales de l'AFEAS prennent toute leur signification.
L'AFEAS s'intéresse surtout à deux aspects des résultats
de la recherche: ceux qui concernent les femmes aidantes et les femmes
utilisatrices de soins et de services de santé. Ses actions futures
seront orientées en fonction de ces femmes. Elle publie les
premiers résultats de la recherche dans un dossier d'étude
en 1997-1998, Virage, attention à l'impact! Ce document
visait une prise de conscience des conséquences du virage ambulatoire
pour les femmes.
Des résultats: une meilleure connaissance de la situation
des aidantes
Effectivement, les femmes sont grandement concernées par le virage
ambulatoire. Partout, dans les cinq régions où des consultations
ont été faites, les mêmes constatations s'imposent. Le
gouvernement fait appel aux familles pour prendre la relève du
système de santé, mais ce sont surtout les femmes - dans 70
à 80 % des cas, selon la recherche - qui héritent de ces nouvelles
responsabilités. Le système de santé les désigne
comme les «aidantes naturelles» et, depuis, dans la littérature,
on les désigne souvent sous le nom de «soignantes»
à cause de la nature de plus en plus spécialisée
des actes qui leur sont confiés.
Des responsabilités assumées par les aidantes, découlent
des conséquences qu'il est impossible de nier. Ainsi, dans
ce nouveau contexte, prendre charge d'une personne malade va souvent
au-delà des solidarités familiales traditionnelles. Cela se
traduit, dans le quotidien, par une augmentation du travail invisible,
non rémunéré, que les femmes assument au bénéfice
des membres de la famille. La lourdeur de la tâche, la fatigue,
l'inquiétude quant à la qualité des soins, le stress
provoqué par ces responsabilités additionnelles finissent
par avoir une incidence sur leur santé physique et mentale, ainsi
que des conséquences sur le fonctionnement du couple et de la famille.
De telles responsabilités peuvent entraîner des changements
en regard du quotidien habituel des aidantes: diminution ou arrêt
du travail rémunéré, de l'implication bénévole,
des loisirs ou des études.
Des projets pilote et des publications
L'AFEAS s'engage ensuite dans la réalisation de deux projets pilotes,
'un à Montmagny-Cap-St-lgnace (MRC Montmagny-L'lslet) et l'autre
à St-Jérôme-Lachute-St-André-Est (MRC Rivière-du-Nord
et MRC Argenteuil). Ils ont pour but de vérifier la situation sur
ces territoires spécifiques et de confronter ces nouveaux résultats
avec ceux de la recherche. Suite à ces démarches, 'association
est en mesure d'établir ses propres constats de la situation. Ils
ont été publiés au printemps 1998, sous forme de dépliant.
La vision de l'AFEAS sur la condition des aidantes se précise.
Au terme des projets pilotes, deux rencontres publiques, tenues en
juin de cette même année, permettent d'amorcer un dialogue
entre aidantes et aidants, intervenantes et intervenants du système
de santé et des services sociaux, de même qu'avec des personnes
impliquées dans des groupes communautaires de ces localités.
En 1998-1999, les membres, dans les AFEAS locales, poursuivent leur
sensibilisation et sont incitées à passer à l'action
par un deuxième dossier d'étude, Virage... des enjeux à
négocier.
Les constats de l'AFEAS
Scénario souhaité par l'AFEAS au moment d'une prise en
charge
Possibilité de choix pour la personne aidante, femme ou homme.
Mise en place d'alternatives dans le milieu pour les proches qui
sont dans 'impossibilité d'assumer une prise en charge.
Support et aide à la personne qui effectue la prise en charge.
En regard des services et ressources du réseau
Lacunes dans la définition des rôles des divers intervenantes
et inter venants et des instances concernées (hôpital,
CLSC, médecins, infirmières de liaison...).
Manque de cohérence dans les informations dispensées aux
bénéficiaires par les divers intervenantes et intervenants
de 'hôpital, du CLSC, par le médecin, par l'infirmière
de liaison...
Lacunes dans le service Info-Santé: temps d'attente trop long,
particulièrement les soirs et les fins de semaine, messages nos
pertinents durant l'attente...
Manque d'informations accessibles et pertinentes sur les ressources
du milieu.
Manque d'informations sur es critères d'accès aux services
disponibles.
En regard des bénéficiaires
• L'évaluation effectuée ne permet pas de dégager
les besoins réels des bénéficiaires (en regard de la
préparation pour une chirurgie, des conditions de retour à
domicile, quant au milieu physique, selon 'aide de la famille...).
Manque de ressources d'aide, manque d'uniformité dans les
directives ou dans l'enseignement aux bénéficiaires ex.:
aux nouvelles mamans).
Manque d'informations écrites (feuillets) concernant le pré
ou le post opératoire et concernant toute hospitalisation.
En regard des aidantes
Manque de consultation de l'ensemble des membres de l'entourage
immédiat pour décider de la prise en charge par une aidante.
Délégation d'une responsabilité de prise en charge
sans tenir compte des conditions de l'aidante, sans vérifier
sa disponibilité et son consentement.
Dans certains cas, manque de considération de l'état de
santé physique et mental de la personne désignée comme
aidante.
Manque d'enseignement sur le rôle, les tâches, la manipulation
des appareils...
Exploitation de l'aidante avec des conséquences sur sa vie
personnelle, familiale, professionnelle et sociale.
Les recommandations de l'AFEAS
Les membres de l'AFEAS demandent aux Régies régionales de
la Santé et des Services sociaux, aux CLSC, aux centres hospitaliers
et autres établissements concernés:
1. Soins de 1re ligne dans les CLSC
De dispenser dans tous les CLSC des soins de première ligne adéquats,
uniformes et immédiats.
2. Protocoles d'entente entre l'hôpital et le CLSC
De définir des protocoles d'entente écrits entre les centres
hospitaliers et les CLSC sur es soins et les services de maintien à
domicile.
3. Services de soins et d'aide à domicile
D'augmenter les budgets ainsi que le personne soignant qualifié
afin
d'améliorer le service de soins et d'aide à domicile.
De diffuser auprès de la population l'information sur les services
du
CLSC.
4. Intervenantes et intervenants psychosociaux
Que des intervenantes et des intervenants psychosociaux soient disponibles
et accessibles aux bénéficiaires et aux familles dans les
urgences des centres hospitaliers et à Info-Santé, 24 heures
par jour, 7 jours par semaine.
5. Information et formation
De mettre sur pied un service adéquat et rapide d'information
et de formation pré et post-hospitalier pour une meilleure
prise en charge, par es aidantes et aidants naturels, des bénéficiaires
à leur retour à la maison.
6.Réseaux d'aide
D'effectuer une campagne de sensibilisation pour faire connaître
les ressources disponibles, autres que les femmes comme aidantes, dans
le réseau.
D'encourager, dans le réseau de la santé, l'affichage des
ressources et organismes à but non lucratif, disponibles et accessibles
mis à la disposition des aidantes et aidants naturels.
7. Connaissance des droits
D'afficher bien en vue les droits des bénéficiaires ainsi
que les critères de sortie de leurs établissements.
8. Reconnaissance financière du travail invisible
De donner aux aidantes et aidants naturels une juste rémunération
pour ce travail exigeant accompli présentement gratuitement.
Ces huit résolutions interpellent les instances décisionnelles
locales et régionales ET PEUVENT ETRE SATISFAITES PAR CES INSTANCES.
Deux autres recommandations complètent ces prises de position.
Contrairement aux recommandations précédentes, elles relèvent
d'instances provinciales. Aussi, les changements qu'elles proposent
ne pourraient obtenir de réponse au niveau local ou régional
mais pourraient es sensibiliser à ces aspects. Ce sont:
Normes du travail
L'AFEAS demande à la ministre du Travail, au ministre de la Solidarité
sociale et à la ministre responsable de la Condition féminine
que les normes du travail soient modifiées afin de permettre aux
aidantes et aidants naturels de conserver leur emploi sans perte d'ancienneté
ni diminution de salaire lorsqu'elles ou ils doivent s'absenter, pour
des périodes répétitives ou encore n'excédant
pas un an, pour assumer auprès d'un père, d'une mère,
d'une conjointe, d'un conjoint, d'un enfant, d'une sœur ou d'un
frère malade, les soins nécessaires dus à leur condition.
Crédits d'impôt
L'AFEAS demande aux gouvernements fédéral et provincial de
reconnaître le travail des personnes aidantes en leur accordant
des crédits d'impôt remboursables.
A venir
Le comité provincial sur le virage ambulatoire soumettra de nouvelles
propositions pour compléter les recommandations actuelles. La prochaine
assemblée générale en disposera de même que des
propositions qui lui seront soumises par les membres pour améliorer
la situation des aidantes.
L'objectif découle des besoins et des attentes. Pour chaque action
ou chaque activité, un objectif général et, au besoin,
un objectif spécifique seront fixés. L'objectif doit être
clair, précis, réaliste. Il précise pourquoi on agit
et ce, dans un délai déterminé.
Des questions utiles
Quel résultat souhaitons-nous atteindre?
Ce résultat est-il de nature à corriger le problème?
Qui sera touché?
Quand désirons-nous ce changement?
Comment?
(Les questions: Quoi? Qui? Quand? Comment?)
Objectif général : améliorer la situation des aidantes
Il se dégage de l'analyse de la situation faite par l'AFEAS. Il
correspond aux valeurs de notre association et à sa mission d'améliorer
les conditions de vie des femmes.
Il rejoint particulièrement le travail de l'AFEAS qui milite pour
la reconnaissance du travail invisible et non rémunéré
accompli par les femmes.
Objectif spécifique: prioriser une recommandation de l'AFEAS
But: Identifier l'aspect sur lequel on souhaite intervenir après
avoir pris
connaissance des recommandations de l'AFEAS.
L'objectif spécifique doit répondre à une lacune identifiée
dans notre
milieu.
Des questions utiles:
Cette recommandation apporte-t-elle une réponse aux témoignages
entendus lors des études réalisées à notre AFEAS
locale?
Cette recommandation correspond+elle aux lacunes identifiées
dans des articles parus dans nos médias locaux?
La situation identifiée est-elle toujours déficiente,
actuellement?
Par exemple: les témoignages entendus lors de votre rencontre
sur le virage ambulatoire, les articles dans les journaux locaux, vous
permettent de penser que les services de soins et d'aide à
domicile sont grandement déficients et que cette lacune est
la plus urgente à corriger. Après avoir pris connaissance
de chaque recommandation, choisissez la recommandation no 3: tes services
de soins et d'aide à domicile.
Cette résolution devient votre objectif spécifique.
Une fois 'objectif choisit, il doit être approuvé par le
conseil d'administration. Ensuite, vous pourrez présenter
la démarche que vous souhaitez entreprendre aux membres de
votre AFEAS.
But: Identifier les moyens d'action à prendre pour atteindre et
réaliser l'objectif choisi.
Moyen:
Tempête d'idées (Brainstorming) pour trouver des solutions
Les membres de l'équipe expriment ce qui leur vient en tête
sans discuter ni critiquer. Elles envisagent tous les moyens sans s'imposer
de barrière. C'est le moment d'être créatives. C'est
ce qui nous permettra de sortir des sentiers battus.
But: Déterminer le moyen d'action (la solution) le plus approprié
pour atteindre notre objectif de manière satisfaisante.
Des questions utiles
Cette solution permet-elle d'atteindre notre objectif? De régler
notre problème de manière satisfaisante ou, à tout
le moins, de faire avancer notre demande?
Respecte-t-elle nos valeurs? Le mode de fonctionnement de notre
groupe?
« Est-elle réaliste? En regard de nos moyens financiers?
De nos ressources humaines? De nos énergies?
• Est-elle celle qui nous emballe le plus?
La solution retenue sera celle qui satisfait tous les aspects et qui
nous motive à passer à l'action.
Vous trouverez dans la partie 2 du document, huit moyens d'action détaillés
qui vous permettront d'atteindre votre objectif.
But: Étudier en détail le déroulement de l'action, avant,
pendant et après:
définir les tâches qui doivent être accomplies, ce
qu'elles impliquent;
décider qui se chargera de chaque tâche;
fixer des délais, un calendrier de l'action avec des
étapes, des échéances.
Des questions utiles:
En quoi consiste le moyen choisi?
Quelles tâches implique-t-il?
Qui s'en chargera?
Quand?
Avec quelles ressources?
Qui vérifiera si la tâche a bien été exécutée?
Quelques consignes
La grille de travail pour le plan d'action (annexe 1, page 47) pourra
être utilisée pour détailler tous les points de 'organisation.
Ce sont:
• L'objectif
C'est le résultat visé avec le plan d'action.
• Les tâches, les activités
I faut les choisir avec soin pour atteindre l'objectif et les détailler
le plus possible.
Ex.: si je veux transmettre une demande au CLSC par écrit, le
préciserai les trois tâches impliquées: rédiger
la lettre, l'écrire, la poster.
• Qui s'en chargera
Il s'agit de désigner une responsable. En tenant compte des goûts
et des capacités de chacune, on essaiera d'impliquer le plus grand
nombre de membres sans trop morceler les tâches. C'est un bon moyen
pour stimuler l'intérêt.
• Quand?
Il s'agit de fixer une date précise ou un délai.
• Les ressources
Il peut s'agir de personnes, de matériel, d'argent. Si nous avons
déjà ces ressources, on le précise, sinon on indique
qui, quand et où il faut es chercher.
• Les moyens de contrôle
Il s'agit de vérifier si les tâches sont accomplies. C'est
très important, surtout pour une action d'envergure. Cela permettra
d'éviter les mauvaises surprises, de se réajuster en
cours de route, si nécessaire.
• L'évaluation
C'est le moment de faire le point. Dans une action d'envergure, on
pourra prévoir des évaluations à différentes
étapes. Ce sont de bons moyens de contrôle. Pour faire l'évaluation,
on reprend es objectifs de départ et on vérifie jusqu'à
quel point ils ont été atteints.
Comparer nos résultats avec notre objectif, nos attentes.
Comprendre nos erreurs et nos acquis.
Assurer la continuité de nos actions et faciliter les décisions
à venir.
Revenir sur les étapes de notre démarche et vérifier
la satisfaction de chacune des participantes.
Faciliter et stimuler l'implication du groupe dans des actions futures.
Déroulement
L'évaluation porte sur deux niveaux:
1 ) sur l'action elle-même
2) sur les personnes dans l'action
1 ) Sur l'action elle-même
Pour faciliter l'évaluation de l'action: utiliser la grille
d'évaluation A : annexe 2, page 51.
Des questions utiles
Face à l'exécution:
L'objectif de départ: a-t-il été atteint? Totalement
ou en partie?
Les moyens choisis étaient-ils cohérents avec l'objectif?
Les tâches ont-elles été bien identifiées? Bien
partagées?
Les délais étaient-ils réalistes?
Les moyens de contrôle étaient-ils efficaces?
Face au choix de la recommandation:
A-t-il été bien fait?
Notre solution était-elle réalisable?
Face à l'analyse de la situation:
La vérification de la situation a-t-elle été suffisante?
Notre connaissance de la situation était-elle vivante? Réelle?
Face à 'utilisation de a trousse: La trousse vous a-t-elle
été utile? Ses points forts, ses points faibles?
2) sur les personnes dans l'action
Cette partie de l'évaluation est faite individuellement par chaque
membre qui a participé au comité organisateur de la démarche.
Elle permet d'évaluer sa satisfaction par rapport au choix
de l'objectif, au choix de la résolution (la demande), au choix
des moyens d'action,
de leur déroulement, du partage des tâches, de leur exécution,
de leur participation.
Elle permet de réfléchir à son implication: sa
capacité d'exprimer ses malaises, ses désirs, son intérêt
face aux discussions, ses apprentissages personnels.
Pour faciliter l'évaluation des personnes dans l 'action, utiliser
La grilled'évaluation B : annexe 3, page 53.
Le suivi
Rôle de la responsable
Noter les résultats de l'évaluation au journal de bord.
Faire rapport des démarches réalisées et des résultats
obtenus à la
porteuse régionale du dossier.
Rôle de la porteuse régionale du dossier
Transmettre le bilan des actions réalisées aux membres du
conseil d'administration régional.
Rôle de la présidente régionale
Transmettre le bilan des actions réalisées dans sa région
lors d'un conseil d'administration provincial.
Pour faire progresser une demande auprès des instances décisionnelles
concernées, huit moyens d'action sont proposés. Chaque moyen
d'action est décrit selon un modèle identique: la définition,
les raisons, le déroulement, le suivi, l'évaluation.
Ce sont:
la demande écrite
la lettre ouverte aux journaux
la pétition
le point de presse
la rencontre avec les autorités décisionnelles
la présence à la période de questions des assemblées
publiques
la demande d'appuis
une activité femmes d'ici: la rencontre-échanges
Pour atteindre le résultat souhaité...
Si l'objectif n'est pas encore atteint, après avoir réalisé
un moyen d'action et procédé à son évaluation, il
est alors possible d'en choisir un 2e, un 3e,
ou plus... Il pourra être utile de reprendre un moyen d'action
déjà utilisé et de continuer ensuite avec un nouveau
moyen ou d'en entreprendre plus d'un simultanément. Ainsi, jusqu'à
ce que l'objectif fixé soit atteint ou que la recommandation choisie
ait cheminé de manière satisfaisante.
PARTIE
2
La demande écrite
La définition
C'est une lettre adressée à la personne responsable, celle
qui détient le pouvoir de répondre à notre demande. La
lettre explique nos raisons, présente nos arguments et détaille
notre demande.
Les raisons
Ce moyen sera utilisé pour transmettre une demande aux autorités.
Ce pourra être une première démarche. Au début d'une
intervention, il convient d'abord de présenter notre requête
en bonne et due forme aux autorités qui sont concernées. Ce
ne serait pas le temps d'utiliser les grands moyens comme, par exemple,
un point de presse, ni de présenter une déclaration agressive
qui placerait les autorités sur la défensive risquant ainsi
de nuire aux résultats. Il n'y a pas encore escalade dans la pression
à exercer.
Les explications
La lettre doit être adressée à la bonne personne, celle
qui détient l'autorité et le pouvoir de changer les choses:
instances décisionnelles, conseil d'administration.
La lettre comprend les parties suivantes:
présentation du sujet de l'intervention;
présentation de l'AFEAS, de son intérêt et de son
expertise dans le dossier;
description de la demande et argumentation;
On y fera valoir les besoins ressentis localement ou régionalement,
les témoignages entendus. Référer au Recueil des résolutions
adoptées lorsde l'assemblée générale de
1998, il fournira des arguments utiles.
suivi attendu de la part de la personne à qui la lettre est
adressée;
formule de remerciement et salutations.
signature
La lettre aura un plus grand impact si elle est signée par la
présidente.
• copies conformes
C'est la liste des personnes (noms et titres) concernées ou intéressées
par la demande, qui recevront une photocopie de la lettre ce qu'on appelle
une copie conforme).
Le suivi
Habituellement, le ou la destinataire de la lettre fera parvenir
un accusé réception qui nous informera du traitement
donné à la demande. S'informer, dans un délai raisonnable,
des résultats.
Si nous n'avons obtenu aucune réponse, téléphoner
à la personne à qui nous avons adressé la lettre pour
demander des explications sur le suivi donné à notre demande.
Ex.: on nous informe que notre lettre sera soumise au prochain conseil
d'administration. Il sera important de prendre ensuite des nouvelles
pour connaître la décision prise lors de cette réunion.
Lire la lettre expédiée et les réponses reçues
lors d'une réunion des membres.
Conserver une copie de la lettre dans le journal de bord. Conserver
également la correspondance reçue en guise de suivi.
PARTIE
2
L'évaluation
Est-on satisfaite de l'intervention? Indiquer les points forts et les
points
faibles.
La demande transmise a-t-elle été prise en compte?
Est-ce que l'on a obtenu ce que l'on souhaitait? Si oui, les personnes
qui
ont réalisé 'intervention méritent des félicitations
et la personne qui a
répondu à notre demande, des remerciements.
Que fait-on maintenant?
La lettre ouverte aux journaux
La définition
C'est une lettre d'opinion adressée par une personne à une
chronique d'un journal publiant les commentaires transmis par des lectrices
ou lecteurs.
Les raisons
Ce sera rarement a première démarche à effectuer. Cependant,
si une intervention par lettre ou une rencontre n'ont pas porté
fruit, la lettre ouverte aux journaux est un bon moyen pour sensibiliser
la population à un problème et alerter es autorités
visées. Elle peut très bien accompagner la recherche d'appuis
auprès d'autres organismes ou être publiée pendant que
l'on fait circuler une pétition.
Les explications
• La lettre d'opinion doit être transmise au journal avec
'identification exacte de la chronique où nous souhaitons la voir
publier (ex.: opinion libre, chronique du lecteur... .
On prendra les informations sur la journée de tombée du journal,
afin d'acheminer la lettre dans les délais souhaités.
• Elle traitera de 3 points:
la description du problème, de la situation à améliorer
la demande
les démarches réalisées et les réponses obtenues.
La lettre d'opinion pourra être la copie conforme d'une lettre
adressée à
une instance décisionnelle.
Elle doit être signée par une personne. Elle ne sera pas
publiée si elle est
transmise uniquement sous le nom d'un organisme. Elle peut cependant
être signée par la présidente, avec l'identification
de l'AFEAS (ex.: nom,
titre, AFEAS de... .
S'il y a conflit d'intérêt (ex.: à cause du travail
d'un membre de a famille)
entre a signataire de la lettre et es autorités visées, voir
à ce que la lettre soit
signée par une autre personne responsable, au nom de 'AFEAS (ex.:
nom,
responsable du comité de..., AFEAS de ...)
Ce genre de chronique n'accepte pas les communiqués de presse,
ni les
lettres transmises sur du papier identifié à un organisme.
Le suivi
Si la lettre n'est pas diffusée, s'informer auprès de la
personne responsable
de la chronique et demander sa publication.
Lire la lettre lors d'une réunion des membres.
En garder une copie dans le journal de bord et noter le ou les journaux
et
la date où elle a été publiée.
L'évaluation
Sommes-nous satisfaites de l'intervention? Indiquer les points forts
et les
points faibles.
Est-ce qu'on a obtenu les résultats que l'on souhaitait?
Que fait-on maintenant?
PARTIE
2
La pétition
La définition
C'est une feuille que l'on fait circuler afin de permettre à des
personnes de signifier, par leur signature, leur accord avec une demande
qui y est décrite.
Les raisons
La pétition permet une recherche d'appuis auprès du plus
grand nombre de personnes possible: auprès des membres de l'AFEAS,
auprès des membres d'autres organismes, des groupes de femmes,
des membres de tables de concertation, auprès de la population...
La pétition est utile pour faire valoir l'importance d'une demande,
l'existence réelle d'un besoin.
Les explications
Des règles précises doivent être respectées
relativement aux pétitions sinon, celles-ci pourront être
rejetées par les autorités interpellées. Plusieurs feuilles
de pétition peuvent circuler en même temps dans la population.
Le formulaire de la pétition (feuille 8 1/2 X 14 pouces)
1. Identification de l'organisme et texte de la demande
En haut de chaque feuille de pétition, on trouvera: le nom de
l'organisme ou des organismes qui initient la pétition, celui
de l'autorité à qui elle s'adresse, un texte bref qui résume
la situation à améliorer et présente la demande.
2. L'espace pour les signatures
Des lignes numérotées (cela facilite le décompte des
signatures recueillies) servent à inscrire les signatures.
Chaque personne doit signer son nom (pas de lettres moulées),
avec son adresse complète.
3. Les consignes de retour
En bas de chaque feuille, la date limite de retour, de même que
le nom et l'adresse de la personne responsable de la pétition (présidente
de l'AFEAS ou une autre responsable), seront indiqués afin que
les personnes sollicitées possèdent toutes es informations
pour retourner les feuilles de pétition dans les délais requis.
Le dépôt de la pétition
L'AFEAS devra prévoir ce qu'elle compte faire des appuis recueillis,
dans
quelle circonstance ces appuis seront remis aux autorités concernées.
Ex.: Le dépôt pourra être fait lors d'une assemblée
générale publique de
l'organisme (avec présence des médias), lors d'un point de
presse en
présence des autorités interpellées...
Au moment du dépôt, la présidente s'identifiera et présentera
l'AFEAS. Elle
lira ensuite la demande telle que présentée sur la pétition.
Elle fera valoir
le nombre de signatures recueillies et les déposera toutes. Elle
devra être
prête à répondre aux demandes d'explications qui
pourront lui être
adressées.
Le suivi
Après le dépôt de la pétition, on sollicitera
une rencontre pour con naître les décisions prises
suite à notre demande.
Si la décision relève d'un conseil d'administration, il
peut être utile d'intervenir auprès de personnes connues,
alliées de notre cause, qui font partie de ce conseil.
On n'hésitera pas à revenir à la charge (présence
et intervention lors de la période de questions d'un c.a. de
l'organisme interpellé, lettre ouverte aux journaux, point de
presse... tant que l'on aura pas obtenu une réponse claire.
Présenter oralement un compte rendu de l'intervention aux membres
AFEAS.
Consigner le nombre de signatures dans le journal de bord et noter
un résumé de la présentation aux autorités.
L'évaluation
Sommes-nous satisfaites de l'intervention? Indiquer les points forts
et les
points faibles.
Est-ce qu'on a obtenu les résultats que l'on souhaitait?
Que fait-on maintenant?
Le point de presse
La définition
C'est une rencontre convoquée avec les journalistes des différents
médias (journaux, radio, télévision) sur un sujet spécifique
suffisamment important pour alerter et mobiliser la population. C'est
un moyen d'intervention choc. On fait aujourd'hui des «points de
presse» plutôt que des traditionnelles conférences de
presse.
Les raisons
Une telle intervention est planifiée quand il devient nécessaire
de dénoncer publiquement une situation, pour faire connaître
des demandes ou 'absence de réaction des autorités responsables,
pour transmettre des développements, des faits intéressants
par rapport à un dossier d'intérêt public.
Les explications
La convocation
Choisir la date et l'heure en tenant compte des heures de tombées
des
médias convoqués. S'il est possible de prévoir une journée
«creuse» en
nouvelles, choisir cette journée, les chances d'être publiées
seront plus
grandes.
Le déroulement
Préparer avec soin le déroulement du point de presse. Prévoir
les étapes
suivantes et identifier qui sera responsable de ces étapes:
La présentation de 'AFEAS locale ou régionale.
La description claire du sujet que l'on veut mettre en évidence.
Ex.: Décrire l'objectif poursuivi, la situation et ses conséquences,
les démarches entreprises et l'évolution de nos interventions,
les réponses obtenues ou non, les appuis recueillis, nos intentions
futures.
• La période de questions.
Une ou des personnes identifiées à l'avance se partageront
les réponses aux questions des journalistes.
• La remise de documentation.
Communiqué de presse, dépliant de l'AFEAS, revue, bulletin
régional, texte sur la problématique, copies de lettres reçues
(que l'on accepte de publier) confirmant nos affirmations.
Ces documents pourront être remis avant le début du point
de presse, réunis dans une pochette à l'intention de chaque
journaliste.
• Le choix des porte-parole.
Elles sont identifiées à l'avance (présidente, responsable
du CPEA, porteuse régionale du dossier) et préparées
à faire leur présentation devant es journalistes. Elles doivent
intervenir clairement, calmement, avec conviction et le plus naturellement
possible. Il est important de se rappeler que toutes les déclarations
faites pourront se retrouver dans la presse. S'il y a des informations
que l'on ne veut pas dévoiler, il vaut mieux ne pas en parler.
Le suivi
Si rien n'a été publié, relancer les journalistes présents
au point de presse
pour savoir s'ils publieront un article.
Noter un compte-rendu du point de presse dans le journal de bord et
y
monter une revue de presse. Il comprendra les articles parus, les dates
de
parution, les coordonnées des émissions de radio ou télévision
qui ont
parlé de l'événement.
Présenter oralement un compte-rendu de l'intervention aux membres.
L'évaluation
Sommes-nous satisfaites de l'intervention? Indiquer es points forts
et les
points faibles.
Est-ce qu'on a obtenu les résultats que l'on souhaitait?
Le point de presse a-t-il suscité des réactions de la part
des autorités
visées? De la part d'autres groupes ou d'autres personnes?
Comment pouvons-nous utiliser ces réactions?
Que fait-on maintenant?
La rencontre avec les instances décisionnelles
Définition
C'est une rencontre planifiée pour laquelle on aura sollicité
un rendez-vous avec la personne responsable, celle qui peut répondre
à notre besoin. En prenant rendez-vous, il est important de se
présenter, de faire connaître l'objet de notre démarche.
Les raisons
Cette rencontre est au cœur de notre intervention. Elle permet
de présenter l'AFEAS locale ou régionale et l'association.
C'est l'occasion de transmettre notre demande, de faire valoir son importance,
son utilité pour la population locale et de convaincre l'autorité
de son bien-fondé. La rencontre permet d'établir un contact
plus intime, de créer des liens avec la personne rencontrée,
de prendre du temps pour faire valoir ses arguments, ce qui rend parfois
un refus plus difficile. Elle nous permet d'avoir une perception
sur la manière dont notre demande est reçue.
Elle offre aussi l'occasion de recueillir des informations pertinentes:
noms d'autres personnes à rencontrer, connaissance des procédures
à suivre.
Le déroulement
Avant la rencontre
1 . Prendre rendez-vous par téléphone: date (prévoir
plusieurs dates), heure, endroit, temps alloué au rendez-vous.
Préciser le sujet qui sera discuté.
Dès l'obtention du rendez-vous, confirmer par lettre avec envoi
de documentation (recueil des résolutions, mémoire, ou autre...)
ou l'apporter avec soi. Porter une attention particulière à
toute la correspondance: sa qualité dénote le sérieux
du groupe.
Préparer la rencontre afin de défendre notre position
d'une façon claire, précise et articulée.
L'argumentation
présenter la situation et ses inconvénients;
prévoir des arguments pour réfuter les objections;
être conscientes des frais entraînés par nos demandes,
ne pas les passer sous silence, faire ressortir les avantages;
établir la liste des appuis reçus;
préparer la documentation à remettre: pochette, dépliant,
revue, bulletin régional, réalisations locales ou régionales,
documents reliés à la problématique.
Les porte-parole
2 ou 3 personnes, leaders compétentes (présidente, responsable
du comité, membre qui connaît la personne à rencontrer).
Les personnes doivent se sentir à l'aise, être déterminées,
convaincues et convaincantes.
Pendant la rencontre
Être à l'heure. Présenter es personnes. Remettre
la documentation.
Présenter notre demande et les raisons qui la motivent.
Pendant la discussion, faire valoir notre expertise: les travaux de
'association, les témoignages entendus, les besoins ressentis
par nos membres et par la population, les appuis reçus. Utiliser
l'argumentation qui a été préparée.
Chercher un accord sur des points précis, être positive.
Attention aux digressions: rester dans le sujet, charger une membre
de revenir à nos priorités.
Écouter les propos, répondre aux questions. Si on ignore
une réponse, le dire et proposer de transmettre ultérieurement
un document de l'AFEAS.
Convenir d'un retour pour connaître le suivi que a personne
entend donner à notre demande, dans un délai raisonnable.
Le suivi
Répondre rapidement aux demandes exprimées par la personne
rencontrée: documentation, information additionnelle, etc.
Lui transmettre toutes les informations qui pourraient être utiles.
S'il y a eu des engagements pris, vérifier leur réalisation.
Remercier la personne en rappelant la date de la rencontre, les personnes
présentes, 'objet et un résumé de l'évolution du
dossier. En conserver une copie dans son journal de bord.
Selon la pertinence, transmettre un compte-rendu aux journaux (par
une lettre ouverte). Présenter oralement un compte rendu de l'intervention
aux membres.
L'évaluation
Notre recommandation a-t-elle été bien reçue de a part
des personnes
rencontrées?
Sommes-nous satisfaites de l'intervention? Indiquer es points forts
et les
points faibles.
A-t-on obtenu les résultats souhaités?
Que fait-on maintenant?
Intervention lors d'une assemblée publique(période
de questions)
La définition
Les organismes publics, comme la régie régionale de la santé
et des services sociaux (RRSSS), le CLSC, les centres hospitaliers,
les centres de soins longue durée, etc., tiennent des conseils
d'administration ou des assemblées générales qui peuvent
être publics. Ainsi, tous les conseils d'administration de la régie
sont publics. Vérifier auprès des autres instances la tenue
et les dates de ces rencontres. Il est possible pour les personnes présentes
dans a salle d'intervenir à l'item de l'ordre du jour réservé
à la période de questions.
Les raisons
Les interventions faites pendant la période de questions permettent
de sensibiliser les membres du conseil d'administration de l'organisme,
de même que les personnes présentes dans l'assistance, à
notre demande. Elles peuvent soutenir une ou un membre du conseil
d'administration favorable à notre cause. Elles peuvent également
avoir un impact dans la population si les médias sont présents.
Une telle démarche pourra en compléter une autre, demeurée
sans suite. C'est une intervention qui permettra de se faire connaître.
Les explications
Avant la rencontre
S'informer sur les dates et les heures des conseils d'administration
où l'on veut intervenir.
S'informer des procédures à suivre pour inscrire son intervention
(soit à l'avance ou sur place, au moment de l'adoption de l'ordre
du jour... de même que sur a période de temps allouée.
Prévenir à l'avance la représentante du siège
«femme» ou du siège «clientèle», ou
une autre personne du c.a. qui appuie notre démarche afin qu'elle
puisse préparer des questions qui nous seront favorables.
Choisir une porte-parole et inviter des membres à être
présentes dans la salle.
L'intervention
Se présenter et présenter l'AFEAS
Expliquer clairement notre demande, rappeler es démarches antérieures
s'il y a lieu, faire part des appuis reçus.
Répondre aux questions en faisant valoir nos arguments. L'intervention
sera faite calmement, simplement et avec conviction en respectant
les délais fixés.
Remettre de la documentation texte de l'intervention, dépliant
sur l'AFEAS, exemplaire de revue, résumé de la problématique,
résolutions
de l'AFEAS).
Le suivi
S'informer auprès de la présidente ou du président des
décisions prises suite à notre intervention. Recueillir des
informations auprès des membres
de ce conseil que nous connaissons.
Demander le procès-verbal de la rencontre.
Transmettre les résultats obtenus aux organismes ou personnes
qui nous ont
accordé leur appui.
Présenter oralement un compte rendu de l'intervention aux membres.
Noter un compte rendu de la rencontre dans le journal de bord.
L'évaluation
La demande a-t-elle été considérée par les personnes
à qui elle a été
présentée?
Sommes-nous satisfaites de 'intervention? Indiquer les points forts
et les
points faibles.
A-t-on obtenu es résultats souhaités?
Que fait-on maintenant?
La demande d'appuis
La définition
Elle consiste en une démarche pour recueillir 'appui d'autres
organismes à notre demande. Ces appuis renforceront nos interventions
auprès des autorités interpellées.
Les raisons
Les appuis recueillis donneront du poids à notre demande. Ils
feront déborder la recommandation de l'AFEAS à un besoin
ressenti par un plus grand nombre de personnes dans la population. Ils
permettront de traduire la pertinence du besoin à combler.
Cette démarche permet de garder le leadership dans un dossier,
de rallier les autres organismes à notre cause. Elle permet de
créer des liens entre les organismes du milieu, d'augmenter la
solidarité. Elle favorisait les échanges d'expertises sur
des dossiers et la collaboration. Elle fait connaître l'AFEAS,
ses réalisations, son rôle actif face aux changements.
Les explications
a) Le choix des destinataires
Les groupes de femmes, les groupes touchés par la problématique
et le plus grand nombre possible de groupes du milieu (femmes et hommes)
de même que des individus s'il y a lieu. Le sujet s'y prête,
toute la population peut être concernée par le virage ambulatoire
et les responsabilités confiées aux aidantes.
Une évaluation préalable doit être faite. Il est inutile
de perdre du temps à solliciter des organismes qui s'opposent à
notre point de vue. Par contre il pourra être utile de communiquer
avec un organisme dont on évalue mal la position, après lui
avoir fait parvenir la demande écrite. Il sera alors possible d'expliquer
plus en détail 'importance de notre demande, de faire valoir les
besoins, de convaincre avec nos arguments. Certains pourront donner
leur appui sur un aspect seulement de a question. Il est nécessaire
alors de respecter leurs consignes.
b) La demande
Elle doit être formulée clairement, par écrit, de même
que l'utilisation qui sera faite de l'appui recueilli.
On y trouvera toutes les coordonnées utiles pour le retour des
appuis accordés: nom de la présidente de l'AFEAS, adresse.
Un numéro de téléphone pourra être fourni
pour répondre à tout besoin d'information relativement
à notre demande.
Selon notre choix, les appuis pourront être retournés à
l'AFEAS qui en disposera ou la lettre d'appui pourra être
expédiée directement à 'autorité visée. Dans
ce cas, i est difficile de savoir le nombre d'appuis accordés.
Idéalement, un modèle de lettre est fourni sur lequel l'organisme
sollicité n'a plus qu'à apposer sa signature.
c) Le ou la destinataire
La demande sera adressée à la présidente ou au président
d'un organisme. Il est important de ne pas se contenter de l'expédier
à une personne connue
ou en poste dans cet organisme. La demande est officielle et doit
être traitée selon les procédures officielles de cet
organisme: par le conseil exécutif, le conseil d'administration
ou autres.
Le suivi
Une fois les appuis en main, il faudra procéder à leur utilisation
selon les procédures déjà définies dans la demande
d'appui. Il est important de s'y conformer sinon l'AFEAS risquerait
d'y perdre sa crédibilité. Transmettre les résultats
obtenus aux organismes qui nous ont accordé leur appui. Présenter
oralement un compte rendu de l'intervention aux membres. Noter un compte
rendu de la rencontre dans le journal de bord.
L'évaluation
Notre intervention, renforcée par les appuis recueillis, a-t-elle
été considérée
par les personnes à qui elle a été présentée?
Sommes-nous satisfaites de l'intervention? Indiquer les points forts
et les
points faibles.
A-t-on obtenu les résultats souhaités?
Que fait-on maintenant?
Activité FEMMES D'ICI: la rencontre-échanges
(Cette activité est décrite dans le Dossier d'étude
AFEAS 1999-2000, Laforce de l'action!
La définition
La rencontre-échanges est idéale pour la tenue d'une activité
Femme d'ici. Elle consiste en une rencontre publique à laquelle
seront invités des aidantes et aidants, des intervenantes et intervenants
du réseau de la santé et des services sociaux, des représentantes
et représentants des groupes communautaires et la population. La
rencontre proposée reprend le modèle des rencontres publiques
tenues à Montmagny et St-Jérôme, en juin 1998, dans le
cadre des projets pilote.
La rencontre a une durée de deux heures trente. Elles est suivie
d'une pause santé pendant laquelle es personnes présentes
peuvent visiter des kiosques.
Les raisons
Mettre en présence aidantes et aidants, intervenantes et intervenants
du réseau de la santé en vue d'échanger sur les besoins
des aidantes et trouver des solutions pour améliorer la situation.
Le déroulement
Un guide de préparation de la rencontre-échanges est offert
dans le dossier d'étude AFEAS 1999-2000 La force de l'action!
Vous y trouverez:
Le déroulement de la rencontre
Les informations relatives à son organisation
l'objectif
la durée
les personnes-ressources
la prise de note
les invitations avec modèles de lettres)
les kiosques
la presse (avec modèle de communiqué de presse
Le suivi
Les engagements mis de l'avant par les intervenantes et intervenants
du
réseau seront relevés et un suivi devra être donné.
Monter un dossier de presse avec les articles parus.
Présenter oralement un compte rendu de l'intervention aux membres.
joindre au journal de bord les notes prises pendant la rencontre, de
même
que le nombre de personnes présentes et le suivi qui sera fait.
L'évaluation
Une évaluation sera faite avec les membres du comité organisateur
de la rencontre en regard de l'objectif visé, des échéances,
du partage des responsabilités, du déroulement, de la participation,
du guide de préparation... Indiquer les points forts et es
points faibles. Sommes-nous satisfaites des résultats obtenus,
de la progression de notre demande? Que fait-on maintenant?
ut: Inscrire les coordonnées des instances décisionnelles
visées par la démarche.
Inscrire les notes, commentaires qui constitueront un compte rendu
de l'action.
Conserver les documents utiles. Faciliter l'évaluation et faire
rapport à la porteuse régionale du dossier.
Le journal de bord comprend deux parties:
la connaissance du milieu
les notes et les documents pertinents
Connaissance du milieu
(Penser à Communication-Québec pour obtenir ces informations!)
Les instances décisionnelles visées par la démarche
Les instances en santé et services sociaux:
La Régie régionale de la santé et des services sociaux
Le Centre local des services communautaires (CLSC)
Le Centre hospitalier
Les autres établissements de santé: ex.: centres de soins
longue durée
Pour chacune de ces instances, inscrire:
Nom, adresse de la présidente ou du président
Nom, adresse de la directrice générale ou du directeur
général
Nom, adresse de la représentante du siège «femmes»
au conseil d'administration
Nom, adresse de la représentante ou du représentant du
siège «clientèle» au conseil d'administration
Les médias
Identifier les coordonnées utiles à a démarche:
• Noms, adresses des journaux
Identification des journalistes, du jour et de l'heure de tombée,
le nom des chroniques de lettres ouvertes.
• Noms, adresses des postes de radio et télévision
Identification des titres des émissions utiles, le jour et l'heure
de diffusion.
Les organismes communautaires
Identifier les organismes qui pourront vous appuyer:
Noms, adresses des présidentes des groupes de femmes,
Noms, adresses des présidentes, présidents des groupes
mixtes
Noms, adresses des présidentes, présidents des groupes
qui interviennent en santé: santé mentale, transport des
malades, etc.
(Penser aux tables de concertation pour faire circuler de l'information
comme une demande d'appui, une pétition, une invitation. Les responsables
de ces tables accepteront de le faire verbalement, lors d'une rencontre,
ou, par courrier, en même temps que l'expédition de leur propre
correspondance).
PARTIE
3
Notes et documents pertinents
Dans cette partie, noter la recommandation priorisée et votre
objectif spécifique.
Au fil de votre action, inscrire les démarches réalisées,
les principales informations recueillies, es résultats obtenus,
le nombre d'appuis reçus ou de signatures recueillies, etc.
Conserver les copies de lettres expédiées ou reçues,
pétition, communiqué de presse, articles de journaux, etc.
AFEAS, Revue Femmes d'ici, Virage ambulatoire: pas un cadeau pour
lesfemmes, Lydia Turcotte, éditorial, octobre 1995.
AFEAS, Dossier, Virage, attention à l'impact, Michelle
Houle-Ouellet, 1997-1998.
Condition féminine Canada, Qui donnera les soins? Les incidences
duvirage ambulatoire et des mesures d'économie sociale
sur les femmes duQuébec, AFEAS, Côté, Gagnon,
Gilbert, Guberman, Saillant, Thivierge, Tremblay, mars 1998.
AFEAS, revue Femmes d'ici, Effets du virage ambulatoire, octobre
1997.
AFEAS, revue Femmes d'ici, Plan d'action de l'AFEAS, Lise Tremblay,
chronique action, février 1998.
AFEAS, dépliant, Virage... attention à l'impact, mai
1998.
AFEAS, Dossier, Virage... des enjeux à négocier, Michelle
Houle-Ouellet, 1998-1999.
AFEAS, revue Femmes d'ici, Résolutions adoptées,
Lise Tremblay, chronique action, octobre 1998.
AFEAS, Recommandations de l'AFEAS concernant le virage ambulatoire,
décembre 1998.
AFEAS, revue Femmes d'ici, Virage ambulatoire à bout de souffle,
Lydia Turcotte, éditorial, décembre 1998.
AFEAS, revue Femmes d'ici, Où en sommes-nous?,
Lise Tremblay, chronique action, février 1999.
AFEAS, revue Femmes d'ici, Les aidantes crient à l'aide,
Michelle Houle-Ouellet, février 1 999.
AFEAS, revue Femmes d'ici, Virage ambulatoire, c'est le temps d'agir,
Lise Tremblay, chronique action, juin 1999.